23 février 2014: Mondo P.Q. reçoit Karo – Première partie (1964-1971)

Publié par Sebastien le février 23, 2014  |  2 commentaires

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plusjamaisseuleLa chanteuse Karolyne Vallée publie en mars 2014 son autobiographie pour le compte des éditions Aujourd’hui  l’Espoir.  Avec  Plus jamais seule – Première partie (1945-1977),  l’égérie  du  yéyé  nous offre  un  rare  et  précieux  témoignage à  propos de  sa tumultueuse carrière musicale des années 60 et 70 et nous rappelle qu’elle demeure l’une des plus importantes  auteures-compositrices  de  l’époque.  Deux  albums,  35 simples  pour  le  compte  de  Succès  Match,  Vedettes  et  Capitol,  de  nombreuses adaptations et compositions pour d’autres artistes (Marthe Fleurant, Robert Gilet, Renée Martel,  Raymond Berthiaume), des  pressages japonais, des dizaines de ritournelles publicitaires… Vallée de chômait pas et son imposant catalogue témoigne d’une artiste en constante évolution.

Notez que Plus jamais seule est exclusivement disponible dans le réseau des librairies chrétiennes du Québec ainsi que dans certaines librairies Renaud-Bray. Si vous êtes dans la région de Granby, le lancement officiel aura lieu le 2 mars 2014 à 14 h dans l’auditorium du Flambeau  au 175 Boul. de la Mairie (Granby). Karo y dédicacera votre copie et nous promet même quelques chansons! Nous aurons aussi trois exemplaires dédicacés à donner; le tirage aura lieu en mars (surveillez notre page Facebook).

Karo partage la scène avec Les Loups Blancs, 1967.

Karo partage la scène avec Les Loups Blancs, 1967.

Si vous nous syntonisez depuis quelques temps, vous savez probablement déjà que nous avons un faible prononcé pour l’oeuvre de Vallée. En février, nous avons enfin eut le priviège de recevoir Karo dans nos studios pour revisiter sa carrière de 1964 à 1977 et même au-delà. Dans cette première partie, nous explorerons notamment ses débuts au sein du duo Denise & Karo et du Trio BAK, ses premiers enregistrements pour Succès Match, le tube Un garçon en mini-jupe , ses disques pour Vedettes et sa conquête japonaise de 1971.

Laissez un commentaire au bas de cet article, partagez avec nous une anecdote ou une photo d’époque et témoignez votre amour à notre invitée. Bonne écoute!

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Karo en prestation au Centre Récréatif St-Jean-Baptiste de Drummondville lors du « P’tit Cabaret » le 13 février 1971, accompagné par l’orchestre Les Professeurs. (Collection Serge Paquin)

BONUS! Comme il y avat tant à explorer, voici un extrait de notre entrevue où nous revenons sur différentes collaborations de Karo auprès d’autres artistes, adaptant des succès internationaux pour certains et composant de nouvelles chansons pour d’autres.

Généreuse en entrevue et en prestations, Karo vous réserve de nouvelles révélations dans la seconde partie de notre entretien qui sera diffusée le 2 mars 2014 alors que nous explorerons son catalogue méconnu pour Capitol et sa renaissance spirituelle de 1977. Nous tenons à remercier les fidèles auditeurs/archivistes Michel Alario et Serge Paquin (visitez sa page Hommage aux Orchestres de Drummondville) ainsi qu’au Musée du Rock’n’Roll du Québec pour leurs tout-aussi-généreuses contributions!

La rare partition musicale pour «Les bibittes» (1969).

La rare partition musicale pour «Les bibittes» (1969).

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2 février 2014: Fluent dans toutes les langues!

Publié par Sebastien le février 3, 2014  |  2 commentaires

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Signore e Signori: i Classels!

Métissés serrés, les artistes québécois ont occasionnellement adapté leurs chansons pour séduire de nouveaux marchés, que ce soit chez-nous ou à travers le monde. Aujourd’hui, nous vous offrons toutes une palette linguisitique: des américains chantant en français, des québécois fluents dans les deux langues officielles et quelques rares pressages internationaux, passant du japonais à l’italien. Tournez votre langue sept fois et… bonne écoute! 

INDICATIF – Dodge 71 (Acétate Chrysler; 1970)

Extrait de la campagne radiophonique de 1970 pour plusieurs automobiles Chrysler, Dodge et Pontiac. Ces ritournelles étaient endisquées en français et en anglais pour le marché québécois. On expédiait aux DJs locaux une feuille de route en leur laissant le soin de ponctuer cette publicité de quelques interjections imaginées par le concessionaire.

The Classels – A che serve piangere d’amor (Miura/Trans-Canada; 1966)

Adaptation italienne de Le premier amour (face B de Qu’est devenu notre passé), leur 5e simple de février 1965. Personnellement, on trouve quela version italienne offre plus de mordant! Franco-Jeunesse, subdivision de Trans-Canada publia en 1965 deux compilations « Cantati italiani in Canada », avec des sélections italo-montréalaises pour Tony Massarelli, Moira et quelques chanteurs européens. Les Classels bénéficièrent d’un pressage sur la même étiquettes TC (vert, blanc, rouge) mais aussi d’une publication en Italie avec pochette-photo!

YR_FrenchVersionOfGroovinThe Young Rascals – French version of Groovin’ (Atlantic; 1966)

Un des simples américains les plus consistant de 1966 (Good good lovin’ / Groovin’), un succès international qui fut aussi traduit et publié simultannément en France et au Québec. Le X du numéro de série indique le rarissime pressage québécois.

Les Silhouettes – Le petit Martien (RCA; 1968)

Reprise ludique du succès bubblegum Green Tambourine des Lemon Pipers. Le groupe (à ne pas confondre avec un autre, Les Silhouettes… de Sherbrooke) serait composé de Steve Briton (basse) et possiblement Yves LeBlanc et François LeBlanc (crédités sur le simple) et leur simple produit par André Perry. L’adaptation française d’un certain Gérard (crédité sur l’étiquette) mystifie: il n’était pas membre du groupe.

The Lemon Pipers – Green Tambourine french version (Buddha; 1967)

Groupe américain qui bénéficia d’un pressage en France sous le nom Les Citrons pressés. Curieusement, ce pressage n’incluait pas la version française qui semble pourtant avoir fait son chemin au Québec/Canada…

Écoutez les deux versions et faites-nous part de votre opinion: à qui, selon vous, revient la paternité de l’adaptation française des paroles? Que le débat commence!

Laurianne – C’est lui que j’aimerai (Franco-Jeunesse; 1965)

Ginette Sage – Bashful Bobby is his name (Capri; 1963-64)

Le 25e Régiment – Itsunohika (International Denon; 1971)

Chanson traduite par Hiroshi Kâto et réenregistrée à Montréal peu avant le départ du groupe pour Osaka au Japon en 1971. À l’oigine, cette composition du tandem Georges Thurston et Réjean Ruel avait pour titre Le temps de l’amour.

FreedomNorth_LejourdelaliberteFreedom North – Le jour de la liberté (Aquarius; 21 janvier 1971)

45 tours promotionnel non-répertorié pour le groupe de Montréal offrant deux nouvelles versions du premier simple de quintet, Ordinary man (retitrée A helping hand sur l’autre face).

Mari-Lou Gauthier – In the summertime (Promo; Canusa; 1970)

Probablement le tout-premier simple de cette future membre de Toulouse et choriste pour d’innombrables artistes de la province. Cette composition R&B avec une saveur westcoast de la part de Tony Roman & Gauthier ne bénéficia que d’un pressage promo seulement, offrant deux versions: courte et longue.

Evolution_Expantion_BExplosion Expantion – Blow Up (Trans-Canada; 1968)

LE 45 tours le plus rares du Québec? Fort probablement! Seulement 5 copies auraient fait surface depuis 1968… c’est tout dire. Seuls trois nom sont crédités sur l’étiquette. Si vous connaissez ces musiciens, écrivez-nous!

The_MunksThe Munks – Long time waiting (Columbia; 1966)

4 moines en soutanes de Montréal avec Rick St-Jean, René Boileau, Tagg Hindsgaul et Ed Kaye. Leur premier simple fut publié en septembre 65 sous le nom The Exit 4. Ce troisième 45 tours sera leur plus populaire, Long time waiting se hissant sur quelques palmarès anglophones locaux. Lorraine Nied aka Sweet Loraine aka Lorri Zimmerman se joindra au groupe en 1967 et à la fin de 1968, St-Jean et Kaye quitteront pour former le groupe Freedom… bientôt renommé Fredom North.

The Power of Beckett – Lost souls of desillusion (Quality; 1967)

Montreal teenage mayhem!!! Quatuor garage avec Bob Stoehr, Cliff Randall, Greg Tomlinson et M. Simth. Un titre et un son ravageurs, martelé au fuzz et à coups d’orgue combo (un Howard Combo de Baldwin selon Sébastien)! Compilé sur Nightmares from the Underworld Vol. 1.

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26 janvier 2014: Rock’n’Yéyé

Publié par Sebastien le janvier 29, 2014  |  4 commentaires

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Les membres de la revue YéYé 65: Michèle Richard, Dany Aumont, Jenny Rock & Tony Roman.

Cette semaine, on vous collige quelques précieux 45 tours et récentes découvertes pour une heure de coups-de-coeur. On en profite aussi pour lancer un appel aux musiciens des Masques d’Or comme à Dany Aumont; si vous avez des nouvelles d’eux, écrivez-nous. Bonne écoute!

Publicité – Jordan Cold Duck (1972; merci HiFiChet)

Organisation C – Viens tourner (Clau-Ver; 1978)

Un rare pressage privé d’une singulière délicatesse, des arrangements de cuivres soignés, de douces harmonies… et la présence des Blouin, Claude et Johanne (père et fille), dans une troupe réglée au quart de tour. Paralèllement, la chanteuse Linda Mailho réenregistrerait en compagnie de Claude Blouin quelques-uns des titres d’Organisation C (dont Viens danser) sur son rare album solo Ce temps précieux. Blouin père en ferait de même sur son album «C’était un gars de chez-nous». Pas de doute: on y tenait à ces compositions!

TC-766aClaire Lepage & Compagnie – Rendez-vous Express (Trans-Canada; 1971)

La Découverte Méritas de 1966 avait décidément bien changé à la fin des années 60, adoptant alors un son définitivement plus rock. La Compagnie était formée de Germain Gauthier (chant, guitare), Richard Patri (chant et batterie) & Bill Lagariuk (chant et basse).

Second Helping – I wanna turn you on (Much; 1970)

Co-compsoition de Pagliaro et Tony Roman, incluse récemment sur le DigiPag. Le rocker nous confirme ceci sur son site officiel: Second Helping were the same people that played on my records. The reason the record was released under a second name was because I enjoyed the tracks but already had something out.

Mantis – Hollywood eyes (Sweet Plum; 1973)

Ce groupe montréalais incluait Philip Aker, Mark Bajona, Rick Elger, Daniel Hutchison, Martin Swehdlow et la chanteuse Christine Williams.

Andy Kim - Rainbow Ride (1969)Andy Kim – Baby while you’re young (Steed; 1969)

Tiré du 2e album du chanteur montréalais, Rainbow Ride. Andrew Youakim se ferait connaître en oeuvrant à New-York avec le producteur Jeff Barry et en composant notamment le tube bubblegum Sugar, Sugar pour le groupe The Archies. En solo, Kim surferait en tête du Billboard pendant plusieurs années jusqu’à son ultime simple à succès de 1975, Rock me gently, vendu à 3 000 000 d’exemplaires. Respect!

Guy Rhéaume – Château de sable (Polydor; 1972)

Inclu sur le premier album solo du chanteur/batteur/ingénieur/self-producteur, le délicieusement brouillon Rêve. Ce titre punché avait pourtant été rodé longtemps par le groupe Le Cardan au sein duquel jouait Rhéaume. À la fin des années 60, Le Cardan (bio et discographie complète sur le blogue Patrimoine PQ) avait mis en boîte la majorité des chansons pour un long jeu amplement mérité. Malheureusement, les bandes furent saisies au cours des événements d’octobre 1970 et disparurent. Des musiciens du groupe ainsi que de nouveaux collaborateurs appuyèrent Rhéaume lorsque ce dernier manifesta l’idée de publier en partie ces compositions sur son album solo…

Publicité – Collège BART (vers 1971)

Collège spécialisé de la ville de Québec qui semble être passé du sécrétariat moderne à la formation juridique et la gestion financière. Le son des trames musicales, le look de l’étiquette et la date de publication de la technique Nancy Taylor semblent indiquer qu’il s’agirait d’une production de la fin des années 60 / début 70. Est-ce qu’un finissant du collège BART en sait d’avantage à ce sujet? Écrivez-nous!

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C’est une importation italienne… Someone explore les nouvelles tendances pour le Petit Journal (avril 1970).

Someone – Chante et danse avec moi (Visa; 1968)

Première composition endisquée pour un jeune Gilles Valiquette (guitare, chant) de 17 ans qui évoluait à l’époque au sein du trio (et parfois quatuor) Someone avec Normand Langlois (batterie) et Yves David Poirier (basse). Après ce premier effort, le groupe se dirigerait d’avantage vers le hard rock.

ginoLes Ginos – Frappe dans tes mains (Fantastic; 1965)

Quatuor de Québec qui ne pressa qu’un seul simple -deux compositions!- dans leur carrière de 1962 à 1968. Avec Marcel Bédard, Réal Nadeau, André Labbé et Denis Lapierre.

Les Masques d’Or – Tes yeux (Idéal; 1965)

Avec Yvon Beaudry (chant) et ses Masques d’Or: Michel, Jean-Pierre et Jean-Claude. Après un premier 45 sur Allied en 1964, la chanteuse Jina Miko se joindra au groupe de Montréal pour un dernier simple. Tes yeux, une composition tonifiée de Beaudry, fut pressée en 45 tours ainsi qu’en mini-micro 33 tours sur Idéal. Miko poursuivra sous peu en solo, enregistrant Dum Dum en 1965 sur Laval, compilé sur Ultra Chicks Vol. 5.

Les Bop’s – La grande rentrée (Kébek; 1965)

Groupe originaire de Plessisville avec Camille Flibotte (guitare), Robert Mercure (guitare rythmique), André Samson (guitare basse), Robert Jutras (orgue) et Pierre Ringuet (batterie).

Danny Aumont – Que faire sans amour..? (Chance; 1967)

Avec ses 7 simples et sa participation à la revue YéYé 65 avec Tony Roman, Michèle Richard et Jenny Rock, on s’étonne de perdre la trace de Aumont passé 1967. Son dernier simple semble d’ailleurs offrir un caméo de Mlles Richard & Rock sur cette composition de Robert St-Jacques.

Patricia Gallant – La musique et la danse (Chance; 1967)

Publié immédiatement après le 45 tours de Aumont, ce dernier simple de l’étiquette Chance bénéficie de la même orchestration de la part de Pierre Nolès. La plus jeune des Soeurs Gallant reprenait ici un titre popularisé en France par Christie Laume. Le pressage original semble avoir souffert d’une quelconque anomalie, ce qui explique les basses dans l’tapis…

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19 janvier 2014: Mondo P.Q. rend hommage au compositeur Pierre F. Brault (1939-2014).

Publié par Sebastien le janvier 19, 2014  |  4 commentaires

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Robert Charlebois, Pierre F. Brault, Arnie Gelbart & Louise Forestier, 1967 (Carmel Dumas, Montréal Show Chaud; Fidès, 2008.

Cette semaine, le Québec perdait un de ses plus talentueux et versatiles compositeur. Pierre F. Brault est décédé; il avait 74 ans. Ce géant qui a su toucher le coeur des grands comme des petits nous a légué une oeuvre immense, ponctuée de nombreuses revues musicales, bandes sonores et somptueux arrangements pour Robert Charlebois, Clémence Desrochers ou Claude Gauthier notamment. Inlassable touche-à-tout, ses expérimentations en compagnie de son comparse et frère musical Michel Robidoux l’amèneraient à la fin des années 70 à imaginer une foule de chansonnettes intemporelles qui participeraient au succès instantanné de la série pour enfants, Passe-Partout. Si on ne retenait que sa contribution à cette série, ce serait déjà franchement honorable, mais le catalogue de Brault en impose d’avantage. Retour sur plus de cinquante ans de carrière… Bonne écoute!

Merci à Mathieu Arsenault du blogue Doctorak Go! pour la numérisation d’extraits inédits sur disques de la série Passe-Partout ainsi qu’à Marie-Douce pour nous avoir initié à l’art de se brosser les dents.

Brault & Robidoux – Feuille de papier (version instrumentale)

Brault & Robidoux – La pluie (PolySons; 1981)

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Compilation Cinémusique de 2003, épuisée depuis.

Claude Gauthier – From Santa to America (Gamma; 1968)

Brault & Robidoux – Atmosphère (1977)

Pierre F. Brault & Geneviève Bujold – Rouli-roulant (ONF; 1966)

Cette jolie bossa-nova fut composée exclusivement pour le court métrage de Claude Jutra du même titre. Tristement, personne ne proposa à l’actrice de l’endisquer à l’époque…

Pierre F. Brault – Thème principal & Fanfare (ONF; 1967-68)

Extrait du documentaire de Gilles Carle, Le Québec à l’heure de l’Expo, avec une trame musicale signée Brault. Fuzz et sitar sont au menu! La bande son de ce court métrage, accompagnée de celle -inédite!- du film Red ainsi que de La vraie nature de Bernadette furent compilées sur une compilation Cinémusique de 2003.

Brault & Robidoux – Saute, saute, saute (version instrumentale)

00 - Robert Charlebois-fleurs (1)Brault & Robidoux – Laisser sa trace (PolySons; 1980)

Robert Charlebois – Demain l’hiver (Gamma; 1968)

La perfection pop, sur des arrangements aussi sublimes qu’aériens de Brault (glockenspiel, basse passée au reverb, sitar) qui se font entendre sur le troisième album de Charlebois.

Clémence Desrochers – Les jeudis du groupe (Gamma; 1965)

Extrait de l’album en spectacle Sans pardon, où Desrochers est accompagnée de Michel Robidoux (guitare) et Pierre F. Brault à l’accordéon. La chanson, composée par Brault & Desrochers, inspirera un jeune Michel Tremblay qui transposera ces soirées entre femmes au théâtre en 1968 dans la pièce Les Belles-Soeurs.

Brault & Robidoux – Les beaux légumes (Polysons; 1977)

GoldorakBrault & Robidoux – Les Planètes (PolyPAF; 1981)

Voilà quelques années que l’ami et bédéphile Simon M. Leclerc nous a initié à ce rare livre-audio sur son blogue Psyquébélique. Découvrez cette splendeur ici.

Brault & Robidoux – La chanson de la brosse à dent (PolyPAF; 1981)

Brault & Robidoux – Cannelle, Pruneau & Cie. (Polysons; 1981)

Rare simple publié en marge des albums du duo, avec des versions différentes de chansons connues des amateurs de la série Passe-Partout.

Brault & Robidoux – Les Outardes

Qui saura nous identifier le mystérieux narrateur sur cette envoutante ôde à la migration? Ce n’est pas la voix de Pierre Dufresne (Fardoche); serait-ce celle de Jean Coutu?

QUELQUES BONUS

On ne se le cachera pas: on avait presque la larme à l’oeil en ré-écoutant cette délicate interlude tirée de Passe-Partout où Brault brille seul au piano. Des airs aussi simples qu’efficaces comme celui-ci meublent déjà les premiers souvenirs télévisés de millions d’enfants… et émerveillent toujours.

Brault ne craignait pas de plonger tête première dans l’expérimentation débridée que permettaient les bandes sonores des nombreux courts et moyens métrages que l’ONF lui commandaient. Il en réalisa des dizaines dont une des plus éclatées pour l’extraordinaire court critique La faim (1973), du réalisateur Peter Foldès. À voir et à écouter! En passant, si quelqu’un sait où trouver une copie du court métrage Nous sommes vingt millions (1967) pour lequel Brault enregistra avec Robert Charlebois et Louise Forestier une bande son, écrivez-nous.

La faim par Peter Foldès, Office national du film du Canada

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12 janvier 2014: (re)Mondo P.Q.

Publié par Sebastien le janvier 14, 2014  |  4 commentaires

 

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Les/The Sceptres; photo promotionelle tirée du site Web du groupe.

Nous ne vous le cacherons pas: nous avons un plaisir fou à déterrer les reprises et adaptations québécoises les plus inusitées. Rien de tel pour démarer l’année 2014! Alors que nous misons le plus souvent sur des compositions originales afin de partager avec vous toute la richesse de notre terroir, on se dit qu’il n’y a pas de mal à louanger quelques adaptations méconnues qui ne manquent pas d’audace! Il nous est également intéressant de comprendre quels sons influençaient nos artistes. Place aux succès des autres… par des artistes d’icitte.

On a eu quelques petits pépins en ondes; hormis quelques réactions qui-sembleront-maintenant-incongrues, on a tout corrigé sur la balado. Bonne écoute!

Melody Stewart – Livin’ for the City (Totem; 1974)

Adaptation d’un titre phare de Stevie Wonder, produit et arrangé par Denis Lepage. Melody Stewart est originaire de Brossard. Elle obtient en 1974 un grand succès avec les pièces « Fio Mara Villa » puis « La vie sans toi », mais on retiendra principalement tout le soul qui se dégage de son répertoire sur scène à l’époque. Pas étonnant qu’on la comparait à Janis Joplin! Qu’êtes-vous devenue Mme Stewart; donnez-nous de vos nouvelles!

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Les Sextans, vers 1967.

Les Sextans – Le désastre (Jeunesse Franco; 1966)

Adaptation de Little Girl par The Syndicate of Sound. Second simple pour ce groupe de Québec avec Jean-Marie Laprise, Jean-Guy Asselin, Pierre Verret, Pierre Boutet et Richard Caron. En tout, Les Sextans publièrent 8 simples (Jeunesse Franco, Vedettes, Mars, London) entre 1966 et 1970, tous compilés sur CD sur Les Sextans – L’intégrale.

Ronald et Dac – Sha La La Lee (Polydor; 1968)

Quel combo! D’un côté, le duo s’attaque à «Run run run» (Belle de loin) des Who puis à Sha la la la lee des Small Faces de l’autre!!! Un certain Rochon signe l’adaptation française (Ronald Rochon?) et les arrangements sont signés « Vincent des Productions Souterraines ». Publié en 45 tours, ce titre serait aussi inclu sur l’obscure compilation « Les grands succès canadiens-français sur Polydor Volume 2 » (avec Valentin, Les Dandys, Les Syndicated Brass, le mystérieux Yannakis…).

lesfleauxLes Fléaux – Gloria (Canusa; 1967)

Des jeunes, des ti-culs.. des flos qui avaient en moyenne 12 ans! Ce n’est pas sans rappeler d’autres groupes similaires : Les Lutins, Les Asteks, The Melody Makers… Ce quatuor de Lachute fut remarqué par Tony Roman, qui leur proposa l’enregistrement de leur unique simple. Les Fléaux (ou Les Flos) comptaient André, Alain, Richard et Maurice dans leur rangs. Messieurs, si vous lisez ceci, écrivez-nous et racontez-nous votre histoire!

rproulxLes Sceptres – Enfin seuls ensemble (Alliance; 1967)

I Think We’re Alone Now  de Tommy James & the Shondells (#4 au Billboard en 1967), aussi popularisé en 1987 par la chanteuse Tiffany. On adore ce groupe populaire de Pointe-Claire (1959-1969) qui était alors composé de Marty Butler (chant), Bill Garry, Tim Hewlings et Tyler Williams. L’étiquette canadienne Pacemaker Records ré-éditera leur catalogue complet en 2014 (8 simples + extras). Consultez entre temps le site Web officiel du groupe.

Richard Proulx – 1 2 3 (Prestige; 1966)

Ce chanteur méconnu enregistra environ 8 simples entre 1964 et le milieu des années 70, incluant cette reprise de One-two-three de Len Barry, un succès de la fin de 1965 (#1 USA; #3 UK).

Yves Lemieux – Dansons le Boogaloo (Bélier; 1972)

Qui l’eut cru : Back off Boogaloo de Ringo Starr repris par le chanteur fantaisiste qui avait eu auparavant un certain succès avec la pièce Monsieur Boing-Boing ! Surtout connu pour quelques airs grivois et chansons pour boire, Lemieux nous a écrit pour nous confier qu’il était accompagné par les musiciens de Pierre Nolès sur ce rare simple. Étonnant!

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Muguette – Donne un petit peu de ton cœur (Avril; 1968)

Adaptation de Put a Little Love in your Heart popularisé par Jackie de Shannon. Découverte par René Angelil (Les Baronets), elle publie un premier 45 tours sur Stop crédité au groupe Les Muguettes. Quelques mois plus tard, à l’été 1966, la voici en solo sur Fantastic avec la reprise du succès de Nancy Sinatra Ces bottes sont faites pour marcher, récemment rééditée en 45 tours chez JAZZMEN RECORDS en Angleterre. Elle enregistrerait un autre 45 tours pour Fantastic, passant ensuite chez Chance puis Avril (2 simples) avant de s’éclipser.

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Les Sœurs Malette – T’es fait pour moi (Plaza; 1966)

Le second simple pour ces soeurs aussi connues sous le sobriquet Les Coquettes. Ici, on reprend My kinda guy, plus précisément la version popularisée parThe Willows, un groupe Blue Eyed Soul féminin de Toronto!

Carole Ménard – Incertitude (Fantastic; 1966)

Une reprise d’un des premiers simples de Tom Jones, Untrue, Unfaithfull. Ménard grava 5 simples sur Fantastic entre 1965 et 1966 (Baby Bop; J’attends une idole). Elle travaillerait aujourd’hui dans le domaine de la planification financière.

Ginette Reno – Les cornichons (Grand-Prix; avril 1968)

On reprend le tube de Nino Ferrer! Tiré du 7e album de la chanteuse, À la Comédie Canadienne à guichet fermé , son second album en concert.

Donald Lautrec – Un homme seul (Jupiter; 1970)

Extrait du spectacle Lautrec 70 présenté à la Comédie Canadienne sur des arrangements de Paul Baillargeon en compagnie de la Bande Élastique. Son 10e album! Adaptation de Evil woman (don’t play your games with me) tiré du premier album du groupe Crow, Crow music, et aussi popularisé à la même époque par Black Sabbath qui l’avait inclus sur son premier album.

Roger Fréchette – Les élucubrations d’Antoine (Tournesol; 1966)

Tout comme Réal Mathieu et sa « trompette sexée », Fréchette publia plusieurs albums de « Sexy Sax » dans les années 60-70.

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