AFFICHE_MONDO_MONDORMondor_SebastienIl chantait la violence et l’horreur, se présentait pendu sur scène, s’abreuvait de vos peurs et endisquait votre haine! Aujourd’hui, 2 novembre (Fête des Morts), on a le privilège de s’entretenir avec Serge Mondor, le chansonnier du macabre qui sidéra son public durant les années 60-70. Si Mondor affichait occasionnellement un côté tendre en valsant avec la chanson et la pop, aucun autre artiste ne pouvait toutefois se vanter d’offrir un tour de chant puisant aussi allègrement dans les histoires de meurtres, d’occulte, de débauche et de crimes audieux. Il capta même l’attentiopn de Jean-Pierre Ferland qui le parainnera, signant les notes de son unique album et lui composant quelques chansons inédites au passage. Pas mal pour un artiste que la presse artistique se plaisait à qualifier sans gêne de machiavélique, monstrueux et diabolique… Chose certaine, c’est un entertainer fort sympathique et généreux qui m’a ouvert sa porte cet été pour me jaser du passé. Découvrez maintenant son étonnant parcours, entre ses quelques enregistrements (un album et deux 45 tours) et ses performances scéniques à glacer le sang! Bonne écoute!

Le 13 janvier 1966, Mondor en était déjà à son second passage à La boîte à Chanson de Jeunesse Oblige, le segment animé par le chansonnier à succès Jean-Pierre Ferland. Ce dernier présentait alors ses découvertes pour l’année à venir, de nouveaux visages forts prometeurs tels Georges Casavant, Mondor et un jeune Claude Dubois dans ce qui pourrait bien être une de ses toutes premières apparitions télévisées. Ouvrez grand les yeux! Je tiens à remercier Serge Mondor pour toutes les photographies ainsi que ce précieux document et Martin Lamontagne pour la numérisation.

MONDOR_pendu copy

Mondor, arrivant suspendu et… pendu sur scène!

Extraits bonus:

Serge Mondor partage la scène avec Pauline Julien, le 5 décembre 1969 (source: BAnQ).

Serge Mondor partage la scène avec Pauline Julien, le 5 décembre 1969 (source: BAnQ).

Mondor, vers 1970.

Mondor, vers 1970.

Serge Mondor durant les années 70.

Serge Mondor durant les années 70.

Première photo promotionnelle de Mondor alors qu'il chantait pour le groupe Les Spoutniks (de Joliette).

Première photo promotionnelle de Mondor alors qu’il chantait pour le groupe Les Spoutniks (de Joliette).

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10 Commentaires

Très bonne entrevue avec Serge Mondor. Interprétation remarquable de chansons qui auraient mérité une plus grande écoute. Ses spectacles joignaient humour et imitations avec intelligence.
Continuez à être serein (sagesse ou vieillesse) ?

Bravo pour cette entrevue. Le Québec aurait gagné à mieux connaître Serge Mondor, ce brillant artiste hors norme. J’ai moi-même appris, un peu tard… à mieux le connaître grâce à ce moment d’anthologie.

Merci Messieurs. Je transmettrai le tout à Serge Mondor.

Il n’est jamais trop tard pour actualiser notre passé, n’est-ce pas? ; )

Macabre !!! machiavelique, monstrueux, diabolique!!
Vraiment? Quel Humour!
Bravo pour l’interview

Merci d’avoir fait sortir ces squelettes de ton placard afin de nous faire découvrir celui qui se cache bien au fond de l’artiste que je croyais connaître et découvert en 1996. Dans les années ’60 tu composais ,écrivais et interprétais tes textes dans un état d’esprit machiavélique (excellent acteur) certainement pas pour séduire! Alors, dis-moi à quel moment as-tu commençé à jouer de la guitare et devenir celui que je connais? Je suis certaine qu’il y en a encore plusieurs autres squelettes à dévoiler. J’attends la suite!

Bravo pour cette entrevue avec ce fascinant personnage ! Je me souviens l’avoir vu au début des années ’80 en spectacle dans le Vieux Montréal. Grand, sombre, et mystérieux ! Je me rappelle encore de son interprétation de “La Java des Hommes Grenouilles” !! 🙂

Merci pour cette intéressante entrevue. J’ai eu la chance de voir Mondor à quelques reprises à Rimouski, au début des années ’80, et il me fascinait à chaque fois. Il faut dire que son interprétation de `M. William`était sidérante : j’étais rivé sur ma chaise. Par sa présence et son talent, il m’a fait découvrir plusieurs belles chansons françaises, de L’HOMME À LA MOTO (Piaf) à LÉO (Croisille). Encore aujourd’hui, je ne peux entendre ces chansons sans le revoir sur scène, aves ses deux musiciens-accompagnateurs-pince-sans-rire.

J’adore ces témoignages; merci pour votre commentaire.
Comme vous êtes de Rimouski, je vous recommande cette autre lecture: http://www.mondopq.com/les-fanatiques-la-ou-nous-allons-le-jour-ou-tu-reviendras-plaza-pl-6008-1966/

J’ai aimé cette entrevue. J’ai connu Serge Mondor au début des années 70, au Créneau à Québec. J’aimais beaucoup ses chansons et son style; il ne m’a jamais fait peur.
Je pensais à lui ce w.e. et je me suis dit: tiens tape son nom sur internet pour voir ce que ça va donner et je suis tombée sur l’entrevue. Que de bons souvenirs.

Merci Denyse pour votre commentaire! Quel privilège d’avoir pu recevoir M. Mondor en studio…

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