20 avril 2014: Mondo P.Q. reçoit Simon Brouillard du groupe Les Lutins – Première partie

Publié par Sebastien le avril 20, 2014  |  2 commentaires

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Première photo professionnelle de Brouillard à 12 ans. Merci à Serge Blanchette pour la numérisation.

Première photo professionnelle de Brouillard à 12 ans. Merci à Serge Blanchette pour la numérisation.

Mieux que n’importe quel autre groupe québécois des années 60, le groupe Les Lutins a affirmé, personnifié et chanté l’adolescence des Yéyé. Parmi les plus jeunes musiciens à endisquer et performer sur scène, le groupe de St-Hyacinthe mené par Simon Brouillard a imposé ses compositions originales sur les palmarès de la province pendant quelques temps, jusqu’à mériter ultimement le titre de « Groupe de l’Année » au Gala Méritas et « Groupe le plus populaire » au Festival du Disque de 1968. Pleinement mérité puisque leurs chansons iconiques comme Je cherche ou Monsieur le robot captivent toujours de nouveaux fans 45 ans plus tard.

En février 2014, nous avons eu le privilège d’interviewer le toujours aussi charismatique Simon Brouillard afin d’aborder sa courte mais dense carrière musicale, au sein des Lutins puis en solo. Dans cette première partie, nous reviendrons sur les débuts professionnels de ces rockeurs prépubères et la réalisation de leur premier album éponyme. Partagez avec nous vos témoignages/anecdotes/photos/coupures de presse à propos des Lutins et nous nous assurerons de les rediriger vers notre invité. Bonne écoute!

Chansons diffusées: Petite fille, Je cherche, Laissez-nous vivre, Je suis de bois, Elle n’a rien compris, Pretty girl, Donne-moi raison, Demain ça ira.

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Dans cet extrait BONUS, Brouillard revient sur les tournées Starovan & Musicorama, l’importance d’avoir de bons amplificateurs et son gimmick de scène !

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6 avril 2014: Mondo P.Q. à l’heure des élections!

Publié par Sebastien le avril 6, 2014  |  4 commentaires

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Claude Légaré, 1976.

À vos tourne-disques, citoyens! En cette fin de rude campagne électorale québécoise, on a opté pour naviguer au travers du cynisme ambiant en s’armant de quelques hymnes aussi engagés que lucides pimentés de quelques boutades. On a eu beau chercher des ritournelles hautement originales ou de fougueuses militants pour des partis de droite, rien… Par souci d’équité, on aimerait bien explorer ce champs méconnu. On imagine qu’il doit bien exister des artistes qui portent ouvertement moins à gauche que d’autres… et qui ont laissé leur trace sur vinyle! Si vous avez une suggestion, nous tendrons l’oreille en prévision d’une future édition. Bonne écoute… et allez voter!  ; )

Michel Chatrand – On rentre chez-nous (Québékiss; 1971)

Les Sinners – Chicoutimi (TransWorld; 1971)

Extrait routier tiré de l’album éponyme des Sinners du début des années 70, communément titré par les fans et les Sinners eux-mêmes « Tête de monstre ».

La Nouvelle Frontière – Transition (Gamma; 1970)

Tiré du second et dernier album du groupe, L’hymne aux quenouilles. Le groupe était composé de Robert Letendre (guitare, chant), Normand Théroux (organiste), André Breault (basse), Denis Chénier (batterie) ainsi que Richard (guitare) et Marie-Claire Séguin.

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Veillée québécoise (extrait; Vendémiaire; 1971)

Extrait d’une discussion avec un économiste anonyme, tiré du pressage français de l’album Québékiss dirigé principalement par la chanteuse/activiste Marie Savard. Avec un mix légèrement différent mais pressé à la même époque, l’ensemble fut rebaptisé Québec : 200 ans de résistance.

Claude Légaré – Quand les exploiteurs (Gamma; 1976)

Sa participation à la Chant’août (un festival?) attire l’attention de Gamma qui en 1976 publie son premier album « Légende qui vit le jour dans un p’tit pain » où l’on discerne ses préoccupations humaines et sociales: « La remise en question », « Le droit de parole », « Made in U.S.A. ». (source: Québec Info Musique)

La Révolution Française – Le temps de la révolution (RCA Victor; 1970)

7e simple -et toute une production!- en marge des deux longs jeux du groupe qui déjà se métamorphose pour se concentrer sur le talent de l’ex-Mersey’s Richard Tate et Angelo Finaldi. On nous avait confié que ce 45 tours – par son titre, son thème- avait fait l’objet d’une censure médiatique au moment de sa publication… qui coincidait avec les événements d’octobre 70 et l’adoption des mesures de guerre. Quelqu’un sait s’il existe une liste détaillée des chansons censurées ou à diffusion restreinte suivant les événements d’octobre 1970? Écrivez-nous!

Le groupe Impact (Collection personnelle de Serge Paquin).

Le groupe Impact (Collection personnelle de Serge Paquin).

L’Impact – Les mots qui sonnent faux (Spectrum; 1972)

Octet de Drummondville inspiré de Blood, Sweat & Tears / Ides of March avec une section de cuivres qui ne pressa que cet unique simple. Avec notamment Gilles Desfossés, Jean-Luc Desfossés, Jean-Guy Poisson, Paul Beaudet, Marcel Dupuis et N. St-Onge. À la suite d’un remodellage, les musiciens choisissent de se rebaptiser Évasion et de recruter une nouvelle chanteuse âgée de 17 ans, Danielle Charest. Le 45 tours sera pressé à son nom, mais néanmoins crédité à Desfossés et Poisson. Si facilement, la face A, fera bonne figure sur le palmarès local.

chansons interdites 1969Steve Fiset & le Kitsch – Québec slush (TransWorld; 1972)

Tex Lecor – Hy honnêtes gens (Gamma; 1969)

Lecor a les politiciens véreux dans son colimateur, ceux qui ont la faveur populaire malgré les magouilles. Pas étranger aux boutades grinçantes, le coloré chansonnier en a même regroupé quelques-unes pas piquées des vers sur son album Chansons interdites à la radio et à la télévision, orchestré par François Dompierre.

Les Cyniques – Camil Samson (extrait du Bye Bye 72) 

Le 25e Régiment – Trop mélangé (Révolution; 1970)

Composition d’un trio d’enfer : Pagliaro, Roman & Thurston! On parle d’argent, de politique; on est fuckés… psychédéliques!

Les Carcasses – Votez Lemaire (DERAM; 1977)

Quatuor humoristique avec Denis Blaquière, Richard Duchesne, Gaétan Loiselle & Claude Paré sous la direction musicale de Robert LeBlanc (Leblanc & Lalancette / Matchbox).

Jacques Michel – S.O.S. On va couler (Zodiaque; 1971)

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30 mars 2014: Les productions de Tony Roman – Première partie

Publié par Sebastien le avril 1, 2014  |  2 commentaires

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En pleine action! Pressage français sur Festival (1967).

Lorsqu’on repense aux centaines d’albums et 45 tours que nous avons diffusé depuis 2011, on isole souvent quelques artistes aux talents multiples et au flair singulier en reconnaissant leur signature avec plaisir sur une foule de productions. Tony Roman était cette trampe! Né Antoine D’Ambrosio, ce montréalais à la fougue italienne a rapidement gravi les échellons, passant de jeune et ambitieux chanteur à un incontournable producteur québécois. Toujours à la page, durant les années 60-70, il cumulerait les étiquettes (Canusa, A1, Révolution, R&B, Visa, Montreco, Plastic Poison), lancerait bon nombre de chanteuses (Mari-Lou Gauthier, Nanette Workman, Madeleine Chatrand) et toucherait à tous les genres.

1921164_10151958494576143_1261288366_oEn voulant aborder l’oeuvre tentaculaire du producteur dans cette «première partie», on ne pouvait trouver plus éloquent témoignage que celui de Jean-Christophe Laurence. Journaliste à La Presse et biographe officiel de Roman, il a documenté son oeuvre depuis la fin des années 90 en plus de superviser ou contribuer depuis à la réédition de quelques-uns de «ses» albums les plus recherchés (Malédictus Sounds; Ouba). Y connait son Roman.

On en profite d’ailleurs pour lancer un appel aux artistes ayant oeuvré de près avec Tony Roman. Vous avez fait partie des Dauphins? Vous étiez présent lors des séances d’enregistrement chez Montreco? Peut-être étiez-vous proche du défunt Jean-Guy Millot, fidèle comparse du producteur? Des anecdotes de studio, des histoires de fan club? Écrivez-nous ou laissez un commentaire au bas de cet article.

Cette prochaine heure riche en primeurs est le fruit de plusieurs collaborations et nous tenons à remercier Anne Bujnovski, Martin Lamontagne, le Musée du Rock’n’Roll du Québec et notre invité. On remettra ça! Bonne écoute!

Tony Roman – Bare with me (DÉMO; juillet 1972)

Ce démo ultimement publié sous le titre «Rain train Crescent Street» à l’été 1972 sur l’étiquette montréalaise Kot’Ai offrait une mélodie survitaminée où Roman s’éclate au piano et s’égosille efficacement au micro! De nombreuses versions furent travaillées et enregistrées avant d’en arriver à un résultat définitif. La pièce serait même réutilisée pour l’album concept Bionic (Pacha; 1977) sous le titre Naissance. Visiblement, Roman tenait beaucoup à cette composition!

Tony_Roman_souperTony Roman & les Dauphins – Do Wha Diddy (Jupiter; 1964)

Son 4e simple, son premier avec son nouveau groupe et son plus gros tube : 150 000 copies vendues! Cette reprise du tube de Manfred Mann confirme instantanément le nom de Roman parmi les jeunes nouveaux talents incontournables au Québec. Le documentaire de 1966 de Claude Fournier, On sait où entrer Tony mais c’est les notes… capture Roman en pleine yéyé-mania, sur scène ou en séance d’enregistrement avec les Soeurs Gallants.

Donald Lautrec – Dis bonjour à tous les copains (Jupiter; 1965)

Composition du tandem Lautrec & Roman, face B de Tu dis des bêtises (The birds & the bees ). Ce titre est extrait du 4e album du chanteur, Manon viens danser le ska , aussi publié en 45/EP en France sur Fontana durant la brève tournée promotionnelle de Lautrec en 1965.

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Rare… et unique! Acétate de la première mouture du groupe de Roman en 1965.

The Tony Roman 4 – I can’t do a thing (acétate inédite; 1965)

Avant le TR5, il y eut… le Tony Roman 4! Première mouture du groupe newyorkais recruté par Roman. Cette acétate inédite fut retracée dans les archives personnelles du chanteur en 2013, sans crédits de composition. Serait-ce une reprise? Écrivez-nous si vous reconnaissez cet air.

Petit Journal, mars 1967.

Petit Journal, mars 1967.

Nanette – He knows how (Canusa; décembre 1967)

Suave! Adaptation de She knows how du groupe The Box Tops avec des arrangements de Jacques Crevier. Extrait de son second album de 1967 pour Canusa, Je me rétracte.

Tony & Nanette – Attends-moi je reviens (Canusa; 1967)

Reprise de Hold on I’m coming de Sam & Dave, extraite du 4e album éponyme du chanteur, Tony en 3 dimensions.

45_AAndré Robert & Tony Roman – Les plus belles filles viennent de l’Est (Toute la ville en parle; 1968)

Tony Roman – Bébé viens que j’t’aime (Extra; 1973)

Angelo Finaldi, Richard Tate et Pierre Harel signent ce rock décapant pour Roman; il retournera la faveur en produisant leurs propres simples.

Madeleine Chatrand – J’ai du bon tabac (Extra; 1973)

Un véritable mur de son, pesant et psychédélique! La production… et les crédits de composition (!) sont attribués à Roman. Il s’agit en fait d’une comptine pour enfant du 17e siècle d’un compositeur anonyme qu’il a habilement actualisé pour sa nouvelle protégée. Ce 45 tours fut compilé sur Freak-Out Total Vol. 33 (Disques Mucho Gusto). Roman n’oublierait pas le succès qu’il avait eu avec Chatrand, jusqu’à inclure son tube Ani Kuni sur la B.O. de Camping Sauvage peu avant son décès.

45_BGeorges Thurston – Mon amour (Visa; 1971)

3e simple en solo pour le jeune chanteur/guitariste et nouveau membre du 25e Régiment qu’il pousse dans une direction définitivement plus rock, moins fantaisiste qu’à leurs débuts. Roman semble prendre le contrôle temporairement de l’étiquette Visa au tournant des années 70 (noire), anciennement gérée par Ronald Grenier (rouge). C’est d’ailleurs sur cette étiquette qu’on retrace quelques rares adaptations en français de chansons du second album du groupe de Thurston, Ecology. On y reviendra…

Tony Roman – Blow (Inédit; Montreco; 1976-77)

Composition de la compagne de Roman à l’époque, Anna Dupuis. Cette première version, avec sa prose débauchée, est plus lente et glauque que celle qu’en fera Vanity à la même époque.

Vanity – Blow (Inédit; Montreco; 1977?)

L’ontarienne Denise Katrina Matthews fait du mannequinat entre Toronto et Montréal, alors qu’elle est remarquée par Roman (probablement par l’entremise de sa compagne de l’époque, aussi mannequin). Blow pourrait bien être le premier enregistrement de cette chanteuse qui connaitrait bientôt un immense succès en se rebaptisant Vanity à la suggestion du chanteur Prince qui se reconnaissait en elle. Elle se joindrait au groupe Vanity 6 au début des années 80 avant de faire carrière en solo.

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16 mars 2014: Avis de recherche – Seconde édition

Publié par Sebastien le mars 19, 2014  |  2 commentaires

45Depuis 2011, y’a pas à dire, nous en avons lancé des bouteilles à la mer, émis des avis de recherche et tendu des perches… et cette semaine, on remet ça! À nouveau, c’est un véritable concentré de chanteurs méconnus, de mystérieux groupes et de chanteuses à identifier que nous vous proposons aujourd’hui. Grâce à vous, nous sommes convaincus de pouvoir en sortir quelques-uns de l’anonymat une fois pour toutes! Aidez-nous en en apprendre plus à leur sujet, à mettre un visage sur ces rares simples, à les retracer, à remettre les pendules à l’heure! Si une de vos chansons fait partie de nos sélections, on veut avoir de vos nouvelles. Écrivez-nous et nous partagerons vos informations en ondes dans la suite de cette Spéciale. Bonne écoute!

loubierINDICATIF – Gabriel Loubier – Loubier c’est la clé (1971)

THEME – Sept huit n’oeufs (extrait; 1981)

Thème instrumental de l’émission Avis de recherche, animée dans les années 80 par Gaston L’heureux. La version originale (Sept Huit N’oeufs) fut tirée de l’album François Dompierre – Hors-d’oeuvres.

Valjean – Je m’en reviens (TRAX; 1968)

Un des tous premiers simples publiés sur la nouvelle étiquette du montréalais Marty Hill (Martin Martin) à l’automne 1968 aux côtés de ceux de Martin Martin, Rainie Day, Rings & Things. Le 45 de Valjean adapte en français deux autres titres de Hill : Imagine (sous le pseudonyme Martin Martin, qu’on a déjà diffusé ici) et possiblement une chanson aussi chantée par un autre artiste de l’étiquette Trax… Le seul indice quant à l’identité de Valjean, un crédit d’adaptation pour un certain « Paré ». Valjean… Jean… Jean Paré?

Pierre Laplante – A-t’on le droit (A1; 1967)

Une production brouillon mais efficace issue des studios de Tony Roman et un des derniers 45 à être pressés sur A1. En plus du nébuleux Laplante, on retrace J. Dugas et C. Fortin sur deux faces originales, très similaires où le piano et un certain aspect déjanté dominent. Pas pire, pas pire!

MMKarma – La nuit s’achève (Polydor; 1972)

Drôlement entraînant que ce duo en apparence formé de G. Hénault et L. Ledoux. Surprise! La production est signée Marcel Béliveau (Surprise! Sur prise), alors jeune et fougueux animateur radio. Apparamment, aussi un chasseur de têtes!

Michel & Michaël – L’idée (Vedettes; mai 1972)

Un simpe plutôt tardif sur étiquettes Vedettes par un duo fort probablement formé de Michel Bergeron & Michaël San Antono (sic). Bergeron avait chanté auparavant en compagnie de Mlle Dynamite au début des années 60 et plus tard en solo dans les années 80, se faisant quelque peu discret entre ses rares enregistrements…

Richard Latarte – Je m’en fou (Mavi; 197?)

Parce que moé pour vivre, j’ai besoin d’freaker! J’ai besoin d’fumer, j’ai besoin d’aimer, mais surtout j’ai besoin d’être québécois! L’étiquette MAVI regroupe une dizaine d’artistes tout aussi méconnus les uns que les autres comme Eddy Belg, Lynda Fortier, Gabriel Lena, le groupe Dallas, Roger Bamon, Marie Chantal… Qui ça??? Si, comme chez Latarte, c’est aussi heavy, crotté et loussement psychédélique… on achète!

Michel Dulac – Ma toune pour Garou (TranZit; 1976?)

Ce chanteur publia quelques simples et au moins un album (Bonsoir, mesdames, messieurs; Colibri; 1979?), avant de se resourcer dans le genre « rock’n’roll revival » durant les années 80. Robert Thérien ajoute : il a été bassiste et chanteur pour le groupe Cachemire dès 1974. Ce groupe avait beaucoup de succès dans les salles de danse et bars du Québec. D’ailleurs, Louise Lamothe (Anna Bell) a été chanteuse avec ce groupe en 1982. Dulac a ensuite fait carrière solo avant de former Charlee & The Cute Chick en 1990 avec Joe Hammer et la chanteuse Sylvie Perron. Serait-ce le groupe Cachemire qui l’accompagne sur ce 45? En tout cas, c’est dynamique… y’a une drive singulièrement efficace!

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Mazurt, c’est bien toi? (Petit Journal, décembre 1970)

Wolfgang Mazurt – La marche toque de Mazurt (Compagnie Pourrie; 1970)

Quel boucan! Obscure simple fantaisiste de 1970 ayant un lien avec le chanteur français Jean-Lou Chauby, récemment déménagé au Québec. L’édition originale venait avec une invitation pour le lancement! Sur la face A, on retrouve un conte sonore du quatuor Les Avariés.. rien de moins. En face B, on retrouve Mazurt, self-proclamé « arrière petit neveu de la concièrge de Mozart » qui semble avoir toute la misère du monde à trouver l’inspiration, se réfugiant ultimement aux toilettes pour composer… Qui était cet urluberlu, vous savez?

Réal Barrette – Haut St-Joseph (Avril; 1968)

Face B de l’infâme et merveilleuse « Nounoune t’en mets trop », le premier simple du sulfureux chansonnier beatnick et véritable électron libre de la fin des années 60. Depuis nos précédentes diffusions, quelques-uns de ses anciens élèves (il était professeur d’anglais) nous ont écrit et on a même eut des nouvelles d’une de ses ex-copines! Toutefois, Joel Denis n’a pas eu de nouvelles de son ancien comparse et, personnellement, on aimerait beaucoup retracer M. Barrette. Si vous pouvez nous aider à le retracer, n’hésitez pas à nous écrire. Le guitariste (de dos) avec Denis dans la vidéo suivante, c’est lui!

Yannick – Laisse-moi donc faire (Jeunesse; 1972)

À ne pas confondre avec un autre jeune chanteur alors prépubère, Yannic Létourneau. Cet artiste a au moins un autre simple à son catalogue, une production de François Carel que je nous n’avons toujours pas entendu…

Claude Robert – Nous sommes tous là (Ultra; 1973)

Ce titre fut utilisé comme Thème de la Jeune Chambre du Canada Français, un organisme de la région de Thetford. Le ton folk pastoral (Nouvelle Frontière, Coeur d’une génération) de ce 45 tours n’est pas étonnant, Robert ayant déjà adapté auparavant quelques messes rythmées pour le compte des disques RM (Cap-de-la-Madeleine).

Christian Gauthier – La tête en fleur (Totem; 1979)

Extrait du troisième et dernier album du chansonnier, Sine Qua Nom.

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Qui sont ces Inconnus? Le concours organisé par lemagazine Dis-Q-Ton en août et septembre 1957 ne le spécifiait pas…

Les Inconnus – Je veux danser le rock’n’roll (Fleur-de-Lys; été 1957)

Quintet ayant fait ses débuts sous un nom différent (non spécifié) et qui tenta un coup de publicité pour accroître sa popularité par… l’anonymat, le temps de deux simples! Le groupe porte bien son nom et reste toujours à identifier. G. Lécoyer & R. Fréchette sont créditiés pour cette composition originale, mais une folle rumeur voudrait que René Angélil ait fait parti des Inconnus avant de se joindre aux trio Les Baronets. Qui sait?

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9 mars 2014: Mondo P.Q. au féminin

Publié par Sebastien le mars 11, 2014  |  5 commentaires

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Les Beatlettes mk1, 1964 (collection Diane Gouin, Beatlettes mk2).

Au lendemain de la Journée Internationale de la Femme, nous vous avons préparé une heure en compagnie de pionnières du rock’n’roll, d’auteures-compositrices exceptionnelles et de voix parmi les plus singulières de la scène québécoise. Place aux femmes! Bonne écoute! 

Le Mouvement de Libération de la Femme – Quand les hommes seront libérés (Le Diable Musicien; 1974?)

Collaboration des chanteuses Margot Lefebvre, Pierret Beauchamp et Monique Saint-Onge, sous la direction de Pierre Nolès. Ce premier simple publié sur a toute nouvelle étiquette de Nolès fut publié pour coincier avec l’Année Internationale de la Femme, tel que décrété par l’ONU en 1975. Le ton semble similaire à celui adapté par la revue de Clémence Desrochers, Les Girls (1970). Merci à Peter Gunn, un ami et auditeur américain francophile, du blogue Tête Carrée pour la découverte!

Irene McNeil – Rock a Beatin’ Boogie (Rusticana; 1958)

Une des premières dames du rock’n’roll québécois! Tout comme Carmen Déziel ou Michèle Sandry, cette artiste issue de la scène des cabarets adopte le nouveau son de la jeunesse et compose quelques titres fort accrocheurs (Le Rock’n’Roll du Père Noël). Lisez son histoire et écoutez d’autres extraits de sa discographie sur le blogue Vente de garage.

Jacline Guy – M’amuser (Rusticana; 1964)

Adaptation d’un des premiers 45 tours de Sylvie Vartan. Cette version offre plus de mordant grâce aux arrangements de GeorgesTremblay.

sweetsomethings1Les Beatlettes – Reste encore (Jeunesse Franco; 1965)

Premier simple de la première mouture du premier groupe féminin québécois qui incluait à ses débuts Denise Payette, Claire Fugère, Hélène Dugay, Claudette Flaubert et Mimi Jourdan.

Les Planètes – Mon ami noir (Vedettes; 1968)

Avec Hélène Duguay (ex-Beatlettes), Margie Duplessis, Linda Duncan & Rosy Lang. Elles se rebaptisent The Sweet Somethings l’année suivante et pressent le rare album Hold on! The Sweet Somethings are coming! qui incluait une reprise en anglais de leur simple Mon ami noir, rebaptisée He’s my soul baby.

Lori Zimmerman & the Vegetable Band – 60 Minute Man (Pye/Sweet Plum; 1973)

Le dernier simple de Zimmerman en solo, une voix déjà réputée à l’époque sur la scène montréalaise, toujours en demande pour des choeurs sur de nombreux albums. Pressé ici ainsi qu’en Angleterre, avec le Vegetable Band (membres inconnus).

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Shirleen Lee – Don’t Mess with Bill (RCA Camdem; 1967)

Reprise des Marvelettes tirée de l’album Like Young, l’émission jeunesse de CFCF 12 (CTV) dans les années 60, animée principalement par Jim MacKenna et Diane Dickinson. Lee remporte le concours annuel de la saison 1965-1966 pour ensuite rejoindre le groupe The Avalons et préparer la suite sur disque… mais curieusement, on perd la trace de cette interprète suivant la parution de cette compilation. Si vous avez des informations à son sujet, écrivez-nous.

Christine Charbonneau – Les enfants du paradis (London; novembre 1969)

6e simple pour une de nos plus imposantes auteure/compositrice/interprète. Au cours des décennies 60 et 70, elle adapterait et cosignerait de nombreuses chansons pour Michel Louvain, Renée Martel, France Castel, Ginette Reno, Renée Claude et même la française Sheila.

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Carole Breval, la voix de Guillotine. Aidez-nous à la retracer!

Guillotine – Hands of Children (Ampex; 1972)

Soul Rock avec Carole Breval (chant), Paul Morin, Le Gros Pierre et six autres musiciens. Anciennement connu sous le nom The Market Place, groupe similairement cuivré qui pressa un simple sur Polydor en 1969. Relisez la brève entrevue de Morin sur le blogue Patrimoine PQ.

Zylan – Le Changement (Columbia; 1973)

Avec Peter Fraser (Keyboards), Donnie Hann (Bass), Blaine Murphy (Guitar), Helene Bolduc (Vocals), Andy Davis (Drums), Steve Annan (Guitar) Replaced Murphy, Dave Skinner (Drums) Replaced Davis, Real Pelletier (Vocals), Harold Tsistinas (Sax), George Wilson (Trumpet) & Dave Miller (Trumpet).

Blue Oil – I Blow You a Kiss (Blue Oil; 1982)

Sensation pop new wave de la scène montréalaise. Le groupe constitué de Manon Asselin, Manon Fatter (co-auteure du récent livre Véronique Sanson), Marie-Christine Thiboutot & Cari Jones ne publia qu’un mini-album de 4 titres en pressage privé et attend toujorus d’être réédité. À redécouvrir!

 

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