En attendant la neige et les vacances, Mondo P.Q. se met progressivement dans l’esprit des Fêtes en choisissant des morceaux qui nous réchauffent le coeur ! Oui oui, nous sommes de grands sentimentaux!

Quoi de mieux pour égayer notre journée que Monique Leyrac? Sébastien nous fait découvrir trois pièces étonnantes, truffées de sitar et de petites touches pop-psychées, de cette grande dame de la chanson québécoise, dont deux morceaux dans la langue de Shakespeare. Pas étonnant que ce soit si bon, avec des noms comme Frank Dervieux, Jean Fortier, Michel Conte et même Johnny Spence (de Johnny Kidd & The Pirates) comme collaborateurs!

On souligne également le lancement du très attendu (et mérité!) coffret de Michel Pagliaro avec une des pièces préférées de Mimi la twisteuse et on rigole bien avec Jean Coutu, qui nous apprend l’anglais dans des contextes…douteux. Tant qu’à rester dans le thème de l’heure, Les Chantels nous vanteront la marque de jeans Tee-Kays, vous l’avez deviné, en anglais (comme quoi leur public cible n’achetait pas de vêtements!). Noël approche, droppez-nous une paire de tee-kays sous le sapin!  Bonne écoute!

 

 

Renaissance – Cherche quelqu’un (Fleurs; 1973)

Publié sur le minuscule label Fleurs, lui-même une division des disques Much, cette mélodie à décidément de quoi séduire! Encore une fois, le montréalais Bill Hill (JB & the Playboys, Carnival Connexion) supervise les arrangements. Un auditeur nous a gentiment confié qu’il s’agissait bel et bien d’une reprise : “Everybody Needs Somebody” des Flirtations. On s’incline! Merci Yvon pour cette information!

Michel Pagliaro – Oui c’est bien facile (Spectrum; 1969)

On choisit une pièce de son époque Spectrum, qui ne se retrouve pas sur le récent coffret de Pag, Tonnes de flashs. Dommage.. mais ce n’est que partie remise. Les Disques Mérite annoncent déjà la réédition du catalogue Spectrum et DSP du mythique rocker! Saluons et encourageons néanmoins cette première anthologie du chanteur et premières rééditions OFFICIELLES de son catalogue de 1971 à aujourd’hui. Quelqu’un aura enfin droit à un plus gros chèque pleinement mérité de la Sodrac sous le sapin ce Noël.

M2 + AC = un des meilleurs groupes de l'époque, malheureusement oubliés aujourd'hui.

M2+AC – La course (Citation; 1967)

Nous on court avec des moyens très pacifiques / À cheval sur nos guitares électriques. Selon nous, un des plus beaux morceaux du répertoire rock québécois, toutes époques confondues. D’autres morceaux de choix et un impressionant diaporama sur leur MySpace. Les lettres du nom du groupe représentaient leurs prénoms!

Bryan Redmond & the Soundbox – Boogaloo up bord du lac (Regency; 1969)

Ce groupe de Montréal ne publia que deux excellents simples psychédliques avant de se métamorphoser en Marble Hall. Découvrez la carrière fascinante de Redmond dans l’excellent article que lui consacre le blogue Vente de Garage.

Les Loups Blancs – Ce rire dans tes yeux (Sonore; 1967)

The Chantels – Shaggy Baggy Joe (Monarch Wear; 1966)

C'est la folie pour les Tee-Kays

En 1966, les jeans TeeKay faisaient fureur partout en Amérique du Nord. Une *énorme* campagne de promotion accompagnait leur lancement, qui visait bien sûr les jeunes. Aux États-Unis, Columbia offrait une compilation aux tubes du jour avec chaque achat. Même Simon & Garfunkel étaient de la partie! Au Québec, c’est Les Chantels qui ont été les heureux élus pour représenter la marque. Le groupe francophone enregistra un 45 tours promotionnel….en anglais! Sa rareté s’explique aujourd’hui par sa distribution disons exclusive: vous ne pouviez l’acheter qu’en vous présentant chez un dépositaire tee-kays (Eaton’s p. ex.) le jour du passage des Chantels. Lisez toute l’histoire sur l’inestimable blogue Garage Hangover.

Le 45 tours promotionnel des Jeans Tee-Kay, des Chantels

 

Équipe 79 – J’aime ta voix (Trans-Canada; 1967)

Kiowarini

Kiowarini – La danse de feu Yoskaha (PAX; 1971)

À lui seul, le chansonnier François Vincent incarnait le dernier souffle de sa nation Huronne-Wendat. Fier d’un fructueux travail sur les traîtés originaux, il put bénéficier d’une bourse culturelle du Ministère des Affaires Indiennes en 1971 (des mains de Jean Chrétien!) et en profita pour financer son rêve musical. Il approcha l’étiquette Pax (co-propriété de Denis Pantis) où son projet d’album pu être envisagé avec l’aide de quelques membres de Dyonisos, Ovila B. Blais et Normand Bouchard (Les Shadols, Les Monstres) entre autres. L’influence du collectif se manifeste ultimement sur cette danse de feu, véritable mantra psychédélique. Est-ce qu’un auditeur Huron pourrait nous traduire ce qu’il entend? Pour les blancs-becs que nous sommes, on ne comprend que «Ottawa, l’État!». Un mantra politique, alors? Et vous, qu’entendez-vous?

Monique Leyrac -Eugénie (RCI; 1972)

Extrait de son 11e album (Qui êtes-vous?), dont la face A se décline comme une entrevue avec la chanteuse qui oscille à l’époque entre le Québec et la France. Enregistrée peu après le décès du talentueux chansonnier Jean Fortier, Leyrac qui avait déjà chanté les mots du jeune Cailloux s’associe avec le pianiste-arrangeur Frank Dervieux (ex-producteur de Fortier) pour l’enregistrement de quelques titres pour une session pour Radio-Canada International. Dervieux venait de produire à l’époque son unique album précurseur des mouvances progressives en compagnie d’un groupe qui deviendrait rapidement mieux connu sous le nom de Contraction. Seraient-ce les mêmes musiciens qui naviguaient aussi habilement au travers de la houle poétique de Fortier? Sébastien pense que oui..! Ce rare titre de Leyrac, tout comme la majorité de ceux  de son catalogue anglophone, demeurent cruellement non-réédités jusqu’à ce jour.

Monique Leyrac -Summer Love (Columbia; 1969)

Extrait de son 8e album (Beautiful Morning), son second et dernier en anglais. Fort probablement enregistré en Angleterre, la production est de nouveau assurée par l’ex-Johnny Kidd & the Pirates, Johnny Spence. On se souviendra de son rôle dans l’enregistrement de “Notre amour” d’André Gagnon. Ici, l’accord de la sitar avec un hautbois, une flûte ou des cymbales est tout à fait charmant et des plus éthérés

Monique Leyrac -Flowers, perfume, candy (Columbia; 1967)

Extrait baroque-pop de son 5e album, son premier microsillon anglophone. Coincées entre quelques adaptations populaires, on y retrouve quelques habiles compositions du chanteur Michel Conte (Monica la Mitraille; Aimons-nous les uns les autres, Évangéline…).

Marthe Fleurant – Le bonheur (Gamma; 1969 / DSP; 1971)

La musique traditionnelle québécoise a connu un léger regain “cool” vers la fin des années 60. Marthe Fleurant avait toute une carrière de chanteuse pop derrière elle avant de connaître un succès monstre avec son album de reprises “go-go” de La Bolduc (La Bolduc ’68) avec Tex Lecor. Sur le même thème, la voici dans un style qui rejoint à la fois Dominique Michel et Louise Forestier (!).

Emmanuelle – Le reel facile (Sol 7; 1974)

Quant à Emmanuelle, chanteuse d’opéra classique tournée chanteuse pop, la voici avec LE méga tube reel-disco, gracieuseté de Stéphane Venne. Du bonbon!

 

Balladodiffusion du 11 décembre 2011 – Bilingual comme toé pis moé by Mondo P.Q.

 

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