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Pierre Labelle, Jean Beaulne & René Angélil.

Aujourd’hui, on rend hommage à un géant du showbizz québécois, un pisteur, un gérant d’artiste au flair peu commun. René Angélil incarnait tout ça. Il est décédé le 14 janvier dernier à l’âge de 73 ans, laissant derrière lui un imposant curriculum. L’artiste, le chanteur et fantaisiste, avait gagné en assurance et en expérience avant de croiser le chemin d’une jeune Céline Dion. Au sein du trio Les Baronets, il marquera le Yéyé en adaptant notamment plusieurs tubes des Beatles dès 1964 pour le public québécois. On le remarquera aussi dans moult émissions télévisées, films (Après-Ski, L’apparition) et revues musicales au courant des années 60 et au début des années 70.

C’est donc en chansons que nous célébrons aujourd’hui ce touche-à-tout du spectacle en parcourant les 4 albums officiels et la trentaine de 45 tours publiés par le légendaire trio tout en revisitant leur album anglophone inédit de 1965. On ne saurait non plus négliger les dernières oeuvres sur disque du duo qu’Angélil formait avec quelques comédiens ou son comparse Pierre Labelle, des chansons qui révèlent par moments une sensibilité à fleur de peau plutôt méconnue chez l’interprète. Merci aux collaborateurs Normand Daoust, Robert Thérien, Éric & Sylvain du site Le Parolier, Roland Lachance (photographe) et aux musiciens proches d’Angélil qui ont contribués quelques documents et anecdotes.

Salut René Angélil!

J’ai aussi pensé partager avec vous une performance des Baronets de 1965, enregistrée lors d’un spectacle à la Comédie Canadienne. Sous la direction de l’orchestrateur Georges Tremblay, Les Baronets revisitent une chanson de Gilbert Bécaud tout en prenant quelques libertés… Plaisir contagieux!

René Angélil & Pierre Labelle – Extrait du film Après-Ski (1970)

René Angelil – Tout l’monde m’aime (Nobel; 1971)

Version studio de ce rap sur fond de rock, uniquement publiée sur le 45 tours accompagnant la revue musicale La belle amanchure.

(Photo Vedettes, 15 août 1964)

Dominique Michel, Tony Roman, Pierre Labelle, Jean Beaulne, René Angélil & Robert Demontigny (Photo Vedettes, 15 août 1964)

Les Baronets – Johanne (Franco; septembre 1962)

Premier simple du trio, écrit dans l’autobus et enregistré prestement dans une cabine où pour quelques dollars on pouvait graver en direct une acétate pour emporter. Les Baronets présentent peu de temps après la chanson à Pierre Nolès qui leur arrange une nouvelle version, enregistrée dès le lendemain. Ce sera leur tout premier succès avant que la Beatlemanie gagne le coeur de nos interprètes.

Les Baronets – Est-ce que tu m’aimes (Franco; septembre 1964)

Le sixième simple des Baronets, une adaptation fracassante de Do you love me du groupe The Contours.

Les Baronets – Publicité pour la bière Dow

Les Nouveaux Baronets (1966-1967)

Les Nouveaux Baronets

Les Baronets – Je suis seul (Trans-Canada; juin 1967)

Une étonnante version de What is soul de l’américain Ben E. King.

Les Nouveaux Baronets – Non Non Non (Trans-Canada; 1966)

Composition originale des orchestrateurs Pierre Nolès et Roger Pilon pour la seconde mouture du groupe évoluant temporairement sans Beaulne. Le bassiste Jean-Guy Chapados le remplace pour quelques mois entre 1966 et 1967.

Les Nouveaux Baronets – Ce n’est qu’un aurevoir (Trans-Canada; 1966)

On ressent toujours l’influence newyorkaise des compositeurs Bob Crewe et Bob Gaudio sur les choix de Labelle & Angélil. Cette chanson empruntée aux Everly Brothers serait le dernier de trois simples pour cette brève mouture.

Magazine Dis-Q-Ton, avril 1965.

Magazine Dis-Q-Ton, avril 1965.

Extrait de notre entrevue avec Jean Beaulne

Découvrez l’album anglophone inédit des Baronets de 1965, révélé en décembre dernier dans le cadre de notre entrevue avec l’ex-Baronets. Les deux enregistrements suivants sont extrait de ces sessions newyorkaises.

The Baronets – That’s the way love happens (Vee-Jay; 1965)

The Baronets – Who can I talk to about you (Vee-Jay; 1965)

Céline Dion – Dans la main d’un magicien (1985)

Cette chanson (aussi disponible en anglais) est tirée de la bande originale du Conte pour tous de 1985 Opération beurre de pinotte, composée par le montréalais Lewis Furey. Une belle rareté au catalogue de la prolifique chanteuse!

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Photo de Roland Lachance, annotée par Jaque Crevier (1970).

labelle&angelil1Labelle & Angelil – Les filles (Nobel; 1970)

C’est composition de Jaque Crevier s’impose comme l’une des plus charmantes chansons sur la puberté. Tout à coup, elles sont plus belles: Nathalie, Loulou, Gisèle…

Labelle & Angelil – Il était une fois (Nobel; 1970)

Labelle & Angelil – Le boss de rien

Labelle & Angelil – Alléluia (Nobel/Mucho Gusto; 1970/2012)

Le meilleur moment de l’album Labelle & Angélil! Ce titre fut inclu sur la compilation Résurrection! – Rock chrétien et messes rythmées québécoises des disques Mcho Gusto. Dieu, personnifié par Angélil, accueille au ciel le personnage simplet de Pierre Labelle en le rassurant: Y’a toujours d’la place pour un québécois au paradis!

Labelle & Angelil – J’ai un side-line payant (Nobel; 1971?)

Le dernier simple du tandem (?) est plutôt accrocheur et raconte l’histoire d’un petit cambrioleur qui s’arrange pour survivre.

La Belle Amanchure: Françoise Lemieux, René Angélil, Clémence Desrochers & Pierre Labelle (1970).

La Belle Amanchure: Françoise Lemieux, René Angélil, Clémence Desrochers & Pierre Labelle (1970).

René Angélil & Françoise Lemieux – Chanson de fin d’après-midi (1970)

Extrait de la revue musicale La belle amanchure, montée à Montréal en pleine Crise d’octobre 1970.

Les Baronets – Sympathie (Nobel; 1970)

Une adaptation de Sympathy par le groupe américain Rare Bird.

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4 Commentaires

“Ce n’est qu’un aurevoir” est plutôt emprunté aux Four Seasons de Bob Crewe (“Bye Bye Baby”).

Encore mieux! Merci de la précision.

Bonjour Sébastien,

Très bel hommage à René Angelil. J’ai remarqué un certain Peter Leitch sur une des photos. J’ai suivi des cours de guitare jazz au camp musical du Domaine Forget de 1994 à 1998 avec Peter Leitch. Je savais qu’il avait fait du studio à Montréal dans les années 60 et 70, il m’avait même confié qu’il avait accompagné la chanteuse Karo et qu’il avait été musicien dans l’ émission de Jacques Boulanger (Boubou dans l’métro). C’est spécial de le voir aussi jeune avec Tony Roman. Aujourd’hui Peter Leitch est musicien de jazz à New York depuis 1981, il a un appartement dans Greenwich Village. Voici son site web: http://www.peterleitch.com/

Bonjour et merci Gilles!

Intéressant! J’avais oublié la connexion avec Karo, qu’elle aborde si je ne m’abuse dans son autobiographie. Un autre musicien m’a aussi confié que Leitch jouait déjà dans un petit groupe jazz à la fin des années 60, en fait au Jazz & Café de Val-David.

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