Pierre Bertrand aussi connu sous le sobriquet de Geoffroy (Photo Vedettes, avril 1970)

Un air d’automne parfume notre programme d’aujourd’hui, oscillant entre quelques numéros funky et une seconde partie généreusement feutrée. Mellow PQ, comme diraient nos auditeurs anglophones. Bonne écoute!

lucetlise45Luc & Lise et les Wawanko – Climat tempéré (Polydor; 1972)

Rare simple publié entre leur période Luc & Lise, leur incarnation anglophone The Cousineaus et leur nouvelle approche plus rock, Cousineau. Qui étaient Les Wawanko? Une troupe mexicaine en visite au Québec à l’époque? Les musiciens de «Cousineau» sous un pseudonyme??

Geoffroy – Combien je t’aime (RCA; 1970)

Pseudonyme pour le bassiste Pierre Bertrand (futur membre de Beau Dommage), en solo depuis la fin de la Famille Casgrain… quoique son groupe l’accompagne sur cet unique simple. La face B (Je vous remercie) est signée par des membres de la Révolution Française.

Valentin – Quand viendras-tu me libérer (Jupiter; 1968)

Premier simple pour ce chanteur Belge récemment déménagé au Québec. Qui pourra nous révéler la véritable identité de ce chanteur méconnu (3 simples; passages au Lautrec Chaud + Allez-4) ? Si vous ne l’avez pas encore vu chanter son second 45 tours, Lumières et sons , voici la vidéo.

Bobby Leclerc a la fibre cowboy (Télé-Radiomonde; décembre 1970)

Bobby Leclerc – Je vais vers quelque chose (Love; 1971)

Il y eut quelques chanteurs du même nom évoluant sur la scène québécoise des années 60. Un était de Drummondville et chantait pour les Diables Noirs et parallèlement aussi avec le groupe Les Pantins. Un autre était le soloiste pour le groupe de Québec, Les Topazes. C’est ce dernier qui entreprit une courte carrière en solo, publiant une poignée de simples dynamiques au tournant des années 70. Merci à Québecrock pour cette précision.

Le Triangle (pré-Mashmakan) en compagnie de Robert Arcand (Echos-Vedettes, juin 1969).

Mashmakan – Afraid of loosing you (Columbia; 1969)

Anciennement connu sous forme d’un trio, Le triangle, le groupe de Montréal obtint un succès instantanné avec son premier album éponyme, ici, aux USA mais aussi au Japon. As the years go by tourna beaucoup et est toujours considéré comme un classique… du classic rock! Et à propos de «mashmakan», il s’agissait en fait d’un type de hashish particulièrement prisé des montréalais à l’époque…

Rogen-Denjean – Skol (ABLE; 1972)

Un trip d’arrangeurs français enregistré dans les studios d’André Perry et publié au Québec. Une collaboration entre Claude Denjean (Moog! ; Open Circuit) et Claude Rogen nous donne un album qui présente quelques compositions (dont ce titre, mal épelé «Skool» sur certaines pochettes) et des adaptations (Horse with no name, How can you mend a broken heart).

Sebastian – Passages (MCA; 1970)

Redécouvrez le parcours de ce jeune chanteur anglophone de Montréal produit par Roger Gravel en lisant l’article publié sur le blogue Patrimoine PQ.

Hamel & Angelillo

Yolanda Lisi – Je veux te dire une chanson (Barclay; 197?)

Comme le souligne le titre de l’album, Complicité, le méconnu duo formé de Henri Hamel & Vic Angelillo arrange son tour de chants en faisant appel à divers interprètes comme Claude Léveillée, Renae Lee, Marie Colette et… Yolanda Lisi. Quel bonheur de la retrouver dans les années 70, une période pour laquelle cette interprète ne serait remémorée que pour son jingle du restaurant Da Giovani Elle vaut bien plus que ça.

Organisation C – Un soir (1978)

Un rare pressage privé d’une singulière délicatesse, des arrangements de cuivres soignés, de douces harmonies… et la présence des Blouin, Claude et Johanne (père et fille), dans une troupe réglée au quart de tour. L’album passe du disco à une pop funky et offre deux moments généreusement éthérés où le mix voix/cuivres est tout à fait brillant. Fans de Stéréolab ou des High Lamas, tendez l’oreille.

Jacques Salvail – Pour les enfants (Image; 1974)

Une pochette hideuse cache un album pop fascinant démontrant une collaboration aussi improbable que réussie: Salvail est ici accompagnée du groupe progressif Morse Code. Mieux: le claviériste Christian Simard compose toutes les mélodies sur des textes pour la plupart de Salvail! Trois simples sont extraits de l’album P’tit bout de langue feelin’ ; Pour les enfants sera la face B de Bingo et sera honteusement écarté de la réédition officielle de l’album par les Disques Mérite.

Pierre Létourneau – D’Amsterdam à Calcutta (La Compagnie; 1971)

Lui, on l’aime ben gros! Son séjour en France ne dura que 10 mois, mais la presse en fit ses choux gras en 1970. Faisant l’aller-retour entre Paris et Montréal, Létourneau trouva néanmoins le temps de jouer dans le film Viens mon amour et d’enregistrer cet album en France en compagnie de Jacques Denjean et Jean Bouchety en attendant de revenir au Québec. La pièce Maurice Richard (extrait de cet album) aurait d’ailleurs été composée dans un moment d’ennui et de nostalgie du Québec; ce fut un tube ici, mais en France, on opta pour le simple Mes amis s’en vont / D’Amsterdam à Calcutta.

À 74 ans, Létourneau vient de publier un nouvel album, Foutue société. Allez aussi consulter son site Web pour de jolies photos d’époque.

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2 Commentaires

Sylvain Lecours

Je suis d’accord avec Mimi: le titre de la chanson “P’tit boutte de langue feeling” (Jacques Salvail) me rend un peu inconfortable….

C’est compréhensible! ehe Visiblement, il se passait quelque chose de louche en bouche, mais qui donna un résultat des plus accrocheurs. Trouvez cet album! La pochette vous sidèrera.

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