Marius Cultier, en tournée, se rendra jusqu’à Schefferville (Photo-Journal, décembre 1968).

Il y a belle lurette que nous espérions recevoir notre ami Félix B. Desfossés (Les Disques Pluton; le blog Vente de garage; Bande à part). Février, c’est le Mois de l’histoire des Noirs et décidément le moment idéal pour lui demander d’ouvrir tout grand son coffre aux trésors et exposer un aspect négligé de notre culture métissée. Durant la prochaine heure, nous explorerons en sa compagnie les pionniers et les voix les plus suaves de «la scène noire québécoise» avec des talents incontournables (Georges Thurston, Billy Martin, Pierre Perpall, Trevor Payne) et d’autres plus méconnus, mais non moins importants (Marius Cultier, Toma Cina, Big John, Frank Motley & his Motley Crew). En direct de nos studios du 2-22, revisitons donc la frénétique artère St-Laurent et ses innombrables cabarets qui, 50 ans plus tôt, habritaient alors la crème du soul, du rhythm ‘n blues et du funk naissant de la métropole. Vous allez danser… Bonne écoute!

1- Billy Martin – Come On (London)

The Motley Crew enregistra un premier album au Québec sur étiquette ABC vers 1962.

2- Frank Motley and his Motley Crew – Are you satisfied (Barry)

Motley (1923-1998) était originaire de la Caroline du Sud. Comme de nombreux autres artistes afro-américains, le groupe s’installa à Montréal à la fin des années 50 et fera une marque dans l’histoire musical du Québec. Le trompétiste charmait par son double-jeu à la trompette!

3- Big John and the Beetlers – Mojo (Rusticana; 1963)

4- Trevor Payne & the Soul Brothers – Tout ça pour ma chérie (Teledisc; 1967)

5- Pierre Perpall – Do Ré Mi Fa Soul (Canusa; 1969)

Thurston sera l’homme de nombreuses collaborations, ici dans les derniers jours du 25e Régiment (Photo-Vedettes, avril 1971)

6- Georges Thurston – Hors de moi (Visa; 1968)

Les premiers pas d’une des voix les plus influentes de la province, avant son aventure avec le 25e Régiment et sa renaissance sous le nom de Boule Noire! Écoutez cette reprise de Outta Sight de James Brown!

7- Duke Edwards and the Young Ones – Why (Prestige; 1968)

Cet album fusionnant un jazz spirituel à des élans enflammés et politisés fut enregistré les 29 et 30 avril 1968 dans un studio montréalais. Ceux qui sont familiers avec la vibration singulière du jazzmen Sun Ra apprécieront particulièrement..

8- Teddy Nash and the Scales – Je veux frapper du bois (JNOB; 1967)

Le projet blues rock du chanteur Raphaël enregistra une poignée de simples pour l’étiquette Much avant de s’éclipser..

9- Raphaël – Amoureux (Canusa; 1968)

Ce premier simple de Raphael Walton décoiffe! Sur des arrangements hautement cuivrés de Jacques Crevier, cette composition du chanteur s’impose comme un des pilliers du soul québécois. Raphael adopterait bientôt le nom de Elmonto le temps d’un simple avant d’imaginer son groupe blues rock, The Raphael Exchange vers 1970. Qu’êtes-vous devenu M. Walton? Si vous avez des informations à son sujet, écrivez-nous!

Toma Cina et son unique album de 1966 sur Niagara.

10- Toma Cina – Terre des Hommes (Niagara; 1966)

Thomas Chapman enregistre en 1966 ses deux seuls lègues sur disque, soit un simple (Bonjour Mimi / Terre des hommes) et cet album enregistré lors d’un concert au cabaret L’Espadon de Montréal. Ce rare album vous réserve quelques surprises, notamment par son tour de chant en hommage à James Brown. Toma Cina s’amenait avec son nouveau bag!

Cultier au milieu des années 70 (merci à Nicolas Lê Quang).

11- Marius Cultier – Coco Boogaloo (London; 1968)

L’Étoile de la Martinique adopte le Québec en venant initialement se produire le temps d’Expo 67. Il enregistrera ici 3 albums (dont un en concert à la Place des Arts!) et un simples, tous devenus aujourd’hui hors de prix! Il s’éclipsera plus tard en France où son zouk remportera un succès retentissant. Il est décédé en 1985.


 

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