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Les/The Sceptres; photo promotionelle tirée du site Web du groupe.

Nous ne vous le cacherons pas: nous avons un plaisir fou à déterrer les reprises et adaptations québécoises les plus inusitées. Rien de tel pour démarer l’année 2014! Alors que nous misons le plus souvent sur des compositions originales afin de partager avec vous toute la richesse de notre terroir, on se dit qu’il n’y a pas de mal à louanger quelques adaptations méconnues qui ne manquent pas d’audace! Il nous est également intéressant de comprendre quels sons influençaient nos artistes. Place aux succès des autres… par des artistes d’icitte.

On a eu quelques petits pépins en ondes; hormis quelques réactions qui-sembleront-maintenant-incongrues, on a tout corrigé sur la balado. Bonne écoute!

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Les Sextans, vers 1967.

Melody Stewart – Livin’ for the City (Totem; 1974)

Adaptation d’un titre phare de Stevie Wonder, produit et arrangé par Denis Lepage. Melody Stewart est originaire de Brossard. Elle obtient en 1974 un grand succès avec les pièces “Fio Mara Villa” puis “La vie sans toi”, mais on retiendra principalement tout le soul qui se dégage de son répertoire sur scène à l’époque. Pas étonnant qu’on la comparait à Janis Joplin! Qu’êtes-vous devenue Mme Stewart; donnez-nous de vos nouvelles!

Les Sextans – Le désastre (Jeunesse Franco; 1966)

Adaptation de Little Girl par The Syndicate of Sound. Second simple pour ce groupe de Québec avec Jean-Marie Laprise, Jean-Guy Asselin, Pierre Verret, Pierre Boutet et Richard Caron. En tout, Les Sextans publièrent 8 simples (Jeunesse Franco, Vedettes, Mars, London) entre 1966 et 1970, tous compilés sur CD sur Les Sextans – L’intégrale.

Ronald et Dac – Sha La La Lee (Polydor; 1968)

Quel combo! D’un côté, le duo s’attaque à «Run run run» (Belle de loin) des Who puis à Sha la la la lee des Small Faces de l’autre!!! Un certain Rochon signe l’adaptation française (Ronald Rochon?) et les arrangements sont signés « Vincent des Productions Souterraines ». Publié en 45 tours, ce titre serait aussi inclu sur l’obscure compilation « Les grands succès canadiens-français sur Polydor Volume 2 » (avec Valentin, Les Dandys, Les Syndicated Brass, le mystérieux Yannakis…).

lesfleauxLes Fléaux – Gloria (Canusa; 1967)

Des jeunes, des ti-culs.. des flos qui avaient en moyenne 12 ans! Ce n’est pas sans rappeler d’autres groupes similaires : Les Lutins, Les Asteks, The Melody Makers… Ce quatuor de Lachute fut remarqué par Tony Roman, qui leur proposa l’enregistrement de leur unique simple. Les Fléaux (ou Les Flos) comptaient André, Alain, Richard et Maurice dans leur rangs. Messieurs, si vous lisez ceci, écrivez-nous et racontez-nous votre histoire!

rproulxLes Sceptres – Enfin seuls ensemble (Alliance; 1967)

I Think We’re Alone Now  de Tommy James & the Shondells (#4 au Billboard en 1967), aussi popularisé en 1987 par la chanteuse Tiffany. On adore ce groupe populaire de Pointe-Claire (1959-1969) qui était alors composé de Marty Butler (chant), Bill Garry, Tim Hewlings et Tyler Williams. L’étiquette canadienne Pacemaker Records ré-éditera leur catalogue complet en 2014 (8 simples + extras). Consultez entre temps le site Web officiel du groupe.

Richard Proulx – 1 2 3 (Prestige; 1966)

Ce chanteur méconnu enregistra environ 8 simples entre 1964 et le milieu des années 70, incluant cette reprise de One-two-three de Len Barry, un succès de la fin de 1965 (#1 USA; #3 UK).

Yves Lemieux – Dansons le Boogaloo (Bélier; 1972)

Qui l’eut cru : Back off Boogaloo de Ringo Starr repris par le chanteur fantaisiste qui avait eu auparavant un certain succès avec la pièce Monsieur Boing-Boing ! Surtout connu pour quelques airs grivois et chansons pour boire, Lemieux nous a écrit pour nous confier qu’il était accompagné par les musiciens de Pierre Nolès sur ce rare simple. Étonnant!

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Muguette – Donne un petit peu de ton cœur (Avril; 1968)

Adaptation de Put a Little Love in your Heart popularisé par Jackie de Shannon. Découverte par René Angelil (Les Baronets), elle publie un premier 45 tours sur Stop crédité au groupe Les Muguettes. Quelques mois plus tard, à l’été 1966, la voici en solo sur Fantastic avec la reprise du succès de Nancy Sinatra Ces bottes sont faites pour marcher, récemment rééditée en 45 tours chez JAZZMEN RECORDS en Angleterre. Elle enregistrerait un autre 45 tours pour Fantastic, passant ensuite chez Chance puis Avril (2 simples) avant de s’éclipser.

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Les Sœurs Malette – T’es fait pour moi (Plaza; 1966)

Le second simple pour ces soeurs aussi connues sous le sobriquet Les Coquettes. Ici, on reprend My kinda guy, plus précisément la version popularisée parThe Willows, un groupe Blue Eyed Soul féminin de Toronto!

Carole Ménard – Incertitude (Fantastic; 1966)

Une reprise d’un des premiers simples de Tom Jones, Untrue, Unfaithfull. Ménard grava 5 simples sur Fantastic entre 1965 et 1966 (Baby Bop; J’attends une idole). Elle travaillerait aujourd’hui dans le domaine de la planification financière.

Ginette Reno – Les cornichons (Grand-Prix; avril 1968)

On reprend le tube de Nino Ferrer! Tiré du 7e album de la chanteuse, À la Comédie Canadienne à guichet fermé , son second album en concert.

Donald Lautrec – Un homme seul (Jupiter; 1970)

Extrait du spectacle Lautrec 70 présenté à la Comédie Canadienne sur des arrangements de Paul Baillargeon en compagnie de la Bande Élastique. Son 10e album! Adaptation de Evil woman (don’t play your games with me) tiré du premier album du groupe Crow, Crow music, et aussi popularisé à la même époque par Black Sabbath qui l’avait inclus sur son premier album.

Roger Fréchette – Les élucubrations d’Antoine (Tournesol; 1966)

Tout comme Réal Mathieu et sa « trompette sexée », Fréchette publia plusieurs albums de « Sexy Sax » dans les années 60-70.

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4 Commentaires

Roger Fréchette était saxophoniste et compositeur dans le groupe de salle de danse Les Hot Jives qui a publié un album («Rock N Roll avec les Hot Jives») en 1962 chez Trans-Canada

Ahh oui? Surprise! Merci de cette précision, M. Thérien.
À tout hasard, est-ce que Roger Pilon, trompétiste dans un registre similaire, participait aussi à un groupe? On jase, là…

À ma connaissance, Roger Pilon était pianiste et arrangeur. À la même époque, Réal Mathieu a enregistré plusieurs disques de “musique d’agrément” à la trompette. C’était à la base un musicien de jazz qui a beaucoup joué dans les cabarets et comme musicien de session. Je ne crois pas qu’il était dans un groupe de rock ou de salle de danse. Il est devenu professeur au CEGEP VAnier et à l’université McGill et de Montréal. Il est décédé à Laval le 10 avril 1996.

Intéressant.
À nouveau, MERCI pour toutes ces précisions.

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