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Votre animateur en compagnie des Hou-Lops au Musée du Rock'n'Roll.

Votre animateur en compagnie des Hou-Lops au Musée du Rock’n’Roll.

Avec l’exposition Révolution Rock! 1964-1968 organisée par le Musée du Rock’n’Roll qui tire à sa fin, j’ai eu envie de vous gaver d’une heure de 45 tours méconnus du Yé-yé! En effet chers mélomanes, notez que vous avez jusqu’au 29 mars 2015 pour visiter cette exposition qui cible quelques 150 artistes -rien de moins!- ayant contribué à la mania qui déferlait sur la scène québécoise des années 60. Venez vous rinser l’oeil sur des centaines de rares artéfacts exposés pour la première fois, taper du pied au son des groupes les plus influents d’ici et, qui sait, rencontrer une de vos idoles!

Le Musée intronisait récemment au Panthéon du Rock’n’Roll Les Hou-Lops en compagnie d’une foule compacte! On répètera l’exercice dans les prochains jours avec un hommage à titre posthume au producteur/chanteur/musicien Tony Roman (22 mars) puis ce sera le tour d’une de la formation Les Lutins en compagnie de quelques membres originaux. Boudez pas votre plaisir!

Si entre temps vous pouvez nous aider à identifier les musiciens des groupes The Velvets, Les Valliants ou Robert Kirouac & ses musiciens, contactez-nous! Bonne écoute!

Jenny Rock – Yé-yé partout (Sélect; 1965)

7e simple de la chanteuse, en vérité une rockeuse devenue rapidement l’égérie du Yéyé québécois suivant le succès de Douliou Douliou St-Tropez (son précédant simple). Composition d’Elizabeth Daniel & Paul Baillargeon, incluse sur l’album Jenny Rock Volume 3, mais jamais réédité depuis!

The Fabulous Vikings avec Bill Gagnon (à droite) en 1963.

The Fabulous Vikings avec Bill Gagnon (à droite) en 1963.

Les Assassins – Si tu veux danser (Stop; 1966)

Deuxième et dernier simple pour le groupe de Québec qui incluait Gilles Bolduc, Richard Belley, Gilles Blackburn & André Tremblay. Connue auparavant sous le nom Les Maraudeurs, la formation se rebaptise Les Assassins pour l’enregistrement de leur premier 45 tours. Celui-ci, leur second et dernier, est produit par Pierre Labelle (Les Baronets). Leurs deux 45 tours offrent chacun une composition attribuée au groupe en face B, plus upbeat que leurs face A.

Les Contacts – Je sais (Cordy; 1966)

Nous n’avions que très peu d’information à propos de ces musiciens… jusqu’à ce que le bassiste Bill Gagnon me contacte à ce sujet et précise l’histoire du groupe.

Le groupe débute vers 1965-1966 et était formé de Claude Aubin (chanteur), Marcel Huot (batterie), Pierre Nadeau (2e organiste), Henri Huckle (guitariste), Gery Labelle (saxophoniste) & Bill Gagnon (bassiste). Leur nom s’inspire d’une coupe de cheveux macho du temps qu’on appelait «la coupe contac». En quittant la formation Jimmy Paris and the fabulous Vikings, Gagnon fonde un autre groupe, sans nom, avec un batteur/chanteur du nom de Claude Aubin qui s’adonnait aussi à composer. Leur groupe fut engagé dans un club tenu par la mafia à Pointe St-Charles où le patron eut tôt fait de les remarquer. Il les présenta à l’impressario Ben Kaye qui leur a tous fait signer un contrat… à vie! Il les a par la suite présenté au producteur Michel Cordy. Après l’enregistrement de leur 45 tours chez Stéréo Sound à Montréal en présence des Soeurs Gallants aux choeurs, Les Contacts effectuent plusieurs spectacles entre Montréal et St-Gabriel de Brandon. C’est à ce moment que Marcel Huot se joint à eux et qu’Aubin devient le chanteur officiel du groupe. À la fin de ce contrat estival, Pierre Nadeau et Raynald Montemiglio sont approchés en vue d’une tournée en province.

Merci Bill Gagnon! On a depuis contacté d’autres membres des Contacts et on ne manquera pas de revenir sur ce groupe dans une future émission.

jacquesmichel1966aClaude & les Parasites – Tout ira très bien (Jeunesse Franco; 1965)

Groupe de Montmagny (Chaudièere-Apallaches) avec Jean-Claude Lavoie, Roger Lévesque, Raymond Pétrie & Yves « Chubby » Labonté. Leur unique simple de 1965 offre une relecture de « Tout ira très bien », popularisé ici par Les Hou-Lops et à l’origine… par le groupe anglais Gerry & the Pacemakers. Écoutez-moi ce tambourin!

Jacques Michel – Pas de chance (Apex; 1966)

Un acteur insoupçonné du Yéyé! Accompagné par Pierre Nolès et son orchestre, Michel qui avait pourtant contribué au Yéyé en signant quelques chansons pour les Jeun’Airs ou Les Lutins par exemple… se voit déjà comme un croulant lorsqu’il essaie de danser!

Denis Monaham & Les Valiants – Pourquoi (Disques Écho; 18 octobre 1965)

Un des quatre 45 tours répertoriés à ce jour sur étiquette Écho où le groupe accompagne une série de chanteurs: Monaham, Ronald Jean & Manon Désy. On y retrouve aussi le groupe Les 4 Voix, sans l’implication des Valliants. Selon Pierre Perpall, c’était l’une des rares formations « blanches » locale à fouler régulièrement la scène de l’Esquire Show Bar. Si vous avez des informations à leur sujet et pouvez nous aider à identifier les membres du groupe, contactez-nous.

The Velvets – Jenny Jenny Jenny (Olympia; 1965)

Aucune information sur cette formation qui ne grava que cet unique simple, assez énergique merci. Jenny Jenny Jenny est créditée à J. Fontaine, L. Longpré & Ls. Vitale (aidez-nous à les retracer!), mais on sait déjà qu’il s’agit d’une relecture de la pièce Jenny, Jenny de Little Richards.

R-5758600-1401850108-9302.jpegPUBLICITÉ – Banque Provinciale – Mission Mieux-Vivre (197?)

Merci à Benjamin pour cette découverte: un 45 tours (une face seulement) accompagnant une campagne promotionnelle pour convaincre les épargnants en impliquant les employés de la Banque Provinciale tels des espions du MI6… On se demande bien qui interprétait la trame musicale entendu en sourdine..?

Bartholomew Plus Three – You’re not there (Quality; 1965)

Une des formation les plus populaires de la scène anglo-québécoise, souvent reléguée à l’arrière des Haunted, Rabble ou MG & the Escorts. Le groupe de Montréal a néanmoins gravé cinq 45 tours entre 1965 et 1967, You’re not there étant la face B de leur premier sur Quality. Le groupe incluait les musiciens Gary Ship (orgue, chant), Georges Gardos (basse), Barry “Bartholomew” Albert (guitares) et Lawrence « Corky » Laing (batterie). Barry Albert serait dès 1968 de la première mouture du groupe Life.

Bartholomew Plus Three & The Rolling Stones, au Forum de Montréal en 1965.

Bartholomew Plus Three & The Rolling Stones, au Forum de Montréal en 1965. Collection Marc Denis.

Georges Laflèche & Les Bops – The Montreal World’s Fair Song (1967)

Après deux simples pour l’étiquette Kébec puis Niagara, le groupe de Plessisville collabora avec le chanteur Georges Laflèche pour cet ultime 45 tours, uniquement disponible à l’Exposition Universelle de Montréal en 1967. Cette hymne promotionnel avec juste ce qu’il faut de mordant a été produit par nul autre que Tony Roman.

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Christine et ses copains – À 16 ans (Élysée; 1967)

Groupe de Montréal autrefois connu sous le nom Les Riches, formé de Pierre (chant, guitare), François (guitare rythmique), Gilles (guitare basse) et Michel (batterie). Se joint ensuite à eux la jeune chanteuse Christine Martin (soeur de Marty Hill aka Martin Martin), alors âgée de 14 ans. Le groupe publia deux simples pour Élysée avant que sa chanteuse n’entâme une brève carrière solo.

The Baronets – That’s the way love happens (Vee-Jay; 1965)

Ce simple est le résultat d’une visite à New York à l’été 1965. Suivant le succès de leurs premiers simples, on tenta le marché américain en signant le trio chez Vee-Jay pour cet unique 45 tours en anglais avec un nouvel accompagnement pour Mine all mine (Je suis fou) et cette exclusivité au catalogue des Baronets…

Robert Kirouac et ses musiciens – Na Na Na (Kébec; 1965)

Robert Kirouac et ses musiciens – Quand on est amoureux (Kébec; 1965)

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2 Commentaires

J’ai bien apprécié ce segment de votre chronique! J’ai découvert beaucoup de choses! Merci!

Merci M. Boucher!

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