ferland_soleilAlors que l’automne se fait sentir, nous vous proposons une heure du folk le plus chaleureux produit par une pléiade d’artistes d’ici. Vous verrez, ces gratteux de guitare ont du groove! Téléchargez cette balado et faites-en la bande son de votre prochaine ballade au parc, vos pas froissant le tapis de feuille naissant. Bonne écoute!

894737_10151624910141143_1460366622_oIndicatif – Festival d’Automne de Rimouski (Flexidisc; 197?)

La Nouvelle Frontière – Le soleil t’appelle (Gamma; 1970)

Face B du simple accompagnant La ballade des bourgeois, extrait du deuxième et dernier album du groupe, L’hymne aux quenouilles. Composition de Robert Letendre (guitare, chant) et Normand Théroux (organiste). Le groupe comptait aussi dans ses rangs André Breault (basse), Denis Chénier (batterie) ainsi que Richard et Marie-Claire Séguin.

Green & Stagg – Window of your life (London; 1973)

Anthony Green & Barry Stagg formait un duo montréalais qui publia un seul album éponyme au début de 1969. Leur chanson “To Love Means to be Free”  mérita même le Canadian Business Music Industry writing award. Voici probablement leur dernier simple, incluant deux superbes compositions éthérées, orchestrées par Vincent Parks (qui est-ce?) et produit par Ben Kaye (aussi leur gérant).

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La_Patrie_071969_ClaudeGauthierApollo11Le Coeur d’une génération – Petit Pierre (Gamma; 1970)

Troisième simple du trio composé de Claude Michon, Alain Robert (deux ex-Aristos) et Louise Themens. Forcier (Les Sultans) arriverait à peu près à la même époque, en remplacement de Robert. Le groupe prendra une pause le temps que Themens accouche, mais ne se reformera jamais…Titre absent de l’album ou de la timide réédition CD. Une performance télé existe; qui nous la retrouvera?

Claude Gauthier & Yanick Létourneau – Le clair de Lune d’Appolo XI (Gamma; 1969)

Prise complètement différente, antérieure à la version incluse deux ans plus tard sur l’album Le plus beau voyage. Yanick Létourneau, fils de Pierre, accompagne cette envoutante comptine publiée parallèlement avec l’alunissage de la mission Apollo et les premiers pas de Neil Amstrong.

Gilles Rivard – Un quart de siècle (Sonogram; 1975)

Extrait de l’ambitieux premier long jeu du chanteur, Impulsions. On est bien avant les hits radio (Chanter, danser; Sous les mots; Quelle belle vie), mais on note déjà le métissage pop aux accents jazzés et brésilien qui teinteront toute sa carrière. Une foule de musiciens accompagne le jeune chanteur, dont John Sebastian (du Lovin’ Spoonful?) et un excellent flutiste, Karle Desforges.

Luc & Lise – Béatrice (Polydor; 1971)

Un air d’influence gospel tiré de l’album Laisse un temps à l’amour… leur septième en 5 ans!

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Pochette du simple français pour Toute la nuit / Simon.

Mathieu – And life goes on (Polydor; 197x)

Mathieu aka Daniel Mathieu aka Daniel Neault, son véritable nom. Ex-membre du groupe abitibien Les Caids, avec Marc Hamilton, et compositeur de l’unique simple du groupe (Je voyais son visage dans l’eau). La connexion Hamiltonesque se poursuit sur ce premier album éponyme, produit par Normand Bouchard (ex-Monstres/Shadols et producteur de Hamilton). Parallèlement à son premier album, un simple avec pochette-photo serait même publié en France. Qui est cet aventureux et envoutant violoniste qu’on entend? Philippe Gagnon? Dominique Tremblay? Vous le savez?

49055Guy Trépanier – En suite (Saturne; 1973)

Professeur, chansonnier et célèbre arrangeur (Lance et compte, Le club des 100 Watts). À la suite d’un premier album fort prometteur avec le groupe Morphus (et un jeune Serge Fiori), Trépanier pousse l’expérimentation un peu plus loin en engageant notamment le multi-instrumentiste Jean Sauvageau comme co-producteur. Ce titre ouvre le second album du chansonnier, l’impressionant et toujours non-réédité Suite & Début.

Jean-Pierre Ferland – Au fond des choses / Le soleil enmène au soleil (Jaune; 1973)

On mise sur l’envers du rétro, mais pour y accéder, il faut bien commencer quelque part… Pour les nouveaux venus ou nos auditeurs à l’étranger, la découverte de la chanson québécoise passera inévitablement par l’oeuvre de Ferland, ses albums Jaune & Soleil particulièrement. Savourez cette orchestration de Paul Baillargeon et André Perry!

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3 Commentaires

Barry Stagg (Montréal, 9 avril 1944) a rencontré Anthony Green (Antonio Mazzone, Montréal, 1948) à l’université de Montréal. Ils forment un duo folk de 1969 à 1974 (il y eut un autre 45 tours chez London après Window Of Your Life). Stagg a enregistré quelques simples puis s’est installé en Nouvelle-Écosse puis en Caroline du Nord. Il a écrit des chansons pour du théâtre musical et des ballets. Tony Green a enregistré plusieurs simples chez RCA, adoptant le pseudonyme FUSION. Il est ensuite devenu un des producteurs les plus en vue dans le Disco montréalais, lançant notamment la carrière de France Joly et la compagnie de disques Manhattan dans les années 1980.

Green = Fusion? Puis Discoman montréalais? Alors là.. on savait pas! Merci!

Monsieur Thérien, on devrait vous embaucher comme recherchiste ou consultant! : ) Merci!

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