sam1 copyVoilà bien des années que le cas de Sam Lloyd me mystifiait. J’avais beau demander à d’autres collectionneurs, disquaires et historiens de la musique : personne ne semblait connaître cet artiste québécois à consonance anglophone. J’ai rédigé un premier et long article à propos de ses enregistrements, pour la plupart difficiles à retracer, en espérant une réponse du principal intéressé. Rien. Lors d’une entrevue de 2013, le musicien François Carel s’est vaguement souvenu de son ex-collègue au sein du groupe Les Monstres et nous donna un premier indice : c’était le beau-frère de Marc Hamilton (aussi des Monstres). Quelques mois plus tard, je retraçais enfin Lloyd et le conviais en entrevue… sa première en plus de 40 ans! Voici donc les deux parties de cet échange où nous revenons sur ses enregisterments et performances de 1965 à 1972.

Je tiens à remercier mon invité qui a accepté de partager ses archives personnelles; la plupart des illustrations ci-bas sont tirées de sa collection. Bonne écoute!

En compagnie de Sam Lloyd et de la première pochette imaginée pour l'album de notre invité.

En compagnie de Sam Lloyd et de la première pochette imaginée pour son unique album.

sam_uda_66 copyLloyd est originaire de Montréal et est né Réal Brousseau. D’aussi loin qu’il se souvienne, sa mère l’a toujours appelé Sam. Il adoptera plus tard le pseudonyme de Sam Lloyd, tout bonnement en l’honneur du père d’un de ses employeurs. Ça sonnait bien… Dès son jeune âge, il tâte de l’accordéon avant de troquer l’instrument pour une guitare à l’adolescence. Il étudie au Collège de Réforme Mont-St-Antoine en dessin technique et en fera son métier lorsqu’il s’écartera plus tard du show business. À la fin de ses études en 1965, il est approché par Marc Hamilton, qui était déjà son beau-frère et depuis peu chanteur au sein du populaire groupe Les Shadols. Hamilton recherche une nouveau guitariste. La tête pleine de projets, celui-ci envisage la création d’un nouveau groupe costumé, aussi captivant que choquant : Les Monstres. Avant même que Brousseau ne rejoigne Les Monstres, Hamilton avait déjà effectué quelques spectacles costumés avec des musiciens différents, question de prendre le pouls de la foule. Devant la réponse positive dès les premières représentations, Hamilton choisi de dédoubler ses activités. Pendant un court moment, les deux formations tournent simultanément et Brousseau fait partie des deux. Les Shadols jouent en semaine et les week-ends sont le plus souvent réservés aux performances des Monstres. À quelques occasions, une formation complètement différente des Shadols, sans les musiciens originaux, honore même quelques contrats de dernière minute! Jean Letarte, batteur du groupe Les Cavendish, en rajoute. Il me confiait récemment avoir fait partie d’une toute autre mouture des Monstres qui pouvait occasionnellement tourner en même temps que la formation originale! Occupés…

monstres

Photo Vedettes, 10 juillet 1965.

Photo Vedettes, 10 juillet 1965.

Comme il rejoint Les Shadols sur le tard, Brousseau n’apparait pas sur leurs deux 45 tours, mais il se manifeste pour la première fois sur disque au sein des Monstres. L’histoire du groupe Les Monstres a été scrutée en détails par Félix B. Desfossés de l’essentiel blogue Vente de garage et je ne saurais trop vous recommander de lire cet article qui offre de rares photos du groupe sur scène et des extraits de leurs deux 45 tours. Quelques détails supplémentaires méritent cependant d’être précisés. Brousseau incarne le rôle du Bossu sur scène, alternant entre la guitare et le chant principalement sur des sélections en anglais. Les ballades françaises, c’était la spécialité de Marc Hamilton… Il faut ainsi imaginer le groupe, adéquatement costumé pour sidérer son public, interprétant autant leurs compositions, des titres rock américain et des airs langoureux d’Aznavour. Le second 45 sur étiquette Miracle et produit par Jean Beaulne est beaucoup plus pop et illustre bien cette dichotomie stylistique.

Avant même que le groupe ne performe pour la première fois au Club YéYé du Café St-Jacques à Montréal, Brousseau se souvient du buzz médiatique autour de la formation. On ne nous avait pas encore vus sur scène et le soir de notre première, il y avait déjà une file d’attente qui faisait le tour de l’immeuble! Pas de doute, leur jeune public était friand de ce genre de provocation.

Le groupe visite New York au début de 1966 pour y graver un nouveau 45 tours suivant leur premier sur étiquette Blue Jeans. Pas à un scandale près, le groupe se déplace déjà exclusivement dans un corbillard (un Packard 1947) pour ses nombreux concerts et c’est ainsi qu’il fera son premier voyage à l’extérieur du Québec. Les Monstres y croiseront le producteur Tony Roman qui vient tout juste de découvrir une jeune Nanette Workman. Brousseau précise qu’à l’initiative de Roman, le groupe aurait enregistré 2 chansons dans un studio newyorkais. Celles-ci n’ont jamais été publiées. Cependant, à l’écoute d’un disque acétate newyorkais attribué aux Monstres découvert dans les archives de Tony Roman en 2014, le guitariste ne reconnait pas les deux chansons… Le débat demeure donc ouvert LesMonstres_Acetatequant à la paternité de ces enregistrements et, du coup, il n’est pas exclu que nous entendions un jour de « nouveaux » enregistrements des Monstres. Le groupe se rendra une seconde fois à New York à l’été 1967, mais leur précieux corbillard devra être abandonné aux États-Unis en raison de nombreuses contraventions impayées…

Au printemps 1966, Brousseau quitte momentanément Les Monstres pour travailler en dessin technique. Pendant 2 à 3 mois, on fait appel à un remplaçant et pas n’importe qui : François Carel. Le talentueux musicien est alors posté à l’orgue et interprète sur scène le personnage du Fantôme de l’Opéra. Le caractère bouillant de Carel est toutefois bientôt à l’origine d’un conflit de personnalités qui l’oppose à Marc Hamilton. Ce dernier convainc peu de temps après Brousseau de revenir au sein du groupe. Horreur, fureur, bonheur…

plume-docteur-robert-citationAvant Latraverse, il y eut… Plume

sam_uda_67 copyÀ l’implosion des Monstres, Brousseau entreprend illico une carrière en solo pendant quelques mois sous un nouveau pseudonyme : Plume. Son unique 45 tours sur Citations a longtemps été convoité par les complétistes de l’œuvre du chansonnier Plume Latraverse qui croyaient à tort y entendre son premier enregistrement répertorié. Or, il n’en est rien. À l’époque, plusieurs journaux avaient déjà noté l’influence des Beatles dans le timbre de Brousseau, le qualifiant même allègrement de 5e Beatle made in Quebec ! Cette analogie le suivrait d’ailleurs tout au long de sa carrière solo… Dans cette optique, il n’est donc pas surprenant de retrouver sur le 45 tours de Plume une chanson des Beatles : Docteur Robert. Cette adaptation peu commune de Doctor Robert , un titre publié à l’origine sur l’album Revolver des Beatles, s’impose habilement par sa basse dans l’tapis. Au revers, on retrouve la pièce Tout peut s’oublier. Bien que créditée à Plume, il s’agit en fait de la chanson du groupe anglais The Hollies, Too many people. Comme sur l’autre face, Yves Martin supervise les arrangements et appuie Plume à la guitare sur cette version qui sonne encore plus percutante que l’originale.

sam_plume copyL’aventure Plume est de courte durée. Brousseau a néanmoins la chance de promouvoir son simple aux émissions Jeunesse d’Aujourd’hui en octobre 1967 puis à Bonsoir Copains (Télé 7, Sherbrooke). La presse lui réserve une couverture limitée et le 45 tours sombre bientôt dans l’oubli. Lorsqu’un nouveau chansonnier du nom de Plume Latraverse commence à faire parler de lui dans quelques boîtes à chansons montréalaises, Brousseau abandonne définitivement son pseudonyme. En 1968, il quitte de nouveau le métier de musicien et cette fois-ci la province pour aller travailler le dessin technique à Calgary pendant une année. APPEL À TOUS : Notre invité n’a pas revu sa performance du 14 octobre 1967 pour Jeunesse d’Aujourd’hui; si vous êtes en possession de ces images et souhaitez les partager, écrivez-moi.

Aurevoir Plume, bonjour Sam Lloyd

Pendant son absence, certains de ses ex-collègues des Monstres poursuivent leur parcours musical. C’est le cas de Normand Bouchard, maintenant de plus en plus derrière la console, qui vient de produire un simple à succès pour le chanteur Marc Hamilton évoluant maintenant en solo : le tube planétaire Comme j’ai toujours envie d’aimer. Nous sommes en 1969 et cette ballade langoureuse sur fond d’amour libre rencontre un succès immédiat et est adaptée dans plusieurs langues et pays. De bonnes ventes confirment du même coup le flair artistique de Bouchard qui en profite pour fonder sa propre étiquette : Charton (une division de Polydor).

Ce nouveau projet coincide avec le retour de Brousseau à Montréal qui reprend immédiatement contact avec ses amis musiciens. Malgré son absence des planches, le guitariste accumule depuis les récents mois plusieurs chansons folk anglophones influencées par l’approche roots qui émergeait du Canada et des États-Unis au tournant de la décennie. À l’écoute de ses nouvelles compositions, Bouchard est convaincu de leur potentiel commercial et offre de signer Brousseau, maintenant officiellement connu sous le sobriquet Sam Lloyd. Mieux, il en fait la principale tête d’affiche de Charton! Lloyd retourne la faveur en dessinant le logo de la nouvelle étiquette.

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Piano Piano capte l'attention de United Artists.

Un premier simple est enregistré, On your piano (rebaptisé Piano Piano ), pressé simultanément en 45 tours et –fait inusité!- en simple 12’’. Si ce format ne serait adopté que vers 1974 par les DJs puisqu’il facilitait la manipulation et du coup le mixage dans le feu de l’action, Charton semble plutôt apprécier le format géant du simple pour ne pas passer inaperçu auprès des animateurs radio. Une bonne tactique, confirmée par l’illustration de la pochette qui l’accompagne. Ce simple, ne serait-ce que par son aspect inhabituel, fait de Lloyd et Charton des précurseurs du simple 12’’ au Canada… et même à l’internationale! Musicalement, les versions du 45 tours et du simple 12’’ sont les mêmes et snt toutes les deux en mono. On y découvre une pop mordante, fuzzée et accrocheuse, un interprète investi et une influence anglo-saxonne qui n’est effectivement pas sans rappeler l’approche des Beatles dans les derniers mois du groupe. On retrouve aussi l’ex-Monstres Serge Blouin sur ce simple, à la basse. Piano Piano grimpe timidement quelques palmarès montréalais, oscillant le plus souvent dans le top 40, et capte même l’attention de l’étiquette des États-Unis, United Artists, un an après sa sortie initale. United Artists se montre fortement intéressée à en acquérir les droits pour confier son adaptation à un chanteur américain qui n,’ jamais été spécifié; des représentants visitent même les bureaux de Charton pour une performance intimiste de Lloyd et ses musiciens. Lorsqu’on découvre que Bouchard a aussi parallèlement négocié ce titre avec d’autres labels américains, la proposition de United Artists tombe malheureusement à l’eau…

samlloyd_45_0001Si le simple 12″ ne comporte qu’une face (le revers étant une face vierge), la chanson eut aussi un pressage sur 45 tours, où l’a coupla avec la bucolique ballade country-folk Free to be free en face B. L’approche sans flafla prépare l’auditeur au véritable son du chanteur, du moins celui qu’on retrouverait quelques mois plus tard sur son long jeu. La chanson témoigne d’une production minimale reposant principalement sur les guitares et le timbre des harmonies envoutantes de Lloyd. Ce titre serait aussi adapté en français sous le titre La liberté et inclut au revers d’un second simple pour Lloyd quelques mois plus tard, l’énergique Wah-Wah.

samlloyd_wahwah_fullWah-Wah poursuit l’amplification du registre de Lloyd et ne devrait pas être confondu avec un titre similaire popularisé par George Harrison à la même époque. Contrairement à ce que laisse entendre le titre, Lloyd choisit plutôt de pimenter sa guitare d’un flange pour émuler ultimement l’effet du wah-wah dans un refrain accrocheur sous forme d’onomatopée. Drôlement efficace! Si bien que ce nouveau simple grimpera encore plus haut dans les palmarès de Radiomutuel, atteignant la 14e place de leur palmarès dans la première semaine de juillet 1971. À nouveau, le simple sera offert en versions 45 tours et 12”, cette dernière offrant deux mix mono identiques.

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samlloyd_45_0003Le catalogue de 15 simples de l’étiquette Charton témoigne d’un ecclectisme évident. Bouchard y signe des talents aussi divers que le burlesque Minimum, la vétérante Rosita Salvador, Jean Lévesque en solo depuis l’implosion du duo Jean & Steve (Fiset) ainsi qu’une cohorte de nouveaux venus comme Cloudy Sky, Germain Lacasse ou Dave Thomson, tous ayant répondu à l’appel lancé par le producteur dans les journaux. Normand Bouchard propose au chanteur Maxime d’adapter Piano Piano pour son ultime simple, Moineau Moineau. Ce qui étonne à la première écoute, c’est plutôt le travestissement du thème original en faveur d’une histoire définitivement plus grivoise. La chanson illustre maintenant de façon navrante l’histoire d’une fille obèse nommée Moineau qui souhaite quitter le nid familial pour se marier… La production diffère légèrement de la version originale chantée par Lloyd. Le mix du simple de Maxime délaisse le fuzz pesant au profit de choeurs planants et propose maintenant un chant de baryton qui sonne délibérément déphasé. On pourrait penser que Lloyd n’ait pas apprécié l’exercice, mais au contraire… tout ceci l’amusait beaucoup.

Elle venait de je-ne-sais-d’où la fille de ma chanson.
Gros Jambon, c’est ainsi qu’on l’appelait.
Elle souffrait d’obésité, mais rêvait de s’envoler, de s’envoler.
Elle risquait de s’écraser.

Le chanteur accumulait parallèlement de nouvelles compositions espérant les inclure sur son premier long jeu, plus intimiste dans son approche et définitivement folk dans son rendu. Nous reviendrons sur cet album -le seul pressé par Charton!- et quelques enregistrements d’époque inédits dans la seconde partie de notre entrevue.

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p_vedettes_17071971_ChartOn copy2Profitant du studio mis au point par Bouchard, Lloyd enregistre en 1971, à temps perdu, de nouvelles compositions en compagnie de son comparse des Monstres, Martin Zizek. Les deux guitaristes planchent ainsi seuls sur des créations puisant leurs influences dans le blues, le rock intimiste et le folk de la scène anglo-québécoise. Lloyd avoue avoir enregistré ces pistes en toute simplicité, sans percussion, ni basse, ni accompagnement superflu… une solide base musicale sur laquelle il espérait greffer des arrangements plus étoffés par la suite.

Constatant de moins en moins d’affinités avec les autres artistes de l’écurie Charton, Lloyd délaisse pourtant le show business vers 1972 pour retourner de nouveau à son premier métier et miser principalement sur sa jeune famille. J’adore les enfants et élever une famille tout en poursuivant ma carrière de musicien professionnel me semblait inimaginable, ajoute-il. On ne le retrace que très peu sur les photos publicitaires de l’étiquette et on note son absence lors de l’unique tournée promotionnelle regroupant la plupart des artistes signés sur Charton. Avant de réorienter sa carrière, le chanteur est pourtant approché par Bouchard qui souhaite malgré tout publier ses récents enregistrements, tels quels. Un album éponyme est ainsi pressé suivant le départ de Lloyd qui, du coup, précise que ces nouvelles compositions n’ont jamais été interprétées sur scène… Malgré un tirage limité, deux pochettes sont imaginées, utilisant chacune la même photo : une version sépia, illustrée par Lloyd au revers, est remplacée presqu’aussitôt par une pochette bleutée (aujourd’hui plus commune ).

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Montréal Matin, août 1972.

Montréal Matin, août 1972.

Musicalement, on dénote l’influence de Crosby, Stills & Nash ou du Lennon du début de la décennie 70, particulièrement dans l’approche sommairement plaintive du chanteur, les thèmes qu’il aborde et sa prédisposition envers les doubles pistes vocales. Plus près de nous, Lloyd rappelle aussi le folk de Riverson, Roger Rodier, Moonstone, Mantra, du trio James, John & François ou de Daniel Mathieu, un ami et aussi protégé de Normand Bouchard chez Polydor.

De simplissimes mélodies portées par une interprétation franche, par moments à fleur de peau, font que l’ensemble des compositions demande une écoute reposée, quasi méditative. Après la liberté clamée par Free to be free, Lloyd poursuit sur cette lancée en chantant l’abandon (Let him go ), l’amour sublimé (Realize ), la révolte (la sombre Strike out every name ), la foi (la dramatique Do you agree with me; God bless ), l’innocence de l’enfance (l’éthérée Until nine ) ou l’oisiveté (Nevermind my job ou la charmante Blues in your room ) dans ses moments les plus introspectifs. Autant au niveau des paroles que de la production, l’auditeur demeure dans une proximité certaine de l’oeuvre de Lloyd. Si certains souligneront que l’ensemble manque parfois de finition, on ne pourra nier la candeur du chanteur qui pèse néanmoins chaque mot et meuble habilement cette production somme toutes minimale. Toujours, la voix nassillarde et à l’occasion rauque de Lloyd ponctuée de quelques notes électrifiées par Zizek ajoutent ce qu’il faut de mordant à l’album. I’m not guilty, à la toute fin de l’album, marche d’ailleurs dans les sillons bluesés de Nevermind my job en plus caustique.

sam_hippopotamus_aÀ la même époque, Lloyd fait de nouveau preuve de bilinguisme et enregistre un simple en anglais et en français pour le temps des Fêtes 1972. Pressé sur la nébuleuse étiquette Hippopotamus, la chanson bénificie de la coproduction de H. Liesker et de Louis Parizeau (Les Sinners, La Révolution Française) ainsi que de l’apport de Daniel Valois (flûtiste pour Les Sinners dès 1972) aux arrangements vocaux. On est entre bonnes mains…

Le chanteur y propose une chanson originale – un fait plutôt rare!- doublement adaptée qui ne s’éloigne pas trop du registre exploré sur ses précédents simples. Curieusement, la version francophone avait été rebaptisée Joyeux Noël à tous pour être ultimement compilée par les disques Mérite pour son album Party de Noël. Toujours vautré dans cette ambiance post-Beatles, Lloyd fusionne son message de paix universelle aux rapprochement qu’incite le réveillon, interpellant même plusieurs nationalités en conclusion. Remarquez qu’aucune cloche ni grelot n’est entendu tout au long de la chanson: ça fait changement! Ironiquement, Un Noël chanté est la seule chanson de tout le catalogue de Lloyd qui ait été réédité sur CD, compilée sur Un party de Noël (Disques Mérite; 2004).

Si Lloyd quitte le milieu artistique dès 1972, le chanteur devenu peintre à temps plein continue néanmoins d’écrire quelques chansons. Il réalisera au moins deux ritournelles publicitaires, une pour la station radiophonique CJMS (Montréal) ainsi qu’une autre pour faire la promotion de la bière Alpine. Si vous avez des enregistrements de bonne qualité de ces publicités, écrivez-nous! Sam Lloyd aimerait bien revoir cette publicité Alpine…

Quelques-unes de ses compositions sont aussi enregistrées à la même époque lors d’une session impromptue avec les musiciens de Michel Pagliaro aux studios Stéréo Sound, situés sur Côte-des-Neiges à Montréal. En présence d’Angelo Finaldi, John Hagopian et quelques autres, il met rapidement sur ruban de nouveaux titres fort prometteurs comme l’envoutante Tempo Shoes, la romantique It was you my wife ou Power inside me, superbe création non loin du son de John Lennon en solo. On reconnait de nouveau la signature du 5e Beatle made in Quebec. Plus rythmés et instantannément accrocheurs, ces titres auraient mérités d’être publiés à l’époque, mais demeureront plutôt inédits… jusqu’à ce jour.

Sans trop regarder en arrière, Lloyd poursuit néanmoins seul ses expérimentations et enregistre chez-lui une foule de nouvelles compositions et de reprises (Across the universe des Beatles) dans les décennies à venir, parfois au synthétiseur Roland ou ailleurs, noyé dans un brouillard de guitares électriques comme sur l’intense Raise you love to you soul.

En entrevue, l’auteur-compositeur a exprimé le souhait qu’un autre musicien/chanteur adapte ses chansons, qu’on leur donne un second souffle. C’est toujours les mêmes reprises qu’on entend… alors qu’il y a tant de 45 tours et de bandes inédites au Québec qui ramassent la poussière, ajoutait-il. Il met ainsi à la disposition de tous l’entièreté de ses enregistrements accumulés depuis des décennies sur ses deux chaînes YouTube ici et . En tout, il propose près d’une cinquantaine de chansons inédites! Si un musicien devait éventuellement adapter une de ses compositions, je l’invite à nous contacter: nous diffuserons sa version en ondes!

Je tiens à remercier chaleureusement Sam Lloyd pour sa collaboration et ses généreuses contributions et espère que son oeuvre résonnera de nouveau dans le coeur et les oreilles des québécois.

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8 Commentaires

Bonjour que de bon souvenir Papa .Allez sur YouTube toutes ces chansons paraissent avec toute nouvelles musicien.

Beaucoup plus de chansons et de mélodie sur YouTube Sam Lloyd Real Brousseau .

On ne manquera pas d’en diffuser dans la seconde partie de notre entrevue. J’inviterai aussi tout le monde à découvrir vos nouvelles compositions.

depuis lage de 9 ans, nous avons toujours ete de vrais amis mais depuis quelques annes nos chemins se sont separestu as toujours rester dans mon coeur TON AMI REAL

Quand je peux réunir deux chums qui s’étaient perdu de vue, ma journée est faite! ; )

La seconde partie de l’entrevue sera bientôt en ligne.

Quel fascinant personnage ! Belle émission, belle entrevue ! J’ai hâte d’entendre la suite !

François vaillant

un ami de jeunesse ce talentueux sam Lloyd,,il as largement contribuer,a l,épanouissement, de notre belle musique quebecquoise.
Un grand talent de chez-nous,,qu,il fait bon de réentendre après toutes ces années,, merci à vous me derosier, pour ce beau cadeaux.

En effet! Ses dernières compositions inédites (avec les musiciens de Pagliaro) avaient beaucoup de potentiel…

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