4 mai 2014: Jazz, Funk et musique de bibliothèque!

Publié par Sebastien le mai 6, 2014  |  4 commentaires

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Toute la gang était là! L’impressionnante configuration du septet de Paul de Margerie en 1960.

Cette semaine, nous avons pour vous une pléaide d’artistes issus du jazz et du funk québécois et qui occasionnellement donnaient dans ce qu’il est convenu d’appeler le library music. Ça va chauffer!

Publicité - Eno Pétillant Pétillant Pétillant (1963)
Thème de La Discothèque de Jeunesse Oblige (1966)
Paul de Margerie – Tintarella de Luna (Sélect; 1960)

Ce jeune et doué chef d’orchestre sera notamment associé au son jazzé de nombreux artistes signés sur Sélect et s’entourera d’un impressionnant septet pour son premier et unique album solo, Calendar date. Il se suicidera en 1968.

Bix Bélair – Le Strip (Trans-Canada; 1964?)

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Bix Bélair

Composition de Roger Pilon, un autre trompétiste réputé en province, pour l’album Monsieur Trompette.

Claude Léveillée – Ballet des gants (Columbia; 1967)

Extrait de Elle tournera la Terre, une tragi-comédie musicale avec Andrée Lachapelle et Jean Besré, présentée à la Comédie Canadienne (aujourd’hui le TNM). En 1968, la comédie sera même présentée à Paris!

Stéphanie – Avant le jazz (Capitol; 1966)

Accompagné par l’orchestre de Paul de Margerie, cette jeune chanteuse n’aura publié que cet unique album dans la série 70000 de Capitol (Les Alexandrins, Les Cailloux, Les Atomes, Alexandre Zelkine…). L’album à mi-chemin entre la pop jazzée et la chanson offre deux compositions originales (Le clou; Chanson tirée par les cheveux )… et cette superbe adaptation d’une composition de Michel Legrand, Avant le jazz, que nous avions découvert par l’entremise du blogue Psyquébélique.

mariuscultierMarius Cultier – Je veux de toi (Trans-Canada; 1969)

Extrait du troisième album québécois de l’Étoile de la Martinique, Marius Cultier, après son long jeu enregistré à la Place des Arts. De passage à Montréal en 1967 pour se produire dans le cadre de l’Exposition Universelle, Cultier demeurera en province quelques années avant de s’éclipser en France où son zouk funky remportera un succès retentissant. Il est décédé en 1985.

Lee Gagnon – Les passants du soir (Opus; 1973)

Après ses albums jazz (Discothèque, Je Jazzzzzz, À deux faces) des années 60, Gagnon s’associe avec le dramaturge Marcel Dubé (Zone) pour imaginer le ballet-jazz Jérémie qui prendra l’affiche à l’automne 1973. On est maintenant en terrain définitivement plus funky.

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Une partie de la distribution du ballet-jazz Jérémie (1973).

Hahn_1946Publicité – Il n’y qu’une seule cigarette… St-Moritz (bilingue; 196?)
The Morrow Men – Life is a drag (RCA Victor; 1967)

The Morrow Men était un groupe de chanteurs associés à l’orchestrateur montréalais Bon Hahn. À la manière de Raymond Berthiaume qui dirigeait ses propres chœurs sur une foule de collaborations, Hahn employait son groupe sur des dizaines… des CENTAINES d’enregistrements, principalement des ritournelles publicitaires. Bien qu’originaire de la Saskatchewan, il fut le roi incontesté des jingles au Québec durant les années 60-70 en plus de fonder deux étiquettes, Rising Records et les Disques Astra (Astro-Pop). Shawn de l’étiquette canadienne de rééditions SuperOldies (à qui on doit notamment l’anthologie CD de JB & the Playboys) a récemment publié une courte mais dense biographie ici, documentant sa rencontre avec la famille Hahn en plus de lister les discographies complètes des productions Astra & Rising.

André Perry & David Sarkis – Canadian Colours #1 (Créa Sound; 1974?)

Cette collaboration méconnue entre le québécois Perry et l’arrangeur français Sarkys (pseudonyme de ) fut pressée en France et n’était pas initialement destinée à une distribution publique. Il s’agit plutôt de library music, des bandes sonores thématiques utilisées par la télévision et le cinéma pour créer l’ambiance idéale. Nous avons pu répertorier trois albums où Perry co-signe les titres et supervise les enregistrements: First Encounter Ballad Séries (Crea-Sound; 1974?), New Life (Mondiophone; 1974), Urban USA – Philly Disco Club. Nous serions curieux d’entendre votre témoignage à ce sujet, M. Perry! Quelqu’un sait si ces ambiances furent utilisées pour un reportage ou un documentaire en particulier?

berthiaumeRaymond Berthiaume – Nous allons voler jusqu’au soleil (Trans-Canada; 1973)

Une des rares sinon l’unique (?) adaptation avec paroles de cette chanson qui à l’origine n’était qu’instrumentale, composée pour la B.O. du film Lady in cement (1968) avec Frank Sinatra. Fidèle à ses habitudes, Berthiaume réchauffe l’ambiance de sa production feutrée.

Lee Gagnon – Jalousie (Opus; 1973)
Variation sur le thème.. le groove de la pièce Jérémie. Notez l’influence d’arrangeurs tels Jean-Claude Vannier (Melody Nelson de Gainsbourg) ou plus particulièrement David Axelrod. Du groove pis des cordes: on aime!

Luc Cousineau – Opus aux puces (Airedale; 1976)

Composition de Cousineau et Jimmy Tanaka (bassiste et claviériste), co-producteur du premier album solo de Luc Cousineau (après 9 disques via Les Alexandrins, Luc & Lise, Cousineau): un petit bijoux de compositions funky, instrumentales, inspirées… trop souvent ignorées au profit de Vivre en amour, LE simple à succès de Cousineau, inclus à la toute fin de ce long jeu. Cousineau nous promet plusieurs rééditions en 2014… on a hâte!

Jean-Pierre Ferland & André Perry – Pas maintenant (Barclay; déc. 1975)

Face B du simple non compilé Thrilladelphia . Audiblement l’oeuvre du producteur André Perry, ce sale funk est néanmoins attribué à Ferland sur l’étiquette du 45 tours.

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27 avril 2014: Mondo P.Q. reçoit Simon Brouillard du groupe Les Lutins – Seconde partie

Publié par Sebastien le avril 27, 2014  |  4 commentaires

 

DSC_0079Souper_SimonMieux que n’importe quel autre groupe québécois des années 60, le groupe Les Lutins a affirmé, personnifié et chanté l’adolescence des Yéyé. Parmi les plus jeunes musiciens à endisquer et performer sur scène, le groupe de St-Hyacinthe mené par Simon Brouillard a imposé ses compositions originales sur les palmarès de la province pendant quelques temps, jusqu’à mériter ultimement le titre de « Groupe de l’Année » au Gala Méritas et « Groupe le plus populaire » au Festival du Disque de 1968. Pleinement mérité puisque leurs chansons iconiques comme Je cherche ou Monsieur le robot captivent toujours de nouveaux fans 45 ans plus tard.

En février 2014, nous avons eu le privilège d’interviewer le toujours aussi charismatique Simon Brouillard afin d’aborder sa courte mais dense carrière musicale. Dans cette seconde partie, nous analysons son plus grand tube (Monsieur le robot ) et la réalisation du second et dernier album des Lutins tout en découvrant la carrière en solo de notre invité. Partagez avec nous vos témoignages/anecdotes/photos/coupures de presse à propos des Lutins et nous nous assurerons de les rediriger vers notre invité. Bonne écoute!

Pour la première partie de notre entrevue, c’est par ici.

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La présidente du fan club du groupe, Les Lutins et leur gérante, Nicole Blanchard (Photo-Vedettes, mars 1968).

BONUS! Dans cet extrait, nous revenons sur l’enregistrement de la chanson Une fille comme ça , de sa version originale par le groupe américain Flavor jusqu’à l’adaptation instrumentale qu’en a fait le groupe Les Masking Sounds.

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Jacques Michel en studio avec Les Lutins (Photos-Vedettes, juillet 1968). Merci à Serge Paquin.

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20 avril 2014: Mondo P.Q. reçoit Simon Brouillard du groupe Les Lutins – Première partie

Publié par Sebastien le avril 20, 2014  |  2 commentaires

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Première photo professionnelle de Brouillard à 12 ans. Merci à Serge Blanchette pour la numérisation.

Première photo professionnelle de Brouillard à 12 ans. Merci à Serge Paquin pour la numérisation.

Mieux que n’importe quel autre groupe québécois des années 60, le groupe Les Lutins a affirmé, personnifié et chanté l’adolescence des Yéyé. Parmi les plus jeunes musiciens à endisquer et performer sur scène, le groupe de St-Hyacinthe mené par Simon Brouillard a imposé ses compositions originales sur les palmarès de la province pendant quelques temps, jusqu’à mériter ultimement le titre de « Groupe de l’Année » au Gala Méritas et « Groupe le plus populaire » au Festival du Disque de 1968. Pleinement mérité puisque leurs chansons iconiques comme Je cherche ou Monsieur le robot captivent toujours de nouveaux fans 45 ans plus tard.

En février 2014, nous avons eu le privilège d’interviewer le toujours aussi charismatique Simon Brouillard afin d’aborder sa courte mais dense carrière musicale, au sein des Lutins puis en solo. Dans cette première partie, nous reviendrons sur les débuts professionnels de ces rockeurs prépubères et la réalisation de leur premier album éponyme. Partagez avec nous vos témoignages/anecdotes/photos/coupures de presse à propos des Lutins et nous nous assurerons de les rediriger vers notre invité. Bonne écoute!

Chansons diffusées: Petite fille, Je cherche, Laissez-nous vivre, Je suis de bois, Elle n’a rien compris, Pretty girl, Donne-moi raison, Demain ça ira.

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Dans cet extrait BONUS, Brouillard revient sur les tournées Starovan & Musicorama, l’importance d’avoir de bons amplificateurs et son gimmick de scène !

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6 avril 2014: Mondo P.Q. à l’heure des élections!

Publié par Sebastien le avril 6, 2014  |  4 commentaires

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Claude Légaré, 1976.

À vos tourne-disques, citoyens! En cette fin de rude campagne électorale québécoise, on a opté pour naviguer au travers du cynisme ambiant en s’armant de quelques hymnes aussi engagés que lucides pimentés de quelques boutades. On a eu beau chercher des ritournelles hautement originales ou de fougueuses militants pour des partis de droite, rien… Par souci d’équité, on aimerait bien explorer ce champs méconnu. On imagine qu’il doit bien exister des artistes qui portent ouvertement moins à gauche que d’autres… et qui ont laissé leur trace sur vinyle! Si vous avez une suggestion, nous tendrons l’oreille en prévision d’une future édition. Bonne écoute… et allez voter!  ; )

Michel Chatrand – On rentre chez-nous (Québékiss; 1971)

Les Sinners – Chicoutimi (TransWorld; 1971)

Extrait routier tiré de l’album éponyme des Sinners du début des années 70, communément titré par les fans et les Sinners eux-mêmes « Tête de monstre ».

La Nouvelle Frontière – Transition (Gamma; 1970)

Tiré du second et dernier album du groupe, L’hymne aux quenouilles. Le groupe était composé de Robert Letendre (guitare, chant), Normand Théroux (organiste), André Breault (basse), Denis Chénier (batterie) ainsi que Richard (guitare) et Marie-Claire Séguin.

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Veillée québécoise (extrait; Vendémiaire; 1971)

Extrait d’une discussion avec un économiste anonyme, tiré du pressage français de l’album Québékiss dirigé principalement par la chanteuse/activiste Marie Savard. Avec un mix légèrement différent mais pressé à la même époque, l’ensemble fut rebaptisé Québec : 200 ans de résistance.

Claude Légaré – Quand les exploiteurs (Gamma; 1976)

Sa participation à la Chant’août (un festival?) attire l’attention de Gamma qui en 1976 publie son premier album « Légende qui vit le jour dans un p’tit pain » où l’on discerne ses préoccupations humaines et sociales: « La remise en question », « Le droit de parole », « Made in U.S.A. ». (source: Québec Info Musique)

La Révolution Française – Le temps de la révolution (RCA Victor; 1970)

7e simple -et toute une production!- en marge des deux longs jeux du groupe qui déjà se métamorphose pour se concentrer sur le talent de l’ex-Mersey’s Richard Tate et Angelo Finaldi. On nous avait confié que ce 45 tours – par son titre, son thème- avait fait l’objet d’une censure médiatique au moment de sa publication… qui coincidait avec les événements d’octobre 70 et l’adoption des mesures de guerre. Quelqu’un sait s’il existe une liste détaillée des chansons censurées ou à diffusion restreinte suivant les événements d’octobre 1970? Écrivez-nous!

Le groupe Impact (Collection personnelle de Serge Paquin).

Le groupe Impact (Collection personnelle de Serge Paquin).

L’Impact – Les mots qui sonnent faux (Spectrum; 1972)

Octet de Drummondville inspiré de Blood, Sweat & Tears / Ides of March avec une section de cuivres qui ne pressa que cet unique simple. Avec notamment Gilles Desfossés, Jean-Luc Desfossés, Jean-Guy Poisson, Paul Beaudet, Marcel Dupuis et N. St-Onge. À la suite d’un remodellage, les musiciens choisissent de se rebaptiser Évasion et de recruter une nouvelle chanteuse âgée de 17 ans, Danielle Charest. Le 45 tours sera pressé à son nom, mais néanmoins crédité à Desfossés et Poisson. Si facilement, la face A, fera bonne figure sur le palmarès local.

chansons interdites 1969Steve Fiset & le Kitsch – Québec slush (TransWorld; 1972)

Tex Lecor – Hy honnêtes gens (Gamma; 1969)

Lecor a les politiciens véreux dans son colimateur, ceux qui ont la faveur populaire malgré les magouilles. Pas étranger aux boutades grinçantes, le coloré chansonnier en a même regroupé quelques-unes pas piquées des vers sur son album Chansons interdites à la radio et à la télévision, orchestré par François Dompierre.

Les Cyniques – Camil Samson (extrait du Bye Bye 72) 

Le 25e Régiment – Trop mélangé (Révolution; 1970)

Composition d’un trio d’enfer : Pagliaro, Roman & Thurston! On parle d’argent, de politique; on est fuckés… psychédéliques!

Les Carcasses – Votez Lemaire (DERAM; 1977)

Quatuor humoristique avec Denis Blaquière, Richard Duchesne, Gaétan Loiselle & Claude Paré sous la direction musicale de Robert LeBlanc (Leblanc & Lalancette / Matchbox).

Jacques Michel – S.O.S. On va couler (Zodiaque; 1971)

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30 mars 2014: Les productions de Tony Roman – Première partie

Publié par Sebastien le avril 1, 2014  |  4 commentaires

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En pleine action! Pressage français sur Festival (1967).

Lorsqu’on repense aux centaines d’albums et 45 tours que nous avons diffusé depuis 2011, on isole souvent quelques artistes aux talents multiples et au flair singulier en reconnaissant leur signature avec plaisir sur une foule de productions. Tony Roman était cette trampe! Né Antoine D’Ambrosio, ce montréalais à la fougue italienne a rapidement gravi les échellons, passant de jeune et ambitieux chanteur à un incontournable producteur québécois. Toujours à la page, durant les années 60-70, il cumulerait les étiquettes (Canusa, A1, Révolution, R&B, Visa, Montreco, Plastic Poison), lancerait bon nombre de chanteuses (Mari-Lou Gauthier, Nanette Workman, Madeleine Chatrand) et toucherait à tous les genres.

1921164_10151958494576143_1261288366_oEn voulant aborder l’oeuvre tentaculaire du producteur dans cette «première partie», on ne pouvait trouver plus éloquent témoignage que celui de Jean-Christophe Laurence. Journaliste à La Presse et biographe officiel de Roman, il a documenté son oeuvre depuis la fin des années 90 en plus de superviser ou contribuer depuis à la réédition de quelques-uns de «ses» albums les plus recherchés (Malédictus Sounds; Ouba). Y connait son Roman.

On en profite d’ailleurs pour lancer un appel aux artistes ayant oeuvré de près avec Tony Roman. Vous avez fait partie des Dauphins? Vous étiez présent lors des séances d’enregistrement chez Montreco? Peut-être étiez-vous proche du défunt Jean-Guy Millot, fidèle comparse du producteur? Des anecdotes de studio, des histoires de fan club? Écrivez-nous ou laissez un commentaire au bas de cet article.

Cette prochaine heure riche en primeurs est le fruit de plusieurs collaborations et nous tenons à remercier Anne Bujnovski, Martin Lamontagne, le Musée du Rock’n’Roll du Québec et notre invité. On remettra ça! Bonne écoute!

Tony Roman – Bare with me (DÉMO; juillet 1972)

Ce démo ultimement publié sous le titre «Rain train Crescent Street» à l’été 1972 sur l’étiquette montréalaise Kot’Ai offrait une mélodie survitaminée où Roman s’éclate au piano et s’égosille efficacement au micro! De nombreuses versions furent travaillées et enregistrées avant d’en arriver à un résultat définitif. La pièce serait même réutilisée pour l’album concept Bionic (Pacha; 1977) sous le titre Naissance. Visiblement, Roman tenait beaucoup à cette composition!

Tony_Roman_souperTony Roman & les Dauphins – Do Wha Diddy (Jupiter; 1964)

Son 4e simple, son premier avec son nouveau groupe et son plus gros tube : 150 000 copies vendues! Cette reprise du tube de Manfred Mann confirme instantanément le nom de Roman parmi les jeunes nouveaux talents incontournables au Québec. Le documentaire de 1966 de Claude Fournier, On sait où entrer Tony mais c’est les notes… capture Roman en pleine yéyé-mania, sur scène ou en séance d’enregistrement avec les Soeurs Gallants.

Donald Lautrec – Dis bonjour à tous les copains (Jupiter; 1965)

Composition du tandem Lautrec & Roman, face B de Tu dis des bêtises (The birds & the bees ). Ce titre est extrait du 4e album du chanteur, Manon viens danser le ska , aussi publié en 45/EP en France sur Fontana durant la brève tournée promotionnelle de Lautrec en 1965.

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Rare… et unique! Acétate de la première mouture du groupe de Roman en 1965.

The Tony Roman 4 – I can’t do a thing (acétate inédite; 1965)

Avant le TR5, il y eut… le Tony Roman 4! Première mouture du groupe newyorkais recruté par Roman. Cette acétate inédite fut retracée dans les archives personnelles du chanteur en 2013, sans crédits de composition. Serait-ce une reprise? Écrivez-nous si vous reconnaissez cet air.

Petit Journal, mars 1967.

Petit Journal, mars 1967.

Nanette – He knows how (Canusa; décembre 1967)

Suave! Adaptation de She knows how du groupe The Box Tops avec des arrangements de Jacques Crevier. Extrait de son second album de 1967 pour Canusa, Je me rétracte.

Tony & Nanette – Attends-moi je reviens (Canusa; 1967)

Reprise de Hold on I’m coming de Sam & Dave, extraite du 4e album éponyme du chanteur, Tony en 3 dimensions.

45_AAndré Robert & Tony Roman – Les plus belles filles viennent de l’Est (Toute la ville en parle; 1968)

Tony Roman – Bébé viens que j’t’aime (Extra; 1973)

Angelo Finaldi, Richard Tate et Pierre Harel signent ce rock décapant pour Roman; il retournera la faveur en produisant leurs propres simples.

Madeleine Chatrand – J’ai du bon tabac (Extra; 1973)

Un véritable mur de son, pesant et psychédélique! La production… et les crédits de composition (!) sont attribués à Roman. Il s’agit en fait d’une comptine pour enfant du 17e siècle d’un compositeur anonyme qu’il a habilement actualisé pour sa nouvelle protégée. Ce 45 tours fut compilé sur Freak-Out Total Vol. 33 (Disques Mucho Gusto). Roman n’oublierait pas le succès qu’il avait eu avec Chatrand, jusqu’à inclure son tube Ani Kuni sur la B.O. de Camping Sauvage peu avant son décès.

45_BGeorges Thurston – Mon amour (Visa; 1971)

3e simple en solo pour le jeune chanteur/guitariste et nouveau membre du 25e Régiment qu’il pousse dans une direction définitivement plus rock, moins fantaisiste qu’à leurs débuts. Roman semble prendre le contrôle temporairement de l’étiquette Visa au tournant des années 70 (noire), anciennement gérée par Ronald Grenier (rouge). C’est d’ailleurs sur cette étiquette qu’on retrace quelques rares adaptations en français de chansons du second album du groupe de Thurston, Ecology. On y reviendra…

Tony Roman – Blow (Inédit; Montreco; 1976-77)

Composition de la compagne de Roman à l’époque, Anna Dupuis. Cette première version, avec sa prose débauchée, est plus lente et glauque que celle qu’en fera Vanity à la même époque.

Vanity – Blow (Inédit; Montreco; 1977?)

L’ontarienne Denise Katrina Matthews fait du mannequinat entre Toronto et Montréal, alors qu’elle est remarquée par Roman (probablement par l’entremise de sa compagne de l’époque, aussi mannequin). Blow pourrait bien être le premier enregistrement de cette chanteuse qui connaitrait bientôt un immense succès en se rebaptisant Vanity à la suggestion du chanteur Prince qui se reconnaissait en elle. Elle se joindrait au groupe Vanity 6 au début des années 80 avant de faire carrière en solo.

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