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Morphus: Frank Dodman, Serge Fiori, Réal Desrosiers & Andy Harvey.

Cette semaine, nous revenons sur quelques-unes des réalisations marquantes de la carrière de Serge Fiori avant que celui-ci ne forme son légendaire groupe. Nous explorons ensuite quelques artistes empruntant les sillons déjà tracés par Harmonium avant d’incanter le soleil par une pop aussi chaleureuse qu’originale. Torride! Bonne écoute!

Les photos de Danielle Charest et du groupe L’impact sont extraites de la page Facebook Hommage aux Orchestres de Drummondville, une fascinante initiative de Serge Paquin. La photo de Morphus est tirée de la biographie de Louise Thériault, S’enlever du chemin (Édition Cram; 2013).

Céline & Andrée – Pardon, pardonne-moi (Caravelle; 1968)

Généreuse contribution de l’ami Jean-Baptiste, disquaire/DJ de Québec. Production méconnue de Martin Martin (aka Marty Hill, jeune prodige montréalais) sur la minuscule étiquette Caravelle. Qui êtes-vous mesdames? Écrivez-nous!

Les Comtes Harbourg – Jeune fille de couvent (Franco-Élite; 1968)

Rare et unique premier simple du groupe composé de Serge Fiori et de quelques amis qui demeurent à être identifiés… Pressage initial plutôt limité: une 20aine d’exemplaires auraient survécu, selon la récente biographie de Louise, S’enlever du chemin.

Guy Trépannier & Morphus – Fouillis I & II (Polydor; 1971)

Extrait du premier album éponyme du chansonnier de Québec, probablement influencé par la récente électrification sur disque de Jacques Michel. Enregistré en compagnie du groupe Morphus, composé de Serge Fiori, Réal Desrosiers (Equipe 79, Beau Dommage), Frank Dodman (flute, saxo) et Andy Harvey (basse).

Entrevue avec Louis Valois – Extrait (Radio-Québec; 1978)

Harmonium – 100 000 raisons (Célébration; 1974)

Le simple à succès « Pour un instant », extrait du premier album du groupe, était couplé d’une redoutable face B qui à l’époque -surprise!- ne figurait pas sur le mythique long jeu. Plutôt upbeat et accrocheuse, elle devint vite une incontournable.

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La seconde mouture du groupe Le Temps, vers 1977.

Le Temps – L’Alleuil (Célébration; 1977)

Pierre Cloutier, René Grimard & Andy Grober s’entourent en 1975 de deux ex-membres de Dyonisos et de l’orchestre Symphonique de Ottawa -rien de moins!- pour former le groupe Le Temps. Après un premier album lourdement influencé par le premier LP de Harmonium, le groupe fait fi des critiques qui les compare à la troupe de Fiori et publie Ailleurs avec… Le Temps. Mélodieux et accrocheur, ce groupe mérite amplement d’être redécouvert!

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Danielle Charest, chanteuse du groupe Évasion (collection personnelle de Serge Paquin).

Ungava – Boréal (Route 36; 1977)

Groupe probablement issu de la région de Charlevoix, centré autour du talentueux guitariste André DeVito (ex-membre du groupe psychédélique Le Clan 91), Jacques Marois (chant; percussions) et Richard Fortin (basse). Leur unique album éponyme est un petit bijou de long jeu, parfaitement calibré entre un folk aux références nordiques et d’habiles envolées progressives instrumentales. Tragiquement, aucune réédition officielle n’existe à ce jour quoique le pièce Coyotte fut récemment compilé sur le double-CD L’ultime du Rock Progressif (ProgQuébec).

Jimmy Bond – Soleil (Apex; août 1970)

Adaptation de Daybreak du groupe américain The McCoys. Cette version semble pourtant s’inspirer de l’adaptation qu’en faisait parallèlement le groupe ontarien Painter (ex-49th Parallel). Reconnu pour son soul, ce simple est un des plus corrosifs de la carrière de Bond (ancien membre des Gold Fingers).

Danielle Charest – Vancouver (Extra; 1973)

À la suite d’un remodellage du groupe Drumondvillois L’Impact, les musiciens choisissent de se rebaptiser Évasion et de recruter une nouvelle chanteuse âgée de 17 ans, Danielle Charest. Le 45 tours sera pressé à son nom, mais néanmoins crédité à Gilles Desfossés, trompétiste pour L’Impact et Jean-Guy Poisson, guitariste. Si facilement, la face A, fera bonne figure sur le palmarès local.

François Guy – Cheval d’acier (Aquarius; 197x)

Une escapade à moto vers la Gaspésie, alors une terre fertile aux communes et autres happening hippies. À l’entendre, l’ex-Sinners/Révolution Française avait l’air bien à l’aise dans ses bas

 

L'Impact

Le groupe Impact (Collection personnelle de Serge Paquin).

1972_1.-w300-h300-p0-q85-F-----S1-ctrueL’Impact – Solution (Spectrum; 1972)

Octet de Drummondville inspiré de Blood, Sweat & Tears/Ides of March avec une section de cuivres qui ne pressa que cet unique simple. Avec Gilles Desfossés, Jean-Luc Desfossés, Jean-Guy Poisson, Paul Beaudet, Marcel Dupuis, N. St-Onge et…

Pierre Létourneau – Je ne m’en fais plus (DSP; octobre 1972)

Extrait de l’album Une bien belle journée, son septième album, appuyé par une solide et riche orchestration supervisée par Yvan Ouellet et Denis Lepage. De nombreuses collaborations parsèment l’album: Germain Gauthier, Gilles Valiquette, Serge Blouin, Andy Shorter, Michel Pagliaro, Yannic Létourneau (fils de Pierre)…

Pierre Lalonde – Flowers & beads (Capitol; 1970)

14e album pour Pierre Lalonde, son second en anglais, mais son premier sous son vrai nom. The young years ne réinvente pas le style pop/easy listening qui allait déjà si bien au chanteur, mais propose néanmoins de solides adaptations dont celle-ci, un titre pop à l’origine enregistré par nul autre que Iron Butterfly!

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3 Commentaires

Bravo pour vos découvertes! Soleil de Jimmy Bond est paru en août 1970. Avez-vous les références discographiques pour Évasion?

Merci! Quelques références avaient effectivement été oubliées. C’est maintenant corrigé!

Quelques coquilles à corriger

Le site dit :
L’Impact – Solution (Spectrum; 1972)
Octet de Drummondville inspiré de Blood, Sweat & Tears/Ides of March avec une section de cuivres qui ne pressa que cet unique simple. Avec Gilles Desfossés, Jean-Luc Desfossés, Jean-Guy Poisson, Paul Beaudet, Marcel Dupuis, N. St-Onge et…

Mais en réalité, il n’y a pas «St-Onge» sur la photo

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