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C’est pesant, sale, hirsute et branché sur le 220V! Voici notre cinquième volet de notre série Province du Hard Rock où nous revenons sur l’évolution du rock québécois entre les années 60 et 80. Bonne écoute!

someone45Someone – Le magicien (Canama; 1970)

Après quelques modifications, le trio Someone (autrefois Someone Electric Band) se concentre sur les talents de Gilles Valiquette (chants, harmonica, flûte traversière et guitare solo), de Normann Langlois à la batterie &Yves Poirier (basse). La formation enregistre 2 simples (l’autre est sur Visa en 1968), non-compilés et difficiles à retracer de nos jours, avant de plancher sur un album en anglais (lancé sous forme de bootleg en 1973: And now… Valiquette). Langlois précise : Cette version n’est pas celle qui a été mis sur le marché à l’époque. N’étant pas satisfait de cette version nous avions demandé à notre producteur que les deux faces du 45 tours soient remixé, ce qui a donné un produit très différent. La nouvelle version est apparue sur une étiquette dont même les couleurs ont été remaniées. Au lieu de ce bleu poudre, nous avons eu droit à des couleurs plus vives de bleu marine, de jaune et de rouge. Personnellement, je n’ai jamais vu ce 45 tours; et vous?

The Purple Haze – Love is fine (Memphis Sound; 1968)

Suivant la publication de son unique simple, le guitariste/chanteur Yvon Bonneville fonde et opère brièvement son propre label en 1967. The Memphis Sound n’aurait en fait publié que cet unique 45. Le groupe était principalement formé de Richard Graves / Richard Dupuis (guitare solo et créateur du groupe), Richard Tucker / Richard Millette (guitare basse), Peter Hopkins / Pierre Poitras (batterie) et Nim Capra / Gilles Chartier (guitare). Chartier souligne : Nous étions un groupe de francophones, trois d’entre nous étaient de Laval en compagnie d’un Montréalais (R. Dupuis). Les noms affichés sur le simple sont des noms de plume que nous avions choisis pour la forme, parce que c’était à la mode si je me souviens.

The Purple Haze

The Purple Haze

The Sound Box – Warm your mind and soul (Regency; 1968)

Premier de deux simples difficiles à retracer pour le groupe du batteur Brian Redmond. Musicien montréalais précoce, Redmond débute en 1965 avec les Red Caps avant de fonder The Sound Box à la fin 1968 avec Jim Boyce (chanteur), Ron Hepworth (guitare), Bud Swan (basse), Michel Dugas (lead guitare) & Redmond (batterie, chant). Warm your mind and soul sera leur premier 45 tours : une BOMBE de rock psychédélique avec un groove hyper-accrocheur à faire décoller le papier peint! Lisez l’excellente entrevue de 2011 du blogue Vente de garage!

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Pop Rock Jeunesse, Volume 3, Numéro 5 (1974).

Freedom North – Losing you (Aquarius; 1970)

Avec la formation montréalaise Life, Freedom North (ou Freedom ou Freedom of Choice) figure parmi les premières à se déclarer « super-groupe ». Losing you est la piste la plus lourde de l’album qui berce plutôt entre le folk-rock et une pop par moments cuivrée. La chanson devance en quelques sortes le son d’autres groupes montréalais à venir comme Mantis ou Guillotine.

Connexion – I believe in you (RCA; 1976)

Dernier enregistrement du groupe, en anglais contrairement à leur album précédant qui rockait exclusivement et admirablement bien sur des compositions en français. Le groupe comptait sur les talents de Richard Vézina (guitare), Emedio «Peanut» Verillo (guitare et chant), Michel Barbier (basse) et Salvatore «Toto» Sciortino (percussions). QU’ÊTES-VOUS DEVENUS MESSIEURS?? Écrivez-nous!

Clockwork – Cybernaut (Sonogram; 1974)

Mouture tardive du groupe Blind Ravage avec André Deguire, Lucien Larin, Fernand Pelletier & Serge Fleury. Fleury (orgue, piano) avait été anciennement membre du groupe Les Furys. Plus près du son de Dyonisos ou Morse Code, cette pièce instrumentale au titre futuriste ne manque pourtant pas de mordant et se décline en plusieurs ambiances, culminant dans un stoner rock peu commun en province!

Michel Robidoux – Au jeu! (POM’S; mai 1976)

45 tours des « 15 jours olympiques » pour la Promotion de l’Olympisme en Milieu Scolaire à l’occasion des jeux de Montréal. Il s’agit d’une composition de Michel Robidoux qui s’éclate sur cette version instrumentale en face B.

Charlee – Just you and me (RCA; 1972)

Powertrio montréalais avec Rossi (guitare), Jack Geisinger (basse, ex-Influence) et Barry Keane (batterie). Enregistré en 1971 et publié l’année suivante, l’album est un des plus réussi et lourd du hard rock québécois.
Une mauvaise promotion aura raison de sa diffusion qui demeurera restreinte. Néanmoins, le bouche à oreille à l’extérieur du Québec fera son œuvre puisqu’on note trois pressages vyniles ainsi qu’une édition 8-pistes de leur long-jeu. Ultimement, Charlee ouvrira pour de nombreuses formations américaines dont les New York Dolls et verra même une de ses pièces, Lord knows I’ve won, atteindre la première place au palmarès d’une station radio australienne!

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Walter Rossi – Rock me baby (Aquarius; 1976)

Avec sa carrière solo, Rossi prend de l’assurance et chante maintenant en plus de jouer de la guitare et composer la majeure partie des chansons. Ça c’est de la reprise: une adaptation survoltée d’un classique de BB King extraite du premier long jeu en solo du guitariste!

Walter Rossi – Hey Serena (Aquarius; 1976)

Extrait du premier album éponyme du guitariste, aussi compilé sur l’album « Picks » en 1980.

Corbeau – Oui c’est vrai (London; 1979)

Bon anniversaire à Michel Lamothe, bassiste de la mythique formation qui regroupait aussi Roger Belval, Pierre Harel, Donald Hince, Jean Millaire et Marjolène Morin.

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Une partie de la discographie en solo de Walter Rossi.

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8 Commentaires

Rabin Kramaslabovitch

Merci, j’ai bien aimé The Sound Box, Clockwork et Charlee (ainsi que Walter Rossi). Je connaissais Rossi de nom, mais je suis vraiment impressionné.

Merci Rabin!

Au sujet de Walter Rossi, Je cherche a me faire confirmer une rumeur que j’ai entendu de la bouche d’un musicien chez Champlain musique rue St-Jean a Québec vers 1976. Ce dernier prétendait connaitre quelques musiciens des haunted et m’a déclaré que leur gérant un certain Bev Flanagan bookait le groupa pour deux spectacles le meme soir a deux endroits différents et les membres originaux se séparaient en deux et que walter rossi jouait sur scene mais n’a jamais participéa aux sessions studio. Quelqu’un a-t-il déja entendu parler de ca?

Bonne question! Je ne serais pas surpris que ce soit le cas..! ehe Marc Hamilton m’a raconté une histoire similaire àa propos des groupes Les Monstres et Les Shadolls: trop occupés, trop de contrats… les musiciens se “dédoublaient” et d’autres musiciens les remplaçaient pour différentes gigs. ; )

Bonjour Sebastien et Benoit Morissette,
Je ne saurais confirmer hors de tout doute pour les Haunted et Walter mais de mon côté, j’était batteur dans un groupe connu de 67 à 73 et nous avions un stratagème semblable. Notre gérant nous bookait dans 2 endroits pas trop loin l’un de l’autre, par exemple, la Porte St-Denis et le Casa Loma (Montréal ) et à l’époque on faisait des specracles d’environ 1 heure. Donc, on organisaite notre horaire de show de façon à pouvoir nous déplacer d’un endroit à l’autre. On faisait 3 shows par soir vendredi et samedi et parfois 2 le jeudi. Les gens sortaient plus tôt à cette periode. Donc, pendant qu’on était supposement en pause à un endroit, on jouait à l’autre. On pouvait se faire facilement 150$ chacun par weekend alors qu’un bon salire pour 40hrs était environ 75$ à cette epoque. C’était payant faire de la musique. Aujourd’hui, on crève de faim si on ne fait pas parie de la bonne clique. De toute façon, y’a presque plus d’endroit ou faire des shows.

Excellente anecdote, merci beaucoup Chris! Là, je suis curieux: vous étiez membre de quel groupe au juste à cette époque?

Salut Sebastien,

Désolé pour le trop long délai à répondre. À cette époque J’ai joué pour The Sound Box, Steve Fiset et Jacques Salvail/Morse code.

Bonjour et MERCI Chris pour ce témoignage. Je suis un fan de vos enregistrements, j’ADORE et possède les 2 simples de The Soundbox! Je suis curieux.. quel était votre rôle auprès de Salvail lors de sa collaboration avec Morse Code? L’album “P’tit bout de langue feeling” est souvent en rotation à la maison. Je me demande d’ailleurs pourquoi d’avantage de chanteurs pop actuels n’osent pas répéter ce genre d’expérience de nos jours!?

Contactez-moi au mondopq@mondopq.com . Au plaisir d’échanger avec vous!

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