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Liz Brady & Martine Bee, Les Scarabées vers 1971. Extrait du site Web de Liz Brady.

Cette semaine, nous orbitons en marge du Yé-Yé, entre la pop bonenfant de chanteuses de cabaret et le rock naissant d’une superstar du Ska. Encore une fois, nous lançons quelques bouteilles à la mer. Si par hasard, vous avez plus d’informations à propos du groupe Les Harmonicos ou la chanteuse Mini Mars, écrivez-nous. Entre temps, bonne écoute!

pilede45Margot Lefebvre – Publicité Coca-Cola (1965)

Extrait d’une acétate pour le compte d’une vaste campagne publicitaire avec une foule d’interprètes québécois. Lisez et écoutez la suite sur le blogue Patrimoine PQ.

Mimi Mars – Mon homme à moi (Solfège; 1966)

Qui est Mimi??? Elle signe en tout cas les deux compositions de son unique simple. Solfège était une petite étiquette, surtout reconnue pour quelques-uns des plus rares pressages garage de la province (Les Serfs, Les Wild Ones, Le Spectre, Réjean & les Faucons) et quelques artistes internationaux en version française (Herman’s Hermits, Young Rascals). Moins de 20 titres y sont catalogués entre 1966 et… 1983, lorsqu’un certain Johnny Pop aide à rescuciter l’étiquette.

Pierret Beauchamp – En revenant (France-Canada; 1965)

Extrait de son 4e album éponyme.

Carole Cloutier – À ton âge (Contact; 1965)

Originaire de Thedford Mines, elle débute à la radio dès l’âge de 7 ans en 1949. Visitez le blogue de Monsieur Jeff, un retraité des Archives Nationales, pour une biographie plus complète.

Jenny Rock – Vas-y (Sélect; juin 1965)

Son 9e simple, quelques mois suivant le succès retentissant de Douliou Douliou St-Tropez. Seraient-ce Les Aristocrates qu’on aperçoit derrière dans cette performance à Jeunesse Oblige?

Liz Brady – Bas les pattes (Profil; 1973)

Fougueuse chanteuse franco-égyptienne qui publia 5 EP entre 1965 et 1967 avant de déménager au Québec. Bien que cette reprise de Hand’s off (Betty Everett) fut publiée originellement en France sur son 4e EP de 1966, la chanson serait ré-éditée par Jean Beaulne pour son étiquette Profil en… 1973, suivant la dissolution de son duo Les Scarabées. Depuis les années 80, elle réside et performe toujours en Floride sous le nom Liza Brady.

Les Scarabées – Si peu de temps (RCA Victor; été 1971)

Liz Brady déménage au Québec en 1968 et y fonde le duo Les Scarabées avec sa soeur Martine Gauthier (aka Martine Bee). Ben Kaye signe le groupe qui enregistre quelques simples jusqu’en 1971 alors que Yvan Ducharme les prend sous son aile, résultat.. un nouveau contrat avec RCA. Viva la buena vida devient un succès radio,est même exporté en Espagne et marque la collaboration de l’orchestre de 13 musiciens de Jerry De Villiers. Sa face B, une composition Ducharme/De Villiers est encore meilleure à nos oreilles! Le groupe accumulera d’autres succès comme Le choeur de mon pays en décembre 1971, publiera un unique album et participera à la tournée Musicorama 72 en juillet : 42 villes/42 jours!!!

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Les Rocking Diamonds vers 1961.

Les Valliants – Gais, gais, gais (Écho du Nord; 1965)

Sextet, probablement montréalais, qui publia un album instrumental (Bossa Nova The Valliants) en 1962 sur étiquette Trans-World. Vers 1965/1966, le groupe presse deux 45 tours sur Les Disques Echo – un pressage privé? Ils accompagnent notamment le chanteur Denis Mohanan et publient parallèlement leur simple, Gais gais gais. Selon Pierre Perpall, le groupe était l’un des rares chez les Blancs –avec Denis Lepage et Les Persuaders/The Stringers et Eddy & the Prophets- à se produire à l’Esquire Show Bar en plus d’accompagner une foule d’artistes soul en studio.

Les Impairs – Sur ma moto (Blue Jeans; 1965)

Groupe de St-Hyacinthe qui exista entre 1963 et 1965. Des membres des groupes Les Rockings Diamonds et des Flamingo Beats débutent en 1961 et deviendront par la suite The All Stars puis LES IMPAIRS : Yves Gendron, Pierre Girard, Guy Laviolette, Marcel & Albert Massicote. Ils sont l’orchestre-maison pour l’émission Bonsoir Copains en septembre 1964 et enregistrent au total deux 45 tours, avec 3 reprises des Stones (Pain in my heart, Off the hook & Heat of stone) et celle-ci, empruntée à Del Shannon.

Donald Lautrec – Je ne peux plus rien lui dire (Jupiter; février 1966)

Extrait de son 6e album -parmi ses plus consistant- qui fait notamment appel au groupe Les Misérables pour accompagner le chanteur sur deux titres. Une séduisante pochette, un bel objet, enregistré entre NYC et MTL, produit par Yvan Dufresne avec des arrangements supplémentaires de Jean Larose, Charles Cotello et Pierre Nolès. Recommandé.

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Photo extraite de l’Article du blogue Garage Hangover.

Les Harmonicos – Les oiseaux mécaniques (Productions Son Illimité; 1967)

Nébuleux quintet qui publia un simple bilingue remis lors d’une « journée familiale ». Serait-ce lors d’une journée porte-ouverte d’un quelconque escadron de cadets de l’air, on l’ignore? Le 45 tours était originalement serti d’une pochette photo, aujourd’hui difficile à retracer, montrant un plan rapproché du groupe autour d’un avion. Cette chanson fut compilé en 1997 sur Ils sont fous ces Gaulois Vol. 2.

Les Garçons de minuit – Le dos sur le plancher (RCA Victor; 1968)

Dernière face du dernier 45 tours pour ce groupe de Québec avec Claude Bélair (saxophone), Jean-Yves Gauvin (contrebasse) et Jean Mc Clintock (guitare) qui exista entre 1959 et la fin des années 60. Reconnu pour leur image plutôt propre et leurs performances fantaisistes de cabaret, le groupe bénéficie d’une composition de Martin Martin (Marty Hill) et d’une production bonifiée de cuivres. Leur meilleur simple! Merci au blogue Vente de garage pour nous avoir mis sur la touche en 2012.

Les Monstres – J’attends une réponse (Miracle; 1966)

Second et dernier simple pop de la troupe costumée, menée par le chanteur Marc “Dracula” Hamilton et produite par Jean Beaulne.

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8 Commentaires

Bonjour à vous deux,

Liz Brady est née Raymonde Fleurat à Héliopolis, une banlieue du Caire en Égypte le 5 janvier 1940. Elle a épousé un soldat britannique au début des années 60 (mariage de courte durée) puis s’est installée en France en 1964. Ce sont les producteurs chez Pathé-Marconi qui lui donnent le pseudonyme Liz Brady sur ses premiers disques. En avril 1968, elle vient au Québec avec son amie Martine Gautier qui doit y enregistrer quelques chansons. Impressionné également par Liz, le producteur Daniel Lazare (de Gamma) décide d’en faire un duo de soeurs (ce qu’elles ne sont pas) sous le nom Les Scarabées (clin d’oeil aux Beatles). Le duo s’est dissout en avril 1972.

Ohhh! MERCI M. Thérien. Voilà qui explique les noms de famille différents. ; ) Selon les informations retrouvées sur le site Web de Brady, le duo se serait produit lors de Musicorama 72 en juillet et se serait plutôt dissout le 10 décembre 1972.

Pour la petite histoire, Guy Laviolette le batteur des Impairs étaient le frère de Jean-Claude Laviolette des Hou-Lops. Yves Gendron a tenté de faire carrière sous le nomde (semble t’il) Socrate avec Roger Beaudet des Versatiles et Sultans. Albert Massicotte a fait partie de cette formation qui n’a pas durée.

Longue vie à Mondo PQ !

Du plaisir et du bonheur à notre portée, à la radio et sur Internet.
Gratis, en plus !

Merci Sylvain, c’est avec des commentaires comme le tien qu’on se ravigotte et se motive à vous programmer la suite!

Le titre de l’émission, ça serait pas une référence à une toune de Rod Tremblay ? Rod et ses S’pas plus précisément ?

Oui et non. En fait Simon, il s’agit d’un titre à l’origine composé par un jeune Alain Baschung en 1967, repris maintes fois au Québec notamment par Donald Lautrec. Rod et ses S’Pas en ont quand même réalisé une version correct… mais on va se dire les vraies affaires: Tremblay est meilleur au piano que devant un micro. ; )

Wow là tu m’en apprends une bonne ! Celle de Tremblay est la seule que je connaissais. C’est tellement épais comme concept de toune, j’en revient pas .. trois versions ?!?

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