1er juin 2014: La dernière de Mimi la twisteuse en compagnie de Lyse & the Hot Kitchen!

Publié par Sebastien le juin 2, 2014  |  4 commentaires

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Toute une fin de saison! De gauche à droite: Rorry Tremblay (animateur de Etc. Rock), Mimi la twisteuse, Lyse Déjeuner, Sébastien Desrosiers, Arthur Cossette & Dave Dizon.

Notre saison 2013-2014 en aura été une des plus frénétiques depuis nos débuts radiophoniques en 2011, cumulant une foule d’entrevues et d’éditions spéciales déjantées! Cette 110e édition dans l’envers du rétro québécois aura été… la dernière en compagnie de Mimi la twisteuse qui a choisi de miser sur de nouveaux et palpitant projets, toujours en lien avec la valorisation du patrimoine musical québécois. Pour plus de détails, écoutez-la en discuter à la fin de notre balado. Si vous souhaitez contribuer quelques informations privilégiées pour préciser ses recherches, on vous invite à nous écrire ou à visiter notre page Facebook. Notez qu’elle collaborera occasionnellement à Mondo P.Q. lors de futures entrevues.

Pour clore cette saison palpitante, on a eu le bonheur et le privilège de recevoir en studio le trio western swing montréalais Lyse & the Hot Kitchen. Pour l’occasion, nous accueillions aussi quelques-uns de nos fidèles auditeurs: l’ambiance était à la fête! Lyse Déjeuner (chant, percussions), Dave Dixon (contrebasse) et le légendaire Arthur Cossette (guitare) ont interprété pour nous quelques titres de leur répertoire et ont invité Sébastien Desrosiers à se joindre à eux pour rescuciter La ballade du bûcheron, un 45 tours de 1968 du groupe Les Sinners qui n’avait pas été interprété depuis! Du gros fun sale! Plusieurs photos de l’événement vous attendent sur notre page Facebook.

Vous avez aimé leur prestation? Notez que le trio a produit un album (disponible sur bandcamp), qu’il planche sur un second opus et qu’il sera en spectacle à Montréal le 15 juin prochain au Quai des brumes. Ratez pas ça et suivez-les entre temps sur Facebook.

Maintenant, place aux vacances! Mondo P.Q. fera ainsi relâche durant l’été, mais sera de retour pour une 4e saison à la fin du mois d’août 2014. Bonne écoute… on se retrouve dans quelques semaines!

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25 mai 2014: On est pas des Pepsi!

Publié par Sebastien le mai 26, 2014  |  5 commentaires

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Invitation pour le lancement de l’album des Taches, à la veille d’une tournée avec le groupe Los Carayos (qui partage la face B de ce simple). Et oui… il joue!

On est pas des Pepsi! chantait Alain Jodoin des Sinners. Ça nous a interpelé! Aujourd’hui, nous explorons nos discothèques personnelles pour y découvrir de précieux coups-de-coeur, de rares offrandes et des hits qui ont drôlement bien vieilli. On boude pas notre plaisir. Bonne écoute!

denisebrousseau1970Denise Brousseau – Dim dam Ba di diya (Multicolore; juin 1970)

11e simple de cette chanteuse connue pour ses 45 tours plus yéyé et sa participation à la revue musicale Le Clan (1965). Sur ce 45 tours, Brousseau chante deux compositions de Stéphane Venne, aussi responsable des arrangements. Poupée de papier au revers serait un hit mineur à l’été 1970. Elle en publierait encore 2 avant son dernier en 1973.

Nicole Martin – Les femmes chantent (promo DJ; 1975)

Simple probablement enregistré pour coincider avec l’Année de la Femme. Le matricule semble confirmer. Arrangements de Jacques Crevier. Ce titre n’était pas inclus sur un album à l’époque et n’a jamais été compilé depuis. Deux pressages : domestique avec Dites-moi, dites-moi (aussi sur LP de 74) et en copie DJ (celle que nous avons).

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François Cousineau & Diane Dufresne

François Cousineau & Diane Dufresne

Diane Dufresne – Rock pour un gars d’bibyc’ (; 1972)

Composition du tandem François Cousineau et Luc Plamondon pour le 2e album de la chanteuse – À part de d’ça, j’me sens ben . Après de nombreuses collaborations à des bandes sonores de films du début 1970, l’excentrique chanteuse avait maintenant le vent dans les voiles suivant le succès L’homme de ma vie et Tiens-toi ben, j’arrive. Le guitariste qui électrifie la mélodie pour la voix stratosphérique de Dufresne n’est nul autre que Red Mitchell (ex-Goliath & les Philistins; Cousineau), un collaborateur qui accompagnerait la diva jusque dans les années 80.

Sharon Lynn – It’s too late (Blue Jean; 1967)

Chanteuse méconnue qui ne publia que cette rarissime composition originale sur l’étiquette de Denis Pantis. Questionné à ce sujet, le propriétaire des Disques Mérite précise : ce serait un joueur de hockey professionnel qui l’aurait référé à Denis Pantis. Anglophone, elle était originaire du rest of Canada. Qui nous en apprendra d’avantage à son sujet? Écrivez-nous!

161170747094Bill – As-tu du feu? (Célébration; 1981)

Demandez à quelqu’un aujourd’hui: As-tu du feu? La réponse ne se fera pas attendre: Non, mais j’ai du beurre de peanut! L’expression a habilement traversée les décennies et le groove original de ce succès du début des années 80 demeure aussi contagieux de nos jours! Après quelques projets plus obscures comme Johnny Pop, le duo Bill (avec Jean-François William et Serge Laporte) a produit deux albums qui méritent d’être redécouverts.

Le groupe Marc Bélanger – Discordes.. Disco pour cordes (Kébek Disques; 1975)

Bélanger, chef fondateur de l’Orchestre Symphonique de Drummondville, publie cet album au milieu des années 70, dans la mouvance des expérimentations d’autres violonnistes comme Dominique Tremblay ou Philippe Gagnon. Le groupe Marc Bélanger entend prouver que des instruments à cordes peuvent exercer dans le jazz ou le rock la même fonction que les cuivres ou les instruments rythmiques. Dans la musique pop, la tradition a voulu que les cordes s’en tiennent plutôt à un rôle de fond sonore soutenu… Frustré d’un tel « racisme », Bélanger utilise un violon électrique surnommé Vi-Tar, combinant les registres de l’alto et du violon et offrant de nouvelles possibilités quant aux effets et aux couleurs (notes de pochette).

artworks-000031096567-85ipzm-originalLes Taches – ShakaTwist (Les disques ISBA; 1987)

Le tube de 1987, gracieuseté du groupe formé de Daniel Jacob, Maxine Cocotte, Bertrand Legrand et Alain Karon. On remercie d’ailleurs Karon pour ses anecdotes et on vous invite à le suivre dans sa nouvelle aventure au sein duproejt «rockstep» Alain Karon’s Boogy Re:Bella!

Ovila – Duo Réflexion (Gamma; 1976)

Chanteur du groupe sherbrookois The Blue Men (pré-Mersey’s) puis électron libre et multi-instrumentiste de la scène underground 60s-70s. Participe à Hum, lance son propre simple (Carré St-Louis In), soutient Kiowarini, s’acoquine avec Clémence (C’est pas une revue c’t’un show), Alain Jodoin (ex-Merseys, sur son album Le Coq). Quel talent! On note de nouveau la présence deDenis Lepage et du guitariste Hovaness Hagopian (Moonquake; Les Rockers avec Pag).

Donald Lautrec – Cabine 2 Motel Jenny Rock (Rival; mars 1974)

Merci aux amis du site Le Parolier pour cet enregistrement. Simple méconnu de la période post-Fluffly du populaire chanteur, publié sur la microscopique étiquette Rival. Après son album Fluffly, on note un ralentissement au niveau des productions signées par le chanteur qui ne se consacrera qu’à quelques 45 tours pour le reste de la décennie. Écrite par S. Grenier (Serge ?), D. Lautrec et R. Séguin et produit par André Perry. Bien qu’accrocheur, Jenny Rock ne semble pas avoir trop apprécié cet « hommage »…

Les Sinners – J’suis pas un Pepsi (CBS; 1976)

Extrait accrocheur du dernier album plutôt conceptuel du groupe, Le chemin de croix de Jos Roy. Alain Jodoin et Jocelyne Berthiaume (aujourd’hui chez Disques Mérite) signent tous les textes pour cette mouture tardive des Sinners. Seul Louis Parizeau, Sinners de la première époque, demeure fidèle au poste alors que le groupe comprend à l’époque Richard Tate (batterie), Serge Blouin (basse), Daniel Valois (guitare), Claude Hétu & Serge Locas (claviers), Denis Violetti (guitare).

Marc Gélinas et Françoise Laflamme – C’est parce que (Marco; août 1969)

Sur des arrangements de Rod Tremblay, Gélinas et Laflamme embrasent ce 45 tours d’une histoire d’adultère plutôt surprenante! C’est cochon! Qui était cette Laflamme? Un pseudonyme pour Françoise Lemieux qui venait tout juste d’animer Du feu SVP à Radio-Canada? Vous le savez?

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18 mai 2014: Mondo Dance Party!

Publié par Sebastien le mai 19, 2014  |  Laissez un commentaire

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En constatant que plusieurs des albums que nous avions sélectionné invitait spontannément à la danse, on vous a imaginé une heure de frénétiques rock’n’roll instrumentaux, de twist pimentés de quelques conseils sportifs d’époque pour encourager le Canadiens de Montréal qui est toujours en quart de finale pour la coupe Stanley. Même Ginette y met du sien! Go Habs Go!

beliveauJean Béliveau – Message de hockey pour les jeunes (MG; 19??)
Les Fans – Les Canadiens montent, lancent et comptent (Trans-Canada; 1970)

Une production de Joey Gallimi sur des arrangements de Jean Larose, cet hymne fut composé par les nébuleux Gérard Normandin & Pat di Stasio.

Ginette Reno – Non papa (APEX; 1963)

Il fallait bien conjurer le sort qui s’abbat sur le CH avec la puissante voix de Reno sur son 4e simple… après les succès de J’aime Guy, Bobby et Roger. Quelle intro!

Big John & the Beetlers – Mojo (Rusticana; 1964)

Américain d’origine, Big John fait partie des artistes R&B attirés par Montréal alors qu’ils sont de passage avec le Chitlin’ Circuit, une vaste tournée des cabarets de la Côte Est des États-Unis… et même au Québec. Rusticana publiera d’abord leur album sous le nom de Big John & the Hot Toddies avant de le presser de nouveau parallèlement avec la Beatlemania, cette fois sous le nom Big John & the Beetlers.


cloverboysLos Clover Boys – Little Joe (RCA Victor; 1958)

Groupe de Montréal parmi les précurseurs du rock’n’roll québécois qui prend forme au milieu des années 50 avec Fernand Laroche, David St-James, Claude Lamarche et Pierre Brault. Une tournée les amènera au Mexique pendant plusieurs mois où il participeront au film Poker de Reinas en 1958. C’est aussi à cette année qu’est publié leur premier album (trilingue), uniquement distribué au Mexique. Le groupe publiera ensuite un second et dernier album, cette fois au Québec en 1963.

Paul de Margerie – Chiro Twist (Sélect; 1961)

Un titre lounge avec du mordant, découvert par l’entremise du blogue Psyquébélique. Une des rares compositions de Margerie pour un album qui se voulait en quelques sortes la bande-son de l’émission de fuin de soirée, Les Couche-Tard avec Jacques Normand & Roger Beaulu.

Johnny James & the Invictas – Mr Twister (Venus; 196?)

James était le batteur et leader du groupe qui pressa deux albums (sur Vénus puis Plaza). Plus tard, il gèrera la carrière de quelques artistes notamment celle du groupe Les Fils d’Alexandre; lisez leur rencontre sur leur site officiel.

hughdixonHugh Dixon – Road rat (Rusticana; 1962?)

Ce guitar hero montréalais avait auparavant fait partie du groupe Big Bob & the Dollars, partageant aussi la scène avec le chanteur rockabilly Bob Davies (aussi des Dollars). On le retrouverait sur quelques simples et trois albums en solo sur Rusticana, comme ici sur High School Guitar / Hugh Dixon’s Frantic Guitars. Serait-ce le même musicien qui serait crédité en 1978 sur l’album space disco Paradise Frame?

The Rubys – Ho down (Olympia; 1963)

Groupe de Montréal qui enregistre son unique long jeu en 1964 avec plusieurs reprises ainsi que deux compositions originales : The Ruby’s Twist (en fait il s’agit de You can’t sit down) et… Ho Down (aussi épelé How Down sur la pochette). Le groupe se rebaptiserait Appolo 21 pendant quelques temps en 1969 avant de revenir aux Rubys et ce jusqu’en 1974.

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majestiksLes Majestiks – Let’s go 67 (Rusticana; 1965)

Groupe de Saint-Jean-Port-Joli qui tournait aussi pas mal dans le coin de Rimouski et qui eut l’idée d’adapter Let’s go, un titre des américains The Routers.

Les Talismans – Avalanche (Tournesol; 1966)

Face B négligée du légendaire simple surf instrumental, L’interplanétaire, l’unique 45 tours du groupe.

Denyse Filiatrault – Rocket Rock’n’Roll (Alouette; 1958)

On la connait pour ses talents de comédienne et metteur en scène, mais il ne faudrait pas oublier que Filiatrault a fait ses débuts sur disque en chantant… le rock’n’roll! La voici qui rend hommage à Maurice Rocket Richard sur ce rarissime 45 tours, composé et orchestré par Roger Joubert. Elle le retrouverait quelques années plus tard dans l’émission à succès Moi & l’autre.

Billy Martin Orchestra – I like those mashed potatotes (;1963?)

Ce trompétitste américain s’installe à Montréal au début des années 60 où il produira une demi-douzaines d’albums de danse. Sur Dancin’ Party, il partage le micro avec John Scott et Thomas Chapman (Toma Cina) qu’on entend sur cette composition originale de Martin.

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11 mai 2014: (re)Mondo P.Q. – Des reprises, des versions pis des adaptations!

Publié par Sebastien le mai 13, 2014  |  2 commentaires

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René Martel (Disque-Ton, novembre 1968).

Nous ne vous le cacherons pas: nous avons un plaisir fou à déterrer les reprises et adaptations québécoises les plus inusitées. Alors que nous misons le plus souvent sur des compositions originales afin de partager avec vous toute la richesse de notre terroir, on se dit qu’il n’y a pas de mal à louanger quelques adaptations méconnues qui ne manquent pas d’audace! Il nous est également intéressant de comprendre quels sons influençaient nos artistes. Si vous êtes du lot ou que vous reconnaissez un musicien parmi nos sélections, écrivez-nous ou laissez un commentaire au bas de cette balado. Et maintenant… place aux succès des autres… par des artistes d’icitte. Bonne écoute!

Jim McKenna & Diane Dickinson & the Cast – She comes to me (RCA Camdem; 1967)

Après avoir ouvert l’émission de la semaine dernière avec le thème de Jeunesse Oblige, on s’est dit qu’on saluerait aujourd’hui son penchant anglophone, soit la populaire émission pour teen-agers dans l’vent Like Young diffusée sur les ondes de CFCF à Montréal dans les années 60. Ici, la bande reprend la version de My baby comes to me (ou She comes to me) du groupe The Chicago Loop, elle-même une adaptation d’une chanson des Coasters. À propos de Like Young, l’animateur Jim McKenna soulignait au Verdun Messager: Teenagers made up the biggest demographic of the population at that time, now we call them baby boomers, and when you add the French viewers who would watch Jeunesse D’Aujourd’hui on Channel 10 at 7 with the English viewers, it made the show very popular, and it was the no.1 show in Montreal, better than NHL hockey!

demonairsLes Démonaires – Elle m’appartient (Capitol; 1967)

En remportant un jamboree d’orchestre, Capitol leur offre d’enregistrer leur unique simple avec cette percutatnte version de Under my thumb des Rolling Stones. Le groupe -dont la composition exacte n’a pu être confirmée- évoluait aussi dans la région de St-Jérôme sous le nom des Révoltés (différent toutefois de l’autre groupe qui reprendrait 96 Tears). Comme il y avait un conflit au niveau du nom… les musiciens se rebabptiseraient peu de temps après Le 25e Régiment. Yves Ladouceur, ex-membre des Démonaires deviendra plus tard gérant de Harmonium.

François Carel – Quand on est amoureux (Succès du jour; 1969)

Alors qu’on croyait avoir tout entendu de Carel suite à nos deux entrevues et l’anthologie de ses enregistrements proposés sur le blogue Vente de Garage, voici que nous arrive cette reprise inusitée des Easybeats (Bring a little lovin’), calquée en partie sur l’adaptation qu’en avait fait le groupe espagnol Los Bravos. Carel signe l’adaptation française des deux faces, mais c’est l’arrangeur André Montel qui dirige l’orchestre.

LesSerfsBLes 5 Clay – Rappelles-toi (RCA Victor; 1968)

L’influence des Easybeats gagnera même ce groupe de Québec, avec cette adaptation de Remember Sam, orchestrée par Carol Leclerc, Benoit Paré, Richard Lamontagne, André Rousseau et Roger Lacroix. André Perry supervisera leur unique simple avant que Paré/Rousseau/Lacroix ne rejoignent la nouvelle mouture des Sextans en 1969.

Les Serfs – Le temps ne les attend pas (Solfège; 1966)

Quatuor de St-Jean-de-Matha dont un seul membre à jusqu’ici été identifié, soit Serge Barrette, auteur de la face B, Mlle Yéyé (aussi reprise par Les Jaguars avec des paroles différentes). Sur leur rarissime 45 tours, les musiciens reprennent le tube du groupe américain The Outsiders, Time won’t let me.

Brian Redmond & the SoundBox – I want you (Regency; 1969)

Ce groupe de Montréal, avec Jim Boyce (chanteur), Ron Hepworth (guitare), Bud Swan (basse), Michel Dugas (guitare solo) et Redmond (batterie), ne publia que deux excellents simples psychédéliques avant de se métamorphoser en Marble Hall. Le blogue Vente de garage leur consacre un article franchement complet – lisez ça ici. On y apprend notamment que c’est l’animateur  Bil Lowell, de la station de radio CFOX à Montréal, qui réalisait cet enregistrement, qui se résuma à deux « one take » sur bande 4 pistes. Le succès commercial fut au rendez-vous, la chanson I Want You trouvant sa place sur les ondes de plusieurs stations de radio. Ce succès leur vaudra une place en première partie de Andy Kim et de Gary Puckett & The Union Gap à l’aréna Paul Sauvé. 

MarieClaire_45_CitationRené Martel – Embrasse-moi (Spectrum; 1969)

Cette reprise du tube des Ronettes (Baby I love you) est tirée du troisième album, éponyme, de la jeune chanteuse qui bénéficiait de la riche orchestration de Georges Lagios.

Marie-Claire – Nitty Gritty (Citation; 1967)

De la dynamite! Yves Martin signe la production de l’unique (?) 45 tours de la nébuleuse Marie-Claire. Si vous avez quelques informations à son sujet, écrivez-nous!

Jocelyne (Pascal) – Docteur (Miracle; 1966)

En marge de son rôle de chanteur au sein des Baronets, Jean Beaulne s’est fait les dents comme producteur assez tôt dans sa carrière, signant une foule d’artistes comme Les Monstres ou Les Beethovens pour son étiquette Miracle, une filliale des disques Trans-Canada et plus tard pour le compte de Profile notamment. À l’écoute de cette singulière adaptation de Fever par Jocelyne, on croit deviner qu’il s’agit bien de la chanteuse Jocelyne Pascal qui faisait ainsi sa première apparition sur disque.

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Riverson – Eleanor Rigby (Columbia; 1973)

Trio résultant de la rencontre de Frankie Hart (Les Sirocco, Life, Freedom North) et de deux ex-Mashmakan, Brian Edwards & Rayburn Blake. Le batteur Graham Leare complétait à l’occasion l’ensemble. Cet album folk a acquis depuis maintenant 40 ans une solide réputation parmi les mélomanes -album rarissime!- amplement justifiée par la qualité des compositions et de l’interprétation comme en témoigne cette relecture de la chanson des Beatles.

pagliaro_1969_SpectrumMichel Pagliaro – Wichita Lineman (DSP; 1969)

Quelle voix! Composition iconique de Jimmy Webb, qualifiée de « première chanson country Existentielle », un succès planétaire pour Campbell et une foule d’autres interprètes depuis 1968. Ici, le trio de Pag (avec Denis Lepage, Andy Shorter) et l’orchestre sous la direction de Georges Lagios réussisent un tour de force pour émuler la version originalement orchestrée par le Wrecking Crew.

Rina Berti – Viens dans mes rêves (Via; 1979)

Le groove légendaire de Stayin’ alive des Bee Gees a même gagné un studio de la province grâce à cette étonnante version de Berti qui cumulait alors les emplois, passannt de chanteuse, à comédienne puis strip-teaseuse. Ici, Denis Lepage signe les arrangements disco, lui qui évoluait déjà au sein de son propre duo… Lime.

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4 mai 2014: Jazz, Funk et musique de bibliothèque!

Publié par Sebastien le mai 6, 2014  |  4 commentaires

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Toute la gang était là! L’impressionnante configuration du septet de Paul de Margerie en 1960.

Cette semaine, nous avons pour vous une pléaide d’artistes issus du jazz et du funk québécois et qui occasionnellement donnaient dans ce qu’il est convenu d’appeler le library music. Ça va chauffer!

Publicité - Eno Pétillant Pétillant Pétillant (1963)
Thème de La Discothèque de Jeunesse Oblige (1966)
Paul de Margerie – Tintarella de Luna (Sélect; 1960)

Ce jeune et doué chef d’orchestre sera notamment associé au son jazzé de nombreux artistes signés sur Sélect et s’entourera d’un impressionnant septet pour son premier et unique album solo, Calendar date. Il se suicidera en 1968.

Bix Bélair – Le Strip (Trans-Canada; 1964?)

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Bix Bélair

Composition de Roger Pilon, un autre trompétiste réputé en province, pour l’album Monsieur Trompette.

Claude Léveillée – Ballet des gants (Columbia; 1967)

Extrait de Elle tournera la Terre, une tragi-comédie musicale avec Andrée Lachapelle et Jean Besré, présentée à la Comédie Canadienne (aujourd’hui le TNM). En 1968, la comédie sera même présentée à Paris!

Stéphanie – Avant le jazz (Capitol; 1966)

Accompagné par l’orchestre de Paul de Margerie, cette jeune chanteuse n’aura publié que cet unique album dans la série 70000 de Capitol (Les Alexandrins, Les Cailloux, Les Atomes, Alexandre Zelkine…). L’album à mi-chemin entre la pop jazzée et la chanson offre deux compositions originales (Le clou; Chanson tirée par les cheveux )… et cette superbe adaptation d’une composition de Michel Legrand, Avant le jazz, que nous avions découvert par l’entremise du blogue Psyquébélique.

mariuscultierMarius Cultier – Je veux de toi (Trans-Canada; 1969)

Extrait du troisième album québécois de l’Étoile de la Martinique, Marius Cultier, après son long jeu enregistré à la Place des Arts. De passage à Montréal en 1967 pour se produire dans le cadre de l’Exposition Universelle, Cultier demeurera en province quelques années avant de s’éclipser en France où son zouk funky remportera un succès retentissant. Il est décédé en 1985.

Lee Gagnon – Les passants du soir (Opus; 1973)

Après ses albums jazz (Discothèque, Je Jazzzzzz, À deux faces) des années 60, Gagnon s’associe avec le dramaturge Marcel Dubé (Zone) pour imaginer le ballet-jazz Jérémie qui prendra l’affiche à l’automne 1973. On est maintenant en terrain définitivement plus funky.

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Une partie de la distribution du ballet-jazz Jérémie (1973).

Hahn_1946Publicité – Il n’y qu’une seule cigarette… St-Moritz (bilingue; 196?)
The Morrow Men – Life is a drag (RCA Victor; 1967)

The Morrow Men était un groupe de chanteurs associés à l’orchestrateur montréalais Bon Hahn. À la manière de Raymond Berthiaume qui dirigeait ses propres chœurs sur une foule de collaborations, Hahn employait son groupe sur des dizaines… des CENTAINES d’enregistrements, principalement des ritournelles publicitaires. Bien qu’originaire de la Saskatchewan, il fut le roi incontesté des jingles au Québec durant les années 60-70 en plus de fonder deux étiquettes, Rising Records et les Disques Astra (Astro-Pop). Shawn de l’étiquette canadienne de rééditions SuperOldies (à qui on doit notamment l’anthologie CD de JB & the Playboys) a récemment publié une courte mais dense biographie ici, documentant sa rencontre avec la famille Hahn en plus de lister les discographies complètes des productions Astra & Rising.

André Perry & David Sarkis – Canadian Colours #1 (Créa Sound; 1974?)

Cette collaboration méconnue entre le québécois Perry et l’arrangeur français Sarkys (pseudonyme de ) fut pressée en France et n’était pas initialement destinée à une distribution publique. Il s’agit plutôt de library music, des bandes sonores thématiques utilisées par la télévision et le cinéma pour créer l’ambiance idéale. Nous avons pu répertorier trois albums où Perry co-signe les titres et supervise les enregistrements: First Encounter Ballad Séries (Crea-Sound; 1974?), New Life (Mondiophone; 1974), Urban USA – Philly Disco Club. Nous serions curieux d’entendre votre témoignage à ce sujet, M. Perry! Quelqu’un sait si ces ambiances furent utilisées pour un reportage ou un documentaire en particulier?

berthiaumeRaymond Berthiaume – Nous allons voler jusqu’au soleil (Trans-Canada; 1973)

Une des rares sinon l’unique (?) adaptation avec paroles de cette chanson qui à l’origine n’était qu’instrumentale, composée pour la B.O. du film Lady in cement (1968) avec Frank Sinatra. Fidèle à ses habitudes, Berthiaume réchauffe l’ambiance de sa production feutrée.

Lee Gagnon – Jalousie (Opus; 1973)
Variation sur le thème.. le groove de la pièce Jérémie. Notez l’influence d’arrangeurs tels Jean-Claude Vannier (Melody Nelson de Gainsbourg) ou plus particulièrement David Axelrod. Du groove pis des cordes: on aime!

Luc Cousineau – Opus aux puces (Airedale; 1976)

Composition de Cousineau et Jimmy Tanaka (bassiste et claviériste), co-producteur du premier album solo de Luc Cousineau (après 9 disques via Les Alexandrins, Luc & Lise, Cousineau): un petit bijoux de compositions funky, instrumentales, inspirées… trop souvent ignorées au profit de Vivre en amour, LE simple à succès de Cousineau, inclus à la toute fin de ce long jeu. Cousineau nous promet plusieurs rééditions en 2014… on a hâte!

Jean-Pierre Ferland & André Perry – Pas maintenant (Barclay; déc. 1975)

Face B du simple non compilé Thrilladelphia . Audiblement l’oeuvre du producteur André Perry, ce sale funk est néanmoins attribué à Ferland sur l’étiquette du 45 tours.

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