19 février 2012: Province du Hardrock (1968-1975)
Publié par Sébastien le février 21, 2012 | Laissez un commentaire
Un rock plus musclé s’impose progressivement sur le Québec de la fin des années 60. Avec l’émergence populaire de l’underground, les artistes d’ici absorbent les influences américaines et britanniques du rock (Led Zeppelin, Spooky Tooth, Grand Funk, Alice Cooper, Black Sabbath) et du blues (John Mayall, Paul Butterfield, Jeff Beck, Joplin). Ce n’était pas encore donné à tous de pouvoir joualiser efficacement son rock comme l’avait fait Charlebois. Ainsi, la plupart des artistes francophones émuleront leurs idoles en choisissant de chanter en anglais. La presse de l’époque, plus particulièrement le magazine Mainmise et l’hebdomadaire Pop Jeunesse, mettront de l’avant ce nouveau son, le son de l’underground (faute de meilleure description à l’époque), pour une jeunesse assoiffée de décibels. Signe des temps, l’Agence PG (Pierre Gravel) de Granby, une des plus importante de la vague yéyé/garage, eut tôt fait de se réinventer en moussant la carrière d’une foule de groupes hardrock québécois au tournant de 1970. Fracas assuré! Revenons donc aujourd’hui sur la première vague hardrock québécoise. Bonne écoute!
Clip audio : (Extrait du film « Tabarnac », avec Offenbach)
1- Les Sound Track – STP #1 (Disco-Bel-Air; 1969)
Comme en témoigne cet extrait de leur second et dernier simple, ce power trio, dont les membres étaient âgés entre 16 et 18 ans, était en admiration devant le son ravageur de Jimi Hendrix! Originaire de Trois-Rivière, le groupe était composé de Daniel Hubert (guitare), Pat Nermath (batterie) et Roger Hubert (basse).
2- Max – Run, run (Trans-Canada; 1970)
Un mystère! Groupe montréalais méconnu; seul le nom de leur producteur -H. Leopold- est mentionné sur l’étiquette. En savez-vous plus à leur sujet? Écrivez-nous! C’était bien sur Trans-World et non Trans-Canada comme le mentionnait Sébastien en ondes! (voir image ci-dessus)
3- Connexion – Faut pas lâcher (RCA; 1975)
Une des pochettes les plus hideuses de cette scène enveloppe un des disques les plus consistant de l’époque! Connexion rockait admirablement bien en français et n’offrait que des compositions. Le groupe comptait sur les talents de Richard Vézina (guitare), Emedio «Peanut» Verillo (guitare et chant), Michel Barbier (basse) et Salvatore «Toto» Sciortino (percussions). Chaudement recommandé!
4- Wizard – A familiar story (Apex; 1970)
Power trio montréalais (1970-1972) réunissant George Bowser (guitare), Mike Driscoll (batterie), Harry Marks (basse). Ce dernier travaillait pour le compte de la télévision CBC à Montréal, à l’émission Crackers, et forma Wizard lorsque l’émission fut retirée des ondes. Il fera carrière solo par la suite, alors que Bowser rejoindra Rick Blue pour le duo d’humoristes/satiristes Bowser & Blue. Le groupe fera même une tournée des Maritimes en compagnie des Séguins au printemps 1972!
*Mise à jour du 22 février 2012 : l’ex-Spaceshit/Chains Alex Fascination nous informe que le « bassiste de Wizard est nul autre que le père de Danny Marks (batteur des légendaires Spaceshits et Sexareenos). » Merci de cette info!
5- Sex – Not yet (Trans-Canada; 1970)
Blues-rock pesant, techniquement primitif et cru, avec Yves Rousseau (guitare), Serge Gratton (batterie) et Robert Trépannier (chant et basse). Pierre Ouellet s’ajoute au groupe pour leur second album, The end of my life. Lorsque sur scène, ils recrutent l’ex-organiste du 25e Régiment, Réjean Ruel. Leur deux albums furent combinés et réédités en bootleg par une étiquette européene. Légalement parlant, l’étiquette québécoise Prog Québec mériterait cette primeur à notre avis…
6- Guillotine – Hands of children (Ampex; 1971)
Soul Rock avec Carole Breval (chant), Paul Morin, Le Gros Pierre et six autres musiciens. Anciennement connu sous le nom The Market Place (1 simple sur Polydor). Relisez la brève entrevue de Morin sur le blogue Patrimoine PQ.
7- Lorri Zimmerman – ‘Cause the world is mine (Crescent Street; 1971)
Elle débute sa carrière sous le nom de Sweet Loraine au sein de la seconde mouture du groupe de Verdun The Munks avant d’aller rejoindre les montréalais Freedom North. Plus tard, elle formerait un tiers du trio bilingue et disco Toulouse. En compagnie de Mari-Lou Gauthier (elle-même plus tard de Toulouse), elle ferait les choeurs sur l’unique album du groupe Emerald City. Redécouvrez la version française de cette chanson par la chanteuse Éloïse dans notre émission du 3 août 2011!
8- Blind Ravage – Tousaw (Crescent Street; 1971)
Deux anciens membres du groupe Les Furys, Serge Fleury (orgue, piano) et Bob Dufour (basse, chant), rejoignent Jean Charbonneau (guitare) et André Deguire (batterie) pour former Blind Ravage, à Laval en septembre 1969. Le groupe tournera au Québec, en Ontario ainsi que sur la Côte Est des États-Unis. On a oublié de mentionner en ondes, mais avouez que les premières notes rappellent, non pas subtilement, Day tripper des Beatles…
9- Ellison – Unchanged world (Supreme; 1971)
Avec Robert Cayer (batterie), Vincent Marandola (chant et guitare), Richard Arcand (basse) et Christian Tremblay (guitariste en remplacement de…). L’étiquette Suprême était une brève sous-division de Trans-World, fondée pour exploiter ce « nouveau son underground ». Marie-Claire et Richard Séguin font un bref caméo sur une pièce de leur unique album éponyme en tant que choristes.
10- Emerald City – Lonely Lady (Hippopotamus; 1975)
11- Laughter & Sorrow – Liberation pt. 2 (Pax; 1972)
Quatuor de Montréal avec le Robert Plant québécois René Ringuet (orgue et chant), Charles (guitare), Michel (basse) & Gerry (batterie). Une composition d’un certain J. Pankow. Le groupe projetait d’enregistrer un autre simple pour le compte de l’étiquette Hippopotamus; nous ne l’avons malheureusement jamais retracé… Est-ce que ce second 45 tours s’est concrétisé?
12- Dyonisos – L’âge du chlore – extrait (Jupiter; 1970)
Des pionniers! Un des premiers groupes rock à la fin des années 60 à pouvoir se vanter de ne composer exclusivement qu’en français. Groupe de Valleyfield composé de Paul-André Thibert, Philippe Bech, André Mathieu, Éric Clément, Jean-Pierre Legault et Robert Lepage. Leur premier album, produit par Donald Lautrec, est publié en 1971. Si le disque sonne creux, c’est que ma copie a été écoutée amoureusement à répétition depuis le temps… Dédiée à l’ami Marc Lambert, freak de l’époque et fan d’origine du groupe!
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12 février 2012 – Drette au coeur!
Publié par Sébastien le février 12, 2012 | Laissez un commentaire

Angelo Finaldi et Richard Tate étaient les derniers membres de la dernière incarnation du groupe La Révolution Française (Photo-Vedettes; 15 août 1970)
On a beau être à quelques heures de la St-Valentin, on allait pas se la jouer cucu à Mondo P.Q. ! Vous aurez néanmoins droit à quelques intriguantes histoires d’amour, de grinçant tubes garage et un survol des productions parallèles du montréalais Yank Barry. On profite aussi du passage de Johnny Hallyday à Montréal pour vous rinser les oreilles avec un hymne hardrock de Angelo Finaldi, spcéialement composé pour le mythique chanteur qui l’endisquera en 1973. Allumez le feu! Bonne écoute!!
1- Angelo Finaldi & Richard Tate – Le sorcier, le maudit (Extra; 1973)
Ce rock a beau avoir été composé pour Johnny, nous c’est la version qu’enregistra le duo Tate-Finaldi à leur retour au Québec en 1973 que nous apprécions le plus!
2- Claire Lepage & Compagnie – Les chemins de l’amour (Trans-Canada; 1970)
Cette révélation Méritas de 1966 eut tôt fait de réinventer son image avec son groupe qui réunissait le guitariste Germain Gauthier, le batteur Richard Patri et le bassiste Bill Lagariuk. Gauthier s’associerait à la même époque à son ami, le chanteur folk Roger Rodier, dans le duo Rodier-Gauthier. Ils enregistrèrent quelques simples ensemble (la plupart du Pax) et Gauthier apparaitrait même sur Upon Velveatur, l’unique et cultissime album de Rodier. Redécouvrez cet ultime album de Claire Lepage sur le blog Patrimoine PQ.
3- Guy Rhéaume – Qu’est-ce que t’as (Polydor; 1972)
L’ancien batteur des groupes Les Convix puis Le Cardan eut l’occasion d’enregistrer son unique album au tournant des années 70. Polydor ne crut pas bon d’en mousser la diffusion; malgré tout, Rhéaume pu enregistrer et publier trois simples… tous devenus quasiment introuvables de nos jours. Qu’est-ce que t’as prend fin sur une somptueuse envollée classique qui semble avoir été discrètement empruntée au répertoire d’un compositeur dont le nom nous échappe… Si, si: on le savait, on vous le jure, mais on a oublié depuis. Y’a-t’il un audiophile qui pourrait nous aider à identifier cet extrait instrumental à la fin de cette ballade?
4- Luc & Lise – Angèla mon amour (Polydor/Something Else; juin 1970)
5- Lise Thouin – L’Amour ça ne se commande pas (1972)
La face B de son plus grand succès, Les colombes. Une composition plutôt upbeat de Michel Conte.

Sébastien eut le bonheur de co-animer une fois avec Lyse... et passer simultannément le cours de Physique de Charles en secondaire IV.
6- Lyse Poirier – Je pense donc… j’essuie (Sélect; 1965)
Originaire de Rimouski, cette chanteuse jazzée à la voix timide enregistra un album, un «mini-micro» et quelques simples en compagnie du talentueux arrangeur Paul de Margerie. Aucun de ses titres n’ont depuis fait l’objet d’une quelconque réédition. Elle prit pour nom Bonenfant et poursuivit une longue carrière publique en tant que chroniqueuse culturelle sur les ondes radiophoniques de CJBR (Radio-Canada). Sa voix feutrée peut toujours être entendu dans le Bas St-Laurent.
7- Claude Blanchard – Tu veux, tu veux pas (Trans-Canada; 1970)
Une drôle de bibitte au catalogue déjà grivois voire burlesque de l’humoriste/comédien/animateur/chanteur/Nestor.
8- Les Sultans – On est trop jeunes (Jeunesse-Franco; décembre 1965)
Qui pouvait rivaliser sur disque, au Québec de l’époque, avec un tel fracas!? On avait jamais entendu Les Sultans être si décapant! De quoi enterrer les hurlements des jeunes filles qui déferleraient sous peu…
9- Les Classels – Les révoltés (Trans-Canada; 1966)
10- Les Lutins – Demain ça ira (Carrousel; 1967)
11- Yankey – Jamais dire non (Trans-Canada; 1975)
Quelle belle curiosité pop que nous sort Mimi du fond de sa discothèque: un pressage plus tardif du chanteur Yank Barry sous le pseudonyme de Yankey! Un groove quasiment bilingue par dessus le marché! Avec un nom pareil (yankee ), on sent que Barry s’identifiait de plus en plus avec nos voisins du sud.
12- The Footprints – You got a ticket for a mobile (Capitol; 1968)
Quatuor montréalais regroupant Gerald «Yank» Barry (voix, basse), Tommy Ford (orgue), Sonny Haines (guitariste américan installé au Québec),à et Jason Paris (batterie). The Footprints produisit trois 45 tours entre 1966 et 1968, la plupart enregistrés dans un studio newyorkais sous la supervision de Vinny Testa, avant que Haines rejoigne le groupe psychédélique américain Stone Circus et que Barry quitte à son tour pour devenir un membre d’une incarnation tardive des Kingsmen (Louie Louie). Pas banale comme histoire! Sous le nom de Yank Barry, les deux imagineraient plus tard leur magnum opus, le musical The diary of Mr Gray (diffusé récemment dans notre Spéciale Revues Musicales). Ce titre est extrait de leur dernier simple; la face B, Just Lazy , rappelle le son de Manfred Mann de la même époque.
Catégories: Archives | Étiquettes: Angelo Finaldi, Claire Lepage, Claude Blanchard, Guy Rhéaume, Les Classels, Les Lutins, Les Sultans, Lise Thouin, Luc et Lise, Lyse Poirier, Richard Tate, The Footprints, Yank Barry | Laissez un commentaire5 février 2012: Mondo P.Q. dépeint un Québec en noir et black
Publié par Sébastien le février 6, 2012 | Laissez un commentaire
Il y a belle lurette que nous espérions recevoir notre ami Félix B. Desfossés (Les Disques Pluton; le blog Vente de garage; Bande à part). Février, c’est le Mois de l’histoire des Noirs et décidément le moment idéal pour lui demander d’ouvrir tout grand son coffre aux trésors et exposer un aspect négligé de notre culture métissée. Durant la prochaine heure, nous explorerons en sa compagnie les pionniers et les voix les plus suaves de «la scène noire québécoise» avec des talents incontournables (Georges Thurston, Billy Martin, Pierre Perpall, Trevor Payne) et d’autres plus méconnus, mais non moins importants (Marius Cultier, Toma Cina, Big John, Frank Motley & his Motley Crew). En direct de nos studios du 2-22, revisitons donc la frénétique artère St-Laurent et ses innombrables cabarets qui, 50 ans plus tôt, habritaient alors la crème du soul, du rhythm ‘n blues et du funk naissant de la métropole. Vous allez danser… Bonne écoute!
1- Billy Martin – Come On (London)
2- Frank Motley and his Motley Crew – Are you satisfied (Barry)
Motley (1923-1998) était originaire de la Caroline du Sud. Comme de nombreux autres artistes afro-américains, le groupe s’installa à Montréal à la fin des années 50 et fera une marque dans l’histoire musical du Québec. Le trompétiste charmait par son double-jeu à la trompette!
3- Big John and the Beetlers – Mojo (Rusticana; 1963)
4- Trevor Payne & the Soul Brothers – Tout ça pour ma chérie (Teledisc; 1967)
5- Pierre Perpall – Do Ré Mi Fa Soul (Canusa; 1969)

Thurston sera l'homme de nombreuses collaborations, ici dans les derniers jours du 25e Régiment (Photo-Vedettes, avril 1971)
6- Georges Thurston – Hors de moi (Visa; 1968)
Les premiers pas d’une des voix les plus influentes de la province, avant son aventure avec le 25e Régiment et sa renaissance sous le nom de Boule Noire! Écoutez cette reprise de Outta Sight de James Brown!
7- Duke Edwards and the Young Ones – Why (Prestige; 1968)
Cet album fusionnant un jazz spirituel à des élans enflammés et politisés fut enregistré les 29 et 30 avril 1968 dans un studio montréalais. Ceux qui sont familiers avec la vibration singulière du jazzmen Sun Ra apprécieront particulièrement..
8- Teddy Nash and the Scales – Je veux frapper du bois (JNOB; 1967)

Le projet blues rock du chanteur Raphaël enregistra une poignée de simples pour l'étiquette Much avant de s'éclipser..
9- Raphaël – Amoureux (Canusa; 1968)
Ce premier simple de Raphael Walton décoiffe! Sur des arrangements hautement cuivrés de Jacques Crevier, cette composition du chanteur s’impose comme un des pilliers du soul québécois. Raphael adopterait bientôt le nom de Elmonto le temps d’un simple avant d’imaginer son groupe blues rock, The Raphael Exchange vers 1970. Qu’êtes-vous devenu M. Walton? Si vous avez des informations à son sujet, écrivez-nous!
10- Toma Cina – Terre des Hommes (Niagara; 1966)
Thomas Chapman enregistre en 1966 ses deux seuls lègues sur disque, soit un simple (Bonjour Mimi / Terre des hommes) et cet album enregistré lors d’un concert au cabaret L’Espadon de Montréal. Ce rare album vous réserve quelques surprises, notamment par son tour de chant en hommage à James Brown. Toma Cina s’amenait avec son nouveau bag!
11- Marius Cultier – Coco Boogaloo (London; 1968)
L’Étoile de la Martinique adopte le Québec en venant initialement se produire le temps d’Expo 67. Il enregistrera ici 3 albums (dont un en concert à la Place des Arts!) et un simples, tous devenus aujourd’hui hors de prix! Il s’éclipsera plus tard en France où son zouk remportera un succès retentissant. Il est décédé en 1985.
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29 janvier : Mondo P.Q. fait son cinéma!
Publié par Mimi le février 3, 2012 | Laissez un commentaire
Cette semaine, Mimi la Twisteuse & Sébastien Desrosiers font fondre la pellicule avec des extraits des meilleures bandes originales québécoises! Bonne écoute!
1- Steve Fiset – Dans ma ville, y’a deux villes (extrait inédit; 1971)
Couplet inédit à la version publiée sur le second album éponyme de Fiset et extrait du film de Larry Kent, Fleur Bleue (The Apprentice). Une co-composition du parolier Luc Plammondon qui en était alors à ses tout-débuts.
2- Michel Paje – Thème de Valérie (inédit; 1968)
Toute l’histoire de la bande sonore du film Valérie peut être lue sur le blog Psyquébélique où vous retrouverez une réédition facsimilée (du trio Otis Fodder / Psyquébélique / Patrimoine PQ) de la musique imaginée par le jeune arrangeur français Michel Paje. Le groupe Érotique PQ a depuis inclu cet excellent groove à leurs sélections interprétées sur scène. Ça swingue! Bonjour!
3- François Dompierre – Miss Dodo (Trans-Canada; 1971)
Extrait de Tiens-toi bien après les oreilles à papa de Jean Bissonnette avec Dominique Michel, Yvon Deschamps, Gilles Latulippe, Claude Michaud, Suzanne Lévesque et plusieurs autres…
4- Paul Baillargeon – Avec prestige (Ô Percé) (GAP; 1971)
Extrait de Y’a plus de trou à Percé (Loving & laughing) réalisé par John Sole avec André Lawrence, Céline Lomez, Michèle Mercure. Musique de Paul Baillargeon et Dean Morgan. Baillargeon signera plus tard la trame de plusieurs épisodes des séries Star Trek (Next Generation, Voyager, Enterprise). Une carrière longue et prospère, donc… On en diffusait un extrait vidéo il y a quelques mois, avec Le Coeur d’une génération!
5- Le Studio – Thème de l’Ile (PAX; 1970)
Composition du tandem Pagliaro & Georges Lagios ayant bénéficiée d’un double pressage sur PAX et Citation. Mystérieux court métrage que nous n’avons jamais vu, mais qui existe… : )
6- François Cousineau – Un bateau (Initiation Records; 1970)
Classique de Denis Héroux avec Danielle Ouimet, Chantal Renaud (Finalement), Jacques Riberoles Finalement; L’amour humain), Serge Laprade, Céline Lomez, Louise Turcot. Pouvez-vous croire que la bande sonore de L’Initiation ne soit toujours pas rééditée?
7- André Cousineau – Kid Sentiment (Jupiter; 1967)
Une production de Louis Parizeau (responsable de cette infâme scène d’ouverture), ce simple regroupait les deux comédiennes du film de Jacques Godbout, Kid Sentiment. Aux côtés des Sinners François Guy et Parizeau, Cousineau et Michèle Mercure illustrent à merveille une jeunesse québécoise qui se cherche à la fin des années 60. Les deux faces de ce simples seraient interprétées par Les Sinners l’année suivante sur le cultissime album Vox Populi.
8- Diane Dufresne – 7 fois par jour (GAP; 1970)
Extrait de la co-production israelo-canadienne de Denis Héroux Sept fois par jour avec le playboy Jean Coutu et Suzanne Valéry notamment. Première le 7 octobre 1971. Musique du charmant tandem Cousineau-Dufresne; plutôt complices!

Jean Coutu, playboy vedette de "7 fois par jour" qui portait alors le titre de travail "Adam & Eva". (Photo-Journal, novembre 1970)
9-François Cousineau – Pulsation (Jupiter; 1965)
Extrait du film de Pierre Patry La corde au cou avec Guy Godin, Andrée Lachapelle, Jean Duceppe et Henri Norbert. La première bande originale du jeune arrangeur. Le chanteur Dominic y participe.
10- The Sidetrack – High (inédit; 1967)
11- The Sidetrack – I’m clean (inédit; 1967)
Extraits de la bande originale du film de Larry Kent, High (1967), censuré dès sa sortie au Festival de Film de Montréal en 1967. La contreverse ne découle pas de l’usage de drogue ni d’activités sexuelles, mais plutôt du pouvoir que prenait ces jeunes personnifiés par Astrid Thorvik et Lanny Beckman dans le film… Originaire de l’Afrique du Sud, déménagé au BC où il démarre sa carrière cinématographique indépendamment. Il est LE représentant de la Nouvelle Vague anglophone canadienne et habite toujours Montréal.
Le groupe était originaire de Philadelphie, mais s’imposa rapidement sur la scène montréalaise, notamment au bar The Penelope (Parc / Sherbrooke). The Sidetrack était composé de J.C. Lewis (chanteur et cousin de John Sebastian), Poesh Brown (batteur), Ken Guilmartin (organiste), Andrew Higgs (bassiste de Ville Mont-Royal), Allen Brown (guitariste), Peter Brown et John Lewis (aussi de Ville Mont-Royal).

Critique originale du film High (Take One, juillet 1967). Merci à François Dunlop de l'émission 12" dans l'jazz sur les ondes de CISM.
12- Illustration – Les yeux brûlants (Pluton; 2010)
Extrait du film Après-Ski. Découvrez la véritable histoire derrière une des plus célèbres bandes sonores québécoises en vous procurant la réédition officielle des Disques Pluton.
13- François Cousineau – Thème du bon (GAP; 1972)
Extrait du premier film d’horreur québécois, Le diable est parmi nous (aka Satan’s Sabbath ou The possession of Virginia), réalisé par Jean Beaudin et mettant en vedette Louise Marleau, Daniel Pilon, Danielle Ouimet et Henri Norbert.
**BONUS**
14- Vos Voisins – La soucoupe volante (Polydor Médium; 1971)
Une des deux chansons interprétées par le groupe Vos Voisins pour ce «premier» Conte pour tous.
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